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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 433 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 433

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 067

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : NAUDEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502410

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. A D, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour, estimant que la procédure était irrégulière car l'avis du collège de médecins de l'OFII n'avait pas été rendu dans les formes requises, en méconnaissance des articles R. 313-22 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, le refus de délai de départ volontaire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour ont également été annulés. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : GOUGNAUD

10 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2203952

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. A, brigadier-chef de police municipale, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire pris par le maire de Villeneuve-Lez-Avignon le 16 décembre 2022. Le tribunal écarte le moyen tiré d’un défaut de saisine sans délai du conseil de discipline, estimant que l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique n’impose pas un délai déterminé pour engager la procédure disciplinaire. Il juge également que les faits de harcèlement sexuel rapportés, suffisamment vraisemblables et graves, justifiaient légalement la suspension conservatoire dans l’intérêt du service. La demande de frais de justice est rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

10 avril 2025• 2ème chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309620

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de Mme C, qui contestait le refus du directeur académique des Bouches-du-Rhône d’accorder une dérogation pour l’affectation de ses deux fils dans des collèges hors secteur, en raison de harcèlement scolaire. Le tribunal a rejeté les requêtes comme irrecevables pour tardiveté, estimant que les recours n’avaient pas été introduits dans le délai légal, même après prise en compte de la demande d’aide juridictionnelle. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur le décret relatif à l’aide juridictionnelle.

Avocat : ADER-REINAUD

10 avril 2025• 5ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300961

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2018. Ces impositions résultaient de la qualification de revenus distribués, sur le fondement de l'article 109-1 du code général des impôts, du bénéfice reconstitué de la SARL NAM, dont M. B était le gérant et associé unique. La juridiction a jugé que les requérants, qui n'avaient pas répondu à la proposition de rectification, supportaient la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a estimé que les requérants n'apportaient pas la preuve que les sommes versées par les sociétés ADS BAT et SOUM CONSTRUCTION constituaient des avances de trésorerie et non des prestations de service, et que leurs autres moyens n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

10 avril 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502910

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les recours de M. A D, ressortissant indien, contre un arrêté du préfet du Nord du 25 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans, ainsi que contre un arrêté du 28 mars 2025 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le préfet avait méconnu les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) en ne procédant pas au transfert de M. D vers l'Italie, pays responsable de l'examen de sa demande d'asile en raison d'un visa italien expiré depuis moins de six mois. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, y compris le maintien en rétention, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : DANNAUD

10 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2309619

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné les demandes de Mme C visant à obtenir l'annulation des décisions du 28 juin 2023 du directeur académique des Bouches-du-Rhône refusant des dérogations pour l'affectation de ses deux fils dans des collèges hors secteur. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le rectorat, en considérant que les requêtes étaient recevables. Sur le fond, il a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que la requérante ne démontrait pas que les critères de dérogation, notamment liés à des situations de harcèlement scolaire, étaient remplis. En conséquence, le tribunal a rejeté les deux requêtes, s'appuyant sur les dispositions du code de l'éducation et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : ADER-REINAUD

10 avril 2025• 5ème Chambre
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404373

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Vendée du 27 avril 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la requérante n'établissait pas que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RENAUD

9 avril 2025• 2ème Chambre
CAA69Décision

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-23LY02660

Avocat : SELARL ARNAUD BASTID

8 avril 2025• 1ère chambre - formation à 3
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2101269

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’une demande d’annulation d’un arrêté municipal de non-opposition à déclaration préalable, délivré le 15 mai 2017 à la société CGB Avenir pour la réfection d’une toiture et l’installation de panneaux photovoltaïques. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant d’avoir notifié son recours contentieux à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation dans le délai de quinze jours prévu à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. Il a également jugé irrecevables les conclusions tendant à faire constater la non-conformité des travaux, celles-ci ne relevant pas de la compétence du juge de l’excès de pouvoir.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RENAUDIE LESCURE BADEFORT COULAUD

8 avril 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2502912

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. D, ressortissant arménien, contestant un arrêté préfectoral du 24 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions du préfet du Nord fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DANNAUD

8 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208243

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B pour contester le refus de titre de séjour opposé par le préfet de Maine-et-Loire le 9 mars 2022. En cours d'instance, le préfet a délivré le titre sollicité le 6 janvier 2023, régulièrement renouvelé depuis. Par ordonnance du 7 avril 2025, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais d'instance présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : RENAUD

7 avril 2025
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504357

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B visant à suspendre la décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation de précarité suffisamment grave pour justifier une suspension, malgré la privation de l'allocation aux adultes handicapés. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée par voie de conséquence.

Avocat : RENAUD

7 avril 2025
TA83Décision

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401405

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme C, agissant pour son fils A, d’un recours contre le refus d’attribution de la carte “mobilité inclusion” mention “stationnement”. Le tribunal a constaté que la décision initiale du 14 décembre 2023 avait été implicitement remplacée par une décision de rejet née du silence gardé sur le recours préalable obligatoire, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre la première décision. Sur le fond, la requête a été rejetée, le juge estimant que l’état de santé de l’enfant ne justifiait pas l’octroi de la carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1).

Avocat : OTT-RAYNAUD

4 avril 2025• Aide sociale
TA69Ordonnance

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407664

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, qui demandait, sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui proposer un hébergement suite à une décision de la commission de médiation du 29 août 2023. Le juge constate que la requête est tardive : le délai de recours de quatre mois, prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, expirait au plus tard le 29 décembre 2023, alors que la requête n'a été enregistrée que le 31 juillet 2024. La demande d'aide juridictionnelle, déposée avant l'expiration de ce délai, n'a pas eu pour effet de le proroger, car la requête au fond n'a pas été introduite dans le nouveau délai de quatre mois suivant la notification de l'admission à l'aide juridictionnelle intervenue le 7 décembre 2023. Par conséquent, la requête est manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT

3 avril 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501709

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par deux électrices du collège n°1 des élections à la chambre d’agriculture de l’Ardèche, qui demandaient l’annulation des opérations électorales du 15 au 31 janvier 2025. Les requérantes invoquaient plusieurs irrégularités, notamment des actes de propagande électorale de la Confédération paysanne pendant la campagne et le scrutin, des dysfonctionnements dans l’envoi du matériel de vote, des irrégularités dans la composition de la commission électorale et le dépouillement, ainsi que des anomalies dans les listes d’émargement et le procès-verbal. La préfète de l’Ardèche et plusieurs défendeurs ont conclu au rejet de la requête, en soutenant notamment qu’elle était tardive et non fondée. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, sans préciser la solution retenue dans l’extrait fourni.

Avocat : KRUST ET PENAUD

1 avril 2025• 4ème chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300446

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision du 1er décembre 2022 par laquelle le maire de Moussac avait exercé le droit de préemption urbain sur un bien immobilier. La commune, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par les requérants. Le tribunal a retenu que la décision de préemption n'avait pas été notifiée au vendeur dans le délai de deux mois prévu à l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme, ce qui entache la décision d'illégalité. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 210-1 du même code.

Avocat : SELARL FAVRE DE THIERRENS BARNOUIN VRIGNAUD MAZARS DRIMARACCI

1 avril 2025• 1ère Chambre
CAA33Ordonnance

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX02206

Avocat : COUSTENOBLE ARNAUD

1 avril 2025• Juge des référés
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504115

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné à Mme C B et à tous occupants de son chef de libérer sans délai le logement pour demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment à Saint-Nazaire. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'urgence étant caractérisée par la saturation du dispositif national d'accueil (99,9% d'occupation) et l'absence de titre de séjour de l'intéressée, définitivement déboutée de l'asile par la CNDA. Le tribunal a rejeté les conclusions subsidiaires de Mme C B tendant à un délai de douze mois ou à un relogement, estimant que la présence de ses enfants mineurs ne constitue pas une circonstance exceptionnelle faisant obstacle à la mesure. Les textes appliqués incluent les articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : RENAUD

1 avril 2025
TA33Ordonnance

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406713

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait son impôt sur le revenu pour l’année 2011. La requête, enregistrée le 12 octobre 2024, était tardive, car présentée bien au-delà du délai de deux mois prévu à l’article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. De plus, elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, a donc prononcé le rejet sans régularisation.

Avocat : ARNAUD YANSOUNOU

1 avril 2025
TA59Ordonnance

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310546

Avocat : PERINAUD

31 mars 2025