58 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
58
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 171
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. Le juge a estimé que la requérante, mariée à un ressortissant français, satisfaisait aux conditions légales de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la réalité et la continuité de la communauté de vie. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 100 euros à l'intéressée au titre des frais exposés.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions en annulation, considérant que sa demande, présentée par simple courrier sans comparution personnelle, était irrégulière et n'avait pas pu faire naître une décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régissent les modalités de dépôt des demandes.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un ressortissant haïtien demandant l'annulation d'un refus implicite de titre de séjour. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions, estimant que sa demande, présentée par simple courrier, n'était pas conforme à la procédure régulière de comparution personnelle en préfecture. Par conséquent, aucun silence de l'administration ne pouvait valoir décision implicite de rejet faisant grief. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R.* 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un avis défavorable au renouvellement d'une autorisation de travail. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, il donne donc acte du désistement d'office de l'ensemble des conclusions.
Avocat : NAVIN PRISQUE
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant, M. A... B..., dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir visant l'avis défavorable au renouvellement de son autorisation de travail. Le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'avait pas répondu dans le délai imparti et était donc réputé s'être désisté. En conséquence, la demande d'annulation de la délibération et les autres conclusions sont écartées sans examen au fond.
Avocat : NAVIN PRISQUE
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un avis défavorable au renouvellement d'une autorisation de travail. Le tribunal constate un désistement d'office du requérant, M. B..., qui n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti. Il donne donc acte de ce désistement en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : NAVIN PRISQUE
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance du requérant. Celui-ci, ayant été invité à confirmer le maintien de sa requête et n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande d'annulation de l'avis défavorable au renouvellement d'une autorisation de travail et les autres conclusions sont éteintes.
Avocat : NAVIN PRISQUE
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guadeloupe du 1er décembre 2025 en tant qu'il fixe le pays de destination. Le juge a reconnu l'urgence, le requérant pouvant être reconduit à tout moment en Haïti, et a retenu un doute sérieux quant à la légalité de cette décision au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant invoquant des craintes pour sa vie en cas de retour. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. E..., ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. E... a été rejeté.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 24 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Il a jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article L.423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de la durée de séjour et des attaches du requérant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’assignation à résidence et à la fixation du pays de renvoi.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant haïtien demandant la suspension d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a reconnu l'urgence de la situation, le requérant pouvant être reconduit à tout moment. Sur le fond, il a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, rappelant qu'il appartient à l'étranger de démontrer les risques de traitements inhumains en cas de retour. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'analyse porte sur la charge de la preuve des risques encourus dans le pays d'origine.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 29 octobre 2025 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait refusé un titre de séjour à Mme F..., ressortissante haïtienne, et l’avait obligée à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la requérante pouvant être reconduite à tout moment, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de sa présence en France depuis onze ans et de ses attaches familiales.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant déjà exécuté la mesure d'éloignement et ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle. Par conséquent, la suspension sollicitée et les mesures d'injonction associées ont été refusées.
Avocat : NAVIN PRISQUE
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe annule l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour de deux ans prises par le préfet à l'encontre d'un ressortissant haïtien. Le juge retient un défaut d'examen complet de la situation personnelle et familiale du requérant, le préfet ayant omis de tenir compte de sa charge exclusive de sa fille de douze ans née en France. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 512-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet refusait de renouveler la carte de résident de M. B..., ressortissant haïtien vivant en France depuis 45 ans, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que la décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de l'intensité des attaches familiales du requérant en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à M. B... et d'effacer son signalement aux fins de non-admission.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de Mme A... C..., épouse B..., qui demandait l'annulation des décisions implicites de rejet de ses demandes de titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a relevé que les demandes de titre de séjour n'avaient pas été déposées selon les modalités prévues par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui imposent un dépôt par téléservice ou par comparution personnelle en préfecture. En conséquence, les courriers adressés par la requérante ne constituaient pas des demandes régulières, et les décisions implicites de rejet étaient inexistantes. La requête a donc été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de charge de famille et de la présence de ses attaches familiales en Haïti. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles dirigées contre le signalement Schengen, jugées irrecevables car cette décision était inexistante.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025 lui refusant une attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de vie familiale stable et de l'échec de ses demandes d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : NAVIN
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil exécutif de la collectivité de Saint-Martin du 8 août 2025, qui émettait un avis défavorable au renouvellement de l’autorisation de travail de M. B... en tant que technicien monteur en charpente métallique. Le juge a constaté que cette délibération avait été retirée et remplacée par une nouvelle délibération du 30 octobre 2025 maintenant le même avis défavorable, rendant ainsi la requête initiale sans objet. En l’absence de conclusions dirigées contre cette nouvelle décision, la demande de suspension a été rejetée comme irrecevable.
Avocat : NAVIN PRISQUE
Le Tribunal administratif de Saint-Martin a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. A... et la société Métal Caraïbe, contestant un avis défavorable du conseil exécutif de la collectivité de Saint-Martin au renouvellement de l'autorisation de travail de M. A.... Les requérants invoquaient l'urgence, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. En cours d'instance, la collectivité a retiré la délibération initiale du 8 août 2025 pour en adopter une nouvelle le 30 octobre 2025, maintenant le même avis défavorable. Le juge des référés a constaté que la décision attaquée avait été retirée, rendant sans objet les conclusions en suspension dirigées contre elle.
Avocat : NAVIN PRISQUE