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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

282 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

282

Décisions totales

383 581

Ordonnances

243 671

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : NAYEffacer tout
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 493396

Avocat : DE COMBLES DE NAYVES

10 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:493396.20251010• 6ème chambre jugeant seule
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516256

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l’exécution du refus de visa de long séjour opposé à M. D..., conjoint d’une ressortissante française. La condition d’urgence a été reconnue en raison de la séparation des époux et de la situation de handicap de l’épouse. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le motif de menace à l’ordre public n’étant pas suffisamment établi. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai d’un mois.

Avocat : DE LESPINAY

8 octobre 2025
« Précédent1234567Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212763

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., personnel de direction de l'éducation nationale, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Nantes de reconnaître l'imputabilité au service de son accident. La requérante soutenait que la décision initiale était entachée d'incompétence et d'une erreur de droit concernant le délai de sa demande. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens, en application des articles 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et 47-2 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

Avocat : LAUNAY

6 octobre 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401823

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme D... contre le refus de visa de long séjour pour études. Le tribunal juge que le motif initial (informations incomplètes ou non fiables) est entaché d'une erreur d'appréciation, la requérante ayant fourni des pièces complètes et fiables. Il écarte la demande de substitution de motif du ministre, estimant que les ressources de Mme D... sont suffisantes et que son projet d'études est sérieux et cohérent, ne présentant pas de risque de détournement de l'objet du visa. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DE LESPINAY

6 octobre 2025• 9ème chambre
CEDécision• Autres

Conseil d'État — N° 505810

Avocat : DE COMBLES DE NAYVES

2 octobre 2025ECLI:FR:CECHR:2025:505810.20251002• 6ème et 5ème chambres réunies
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2004370

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la SAS Terminal du Grand Ouest (TGO) d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 18 décembre 2019 du directoire du grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire (GPMNSN) fixant les tarifs des prestations portuaires pour 2020, notamment les redevances de sûreté. La requérante contestait la compétence de l’auteur de l’acte, l’absence de consultation du conseil de développement, et l’illégalité des redevances faute de lien direct avec une prestation rendue et de rapport avec les coûts. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que la délibération était légale au regard des articles L. 5312-10, R. 5312-39 et R. 5321-18 et suivants du code des transports, et que les redevances constituaient une contrepartie directe aux mesures de sûreté imposées par le code des transports. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions subsidiaires et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : DEPINAY & LAHAMI

2 octobre 2025• 4ème Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517448

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Bobigny (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : BENAYAD

30 septembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319576

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la SAS Kyrena, société de vente à distance, qui sollicitait la restitution de la TVA versée en 2019, 2020 et 2021 pour des ventes à des particuliers dans l'UE. La société invoquait l'article 258 A du code général des impôts pour soutenir que le lieu de livraison n'était pas en France. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande pour 2019 était irrecevable faute de réclamation préalable dans les délais, et que les moyens au fond n'étaient pas fondés pour les années suivantes.

Avocat : CABINET CBA - CABINET BENAYOUN ASSOCIES (SELARL)

30 septembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501739

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 5 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que l'arrêté est suffisamment motivé et que la signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. Il juge que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une vie familiale effective avec son enfant né en France. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHASSIN COURNOT-VERNAY

29 septembre 2025• 4ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2205257

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, était saisi par un praticien contractuel (M. B) contestant le refus implicite du Groupe Hospitalier du Havre de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) après la fin de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a rappelé que les agents non fonctionnaires des établissements publics administratifs, comme le groupe hospitalier, sont soumis aux dispositions des articles L. 5424-1 et L. 5424-2 du code du travail, qui les obligent à assurer la charge et la gestion de cette allocation. En l’espèce, le juge a considéré que la requête relevait du plein contentieux et a examiné les droits de l’intéressé au regard de la situation de fait et des textes applicables, sans se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code du travail et du code général de la fonction publique pour statuer sur la demande de versement de l’ARE.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

25 septembre 2025• Juge Unique 3
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302662

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme C, qui contestait l'arrêté du 23 mars 2023 du ministre de l'éducation nationale renouvelant son stage dans le corps des personnels de direction pour une durée d'un an. La requérante invoquait notamment une incompétence, un vice de procédure, une erreur de droit, des erreurs de fait et une erreur manifeste d'appréciation, ainsi qu'une méconnaissance des articles L. 133-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique. Le tribunal a relevé d'office un défaut d'intérêt à agir, considérant que la décision de renouvellement de stage était favorable à Mme C, puisqu'elle lui permettait de poursuivre sa formation en vue d'une titularisation. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

24 septembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300893

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre communal d’action sociale de Colombelles pour des préjudices liés à ses conditions d’emploi. La requérante invoquait un harcèlement moral, un refus illégal de renouvellement de son contrat à durée déterminée, un non-respect du délai de prévenance et une retenue sur salaire. Le tribunal a jugé que le non-renouvellement du contrat était justifié par la disparition du besoin d’accroissement temporaire d’activité et que les autres fautes alléguées n’étaient pas établies. La demande de versement d’un complément de rémunération pour juillet 2022 a également été rejetée. La décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

24 septembre 2025• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303390

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. E, gendarme, qui contestait une sanction de quarante jours d’arrêts avec dispense d’exécution infligée par le ministre des armées le 15 juin 2023. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente (le directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale) et a écarté les moyens tirés d’un vice de procédure, du défaut d’établissement des faits, de la méconnaissance du principe non bis in idem et du caractère disproportionné de la sanction. La solution retenue s’appuie notamment sur le code de la défense et le décret du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

24 septembre 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301217

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de Mme D qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Ces rehaussements portaient sur des crédits bancaires et un solde de balance de trésorerie, taxés d'office comme revenus d'origine indéterminée. Le tribunal juge que Mme D n'apporte pas la preuve, qui lui incombe en vertu de l'article L. 192 du livre des procédures fiscales, que les sommes litigieuses provenaient de prêts familiaux non imposables. La décision s'appuie sur les articles L. 16 et L. 69 du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL BENAYOUN ASSOCIES (CBA)

22 septembre 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309488

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. D... contestant l’arrêté du 24 août 2023 du préfet de Seine-et-Marne retirant son permis de conduire et la décision du 16 août 2023 invalidant sa réussite à l’épreuve théorique, en raison d’une fraude massive dans le centre d’examen. Le tribunal a fait droit à la demande d’annulation sans examiner les autres moyens, en se fondant sur les articles R. 221-1 du code de la route et l’article 2 de l’arrêté du 20 avril 2012. Il a jugé que le préfet n’avait pas apporté la preuve de la participation personnelle de M. D... à la fraude alléguée, cette seule preuve étant nécessaire pour justifier le retrait du permis délivré. En conséquence, les deux décisions ont été annulées.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

16 septembre 2025• 11ème chambre, JU
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2506686

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé suspension par M. A, réfugié, contestant le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille résidant en Afghanistan. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant de se rendre en Afghanistan et des risques graves encourus par sa famille en raison de la situation des femmes sous le régime taliban. Il a également estimé que les moyens tirés du défaut de motivation de la décision et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Bas-Rhin.

Avocat : CHEZEAU-LAUNAY

12 septembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403161

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B A, ressortissant tunisien, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant qu'une décision implicite de rejet était née le 22 septembre 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-tunisien et des articles L. 423-1, L. 423-3 et L. 432-2 du CESEDA. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après analyse des pièces et des textes applicables.

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

12 septembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515259

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son certificat de résident de dix ans. Le juge a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que la simple attestation dématérialisée de dépôt de demande, délivrée via le téléservice ANEF, ne constitue pas une demande de titre de séjour de nature à faire naître une décision implicite de refus au sens de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin de suspension ont été jugées irrecevables, faute de décision administrative attaquable.

Avocat : DELAUNAY

11 septembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423543

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CNRACL refusant la majoration de pension pour enfant. Postérieurement à la requête, la majoration a été accordée, ce qui a conduit Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné la Caisse des dépôts et consignations à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET LAUNAY CHRISTOPHE (SELARL)

19 août 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511285

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour formée par Mme A, ressortissante ivoirienne, au motif que la condition d’urgence n’est pas remplie. Le juge relève que la requérante, qui a déposé sa demande en juin 2024, n’a saisi le tribunal qu’en août 2025, se plaçant ainsi elle-même dans la situation d’urgence invoquée, et qu’elle ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

Avocat : DELAUNAY

8 août 2025