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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

978

Décisions totales

383 581

Ordonnances

240 923

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : NEAUEffacer tout
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519502

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral du Val-d’Oise l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que l’intéressé résidait aux Lilas (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : FRUNEAU YUMA

23 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207991

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme A... d’une demande d’indemnisation de 126 250,22 euros pour les préjudices matériels et moraux subis du fait de l’illégalité des refus de visas opposés aux trois enfants de Mme I... et du retard dans l’exécution de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes du 1er octobre 2020. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour ces fautes, mais a limité l’indemnisation aux préjudices directs et certains, en appliquant les principes de la responsabilité pour faute et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a accordé des sommes modérées pour les préjudices moraux et les troubles dans les conditions d’existence, tout en rejetant les demandes de perte de chance et de préjudices matériels non justifiés. Enfin, il a mis à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CHAIGNEAU

22 octobre 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401739

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour "salarié" sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 24 novembre 2023 se substituait à la décision implicite et a écarté l'exception de non-lieu à statuer. Il a rejeté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant la décision suffisamment motivée. Enfin, le tribunal a considéré que M. A... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour.

Avocat : LANCEL SEGUINEAU

21 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501592

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des arrêtés du 8 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie, mais qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a notamment considéré que le requérant, ressortissant guyanien condamné pour des faits de violence, ne justifiait pas d’une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Les textes appliqués incluent les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : JOUNEAUX

21 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516260

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension de l'exécution des décisions du 22 mai 2025 par lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de renouveler les titres de séjour de Mme A... C... épouse E... et de M. B... D.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation personnelle ou familiale, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : PAPINEAU

17 octobre 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403209

Le Tribunal Administratif de Poitiers (3ème chambre) a examiné les recours en excès de pouvoir de M. B... et Mme C... contre des arrêtés préfectoraux du 1er octobre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des erreurs manifestes d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les stipulations conventionnelles invoquées.

Avocat : BONNEAU

16 octobre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414262

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A... épouse B..., ressortissante nigériane, et lui a fait obligation de quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu les articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la requérante justifiait, par des pièces concordantes non contestées, d'une communauté de vie effective avec son époux français à la date de la décision. En conséquence, la décision de refus de séjour est annulée.

Avocat : SCP MARIE & GUERINEAU

16 octobre 2025• 10ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2403220

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté préfectoral du 17 septembre 2024 refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la procédure d'avis médical était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, l'offre de soins étant suffisante en Arménie. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été écartés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : BONNEAU

16 octobre 2025• 3ème chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505034

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant sa demande de regroupement familial. En cours d’instance, le préfet ayant pris une décision favorable, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS

16 octobre 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503150

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., demandeur d'asile burundais, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure était régulière, le requérant ayant été informé du délai de 90 jours pour déposer sa demande d'asile. Il a estimé que l'absence de dépôt de la demande dans ce délai, sans motif légitime, justifiait le refus en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la situation de vulnérabilité alléguée n'était pas établie et que les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2003/09/UE et des droits fondamentaux étaient infondés.

Avocat : BONNEAU

16 octobre 2025• étrangers JU
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 500494

Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

15 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:500494.20251015• 6ème chambre jugeant seule
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501915

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D... A... contestant le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge a d'abord admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a ensuite déclaré irrecevables les conclusions visant à modifier la fréquence de présentation au commissariat, au motif qu'il n'appartient pas au juge de l'excès de pouvoir de modifier une décision administrative. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU

15 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303265

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la société Groupe Vinet d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet du Calvados refusant de mandater d’office les intérêts moratoires dus par la communauté urbaine de Caen la mer, en exécution d’arrêts de la cour administrative d’appel de Nantes. Le tribunal a fait droit à la demande, en application des dispositions de la loi du 16 juillet 1980 et de l’article L. 911-9 du code de justice administrative, constatant que la collectivité n’avait pas intégralement exécuté les décisions de justice. Il a enjoint au préfet de procéder au mandatement d’office de la somme restante de 3 379,81 euros, avec intérêts, et a condamné l’État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : MENEGAIRE LOUBEYRE FAUCONNEAU

14 octobre 2025• 3ème Chambre
TA64Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401789

Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du 9 janvier 2024 l’admettant à la retraite d’office pour invalidité non imputable au service. En cours d’instance, la ministre de l’agriculture a pris un nouvel arrêté le 21 mars 2025 admettant l’intéressée à la retraite pour invalidité imputable au service, ce qui a conduit Mme B... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 14 octobre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre conclusion n’a été maintenue.

Avocat : SCP CHERRIER BODINEAU

14 octobre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406583

Cette affaire concerne deux requêtes jointes de M. Yassine Ridouani, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le Tribunal administratif de Bordeaux a jugé que la décision explicite du 6 mai 2025 s'était substituée à la décision implicite initiale. Le requérant invoquait notamment l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens soulevés et des pièces du dossier.

Avocat : SELARL BRUNEAU ET FAGOT AVOCATS

14 octobre 2025• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517475

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société SVABTP. Celle-ci contestait l'attribution du lot n°1 d'un marché public de construction d'un pôle culturel à Ezanville, invoquant notamment un manquement au principe d'impartialité et l'utilisation de sous-critères non prévus au règlement de consultation. Le juge a estimé que la commune n'avait pas méconnu ses obligations de publicité et de mise en concurrence, et que l'offre de la société requérante n'avait pas été dénaturée. La décision s'appuie sur les règles du code de la commande publique relatives à la transparence des critères de sélection.

Avocat : SERY-CHAINEAU AVOCATS

13 octobre 2025
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2504249

Le Tribunal administratif de Nîmes, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Montpellier (Hérault) et n’était ni retenu ni assigné à résidence dans son ressort, le tribunal a fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 13 octobre 2025, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montpellier, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : SCP LAFONT CARILLO CHAIGNEAU

13 octobre 2025
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 501043

Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL

10 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501043.20251010• 10ème chambre jugeant seule
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516527

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du 27 août 2025 par lequel le préfet de Maine-et-Loire ordonnait le transfert de M. F..., ressortissant afghan, aux autorités polonaises. Le juge a retenu le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, dit « Dublin III », au motif que le préfet n'a pas démontré que l'entretien individuel préalable avait été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de remettre à l'intéressé une attestation de demandeur d'asile en procédure normale et un dossier de demande d'asile.

Avocat : PAPINEAU

8 octobre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517038

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. A... agissant pour leur enfant mineur C.... Les requérants demandaient d’enjoindre à l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Pays-de-la-Loire de proposer une place en institut médico-éducatif (IME), invoquant une atteinte grave au droit à l’éducation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’enfant bénéficiant d’un accompagnement par un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) et aucun élément ne caractérisant une situation de mise en danger. Il a également jugé qu’aucune carence de l’ARS n’était établie, la saturation des places en IME ne constituant pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

Avocat : PAYNEAU

7 octobre 2025