978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
978
Décisions totales
383 581
Ordonnances
241 622
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe d'origine tchétchène, contestant l'arrêté du préfet de la Vendée du 22 novembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé, notamment au regard de son état de santé et de ses attaches familiales en France. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer l'indisponibilité de soins appropriés en Russie.
Avocat : PAPINEAU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 10 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les liens personnels et familiaux de Mme C en France, bien que réels, n'étaient pas suffisamment intenses, anciens et stables pour justifier la délivrance d'un titre de séjour, compte tenu de sa courte durée de séjour et de la persistance de ses attaches familiales en Côte d'Ivoire. Les autres moyens, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de l'erreur de fait et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés comme non fondés.
Avocat : PAPINEAU