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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

240 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

240

Décisions totales

383 581

Ordonnances

294 606

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : NETTEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301123

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... demandant l'annulation de l'arrêté municipal du 12 décembre 2022 par lequel le maire de Koungou lui a retiré ses délégations d'adjointe. Le tribunal a jugé que cette décision, à caractère réglementaire, n'avait pas à être motivée et que la consultation ultérieure du conseil municipal, prévue à l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, n'affectait pas sa légalité. Il a également estimé que le maire pouvait légalement retirer les délégations en raison de dissensions avec l'élue, ce motif étant lié à la bonne marche de l'administration communale et non entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2102243

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de la société Pierre investissement ingénierie (Pi2i) contestant la résiliation de son marché de services avec le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de Mayotte. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par le CROS, jugeant que le marché, conclu pour l'exécution d'une mission de service public, revêtait le caractère d'un contrat administratif. Sur le fond, le tribunal a considéré que la résiliation était irrégulière faute de mise en demeure préalable valable et que les retards n'étaient pas entièrement imputables à la société requérante. En conséquence, il a annulé la décision de résiliation et condamné le CROS de Mayotte à verser à la société Pi2i la somme de 32 500 euros au titre du solde du marché, ainsi que 1 500 euros pour préjudice moral et commercial, sur le fondement des principes généraux du droit des contrats administratifs et de l'ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301124

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté du maire de Koungou du 12 décembre 2022 lui retirant ses délégations d'adjoint. Le tribunal a jugé que cette décision, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que la saisine ultérieure du conseil municipal était une formalité postérieure sans incidence sur la validité du retrait. Il a également estimé que le maire pouvait légalement retirer les délégations à tout moment pour un motif lié à la bonne marche de l'administration communale, ce qui était établi par les désaccords et l'opposition publique de l'adjoint. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301131

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A..., 3ème adjoint au maire de Koungou, qui contestait l'arrêté du 12 décembre 2022 lui retirant ses délégations. Le tribunal a jugé que cette décision, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que la consultation ultérieure du conseil municipal était une formalité postérieure sans incidence sur sa légalité. Il a estimé que le maire pouvait légalement retirer les délégations en raison de dissensions avec l'adjoint, ce motif étant lié à la bonne marche de l'administration communale et non entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301119

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B..., 9ème adjoint au maire de Koungou, qui contestait l'arrêté du 12 décembre 2022 par lequel le maire avait retiré ses délégations. Le tribunal a jugé que cette décision de retrait, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que la convocation ultérieure du conseil municipal, prévue par l'article L. 2122-18 du CGCT, était sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que le retrait n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les agissements de M. B... (opposition publique au maire, participation à une pétition) étant de nature à nuire à la bonne marche de l'administration communale.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301121

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme D..., 2ème adjointe au maire de Koungou, qui contestait l'arrêté du 16 janvier 2023 par lequel le maire avait retiré ses délégations de fonctions et de signature. Le tribunal a jugé que cette décision de retrait, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que la consultation postérieure du conseil municipal, prévue à l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales, était sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que le maire pouvait légalement retirer les délégations en raison de conflits avérés avec l'élue, nuisant à la bonne marche de l'administration communale, sans que ce motif ne soit entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401515

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. A... contestant la décision du président de la communauté d’agglomération Dembéni Mamoudzou (CADEMA) du 31 juillet 2024 mettant fin à son contrat de travail pendant la période d’essai. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence d’évaluation préalable, de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de l’irrégularité de la prolongation de la période d’essai, et de la discrimination. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le décret n° 88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501934

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCEA L’Huitre bleue d’un recours en excès de pouvoir contre quatre titres exécutoires émis par le syndicat mixte des ports du bassin d’Arcachon (SMBPA). En cours d’instance, le syndicat a annulé ces titres, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné le SMBPA à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

8 décembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504943

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne, contestant l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet d'Ille-et-Vilaine. La juridiction a annulé ces décisions, estimant qu'elles portaient une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme A..., entrée en France à l'âge de onze ans, y résidait depuis près de huit ans, y était scolarisée et y exerçait une activité professionnelle.

Avocat : CARBONETTO

28 novembre 2025• 4ème Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505727

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a finalement délivré le titre sollicité. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, le litige ayant perdu son objet. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : THOMINETTE

26 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520761

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour « vie privée et familiale » de M. B..., ressortissant américain. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d’un mois et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.

Avocat : THOMINETTE

24 novembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203658

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandaient l’annulation de plusieurs avis de somme à payer émis par la maire de Sainte-Radegonde pour le recouvrement d’une astreinte administrative. Cette astreinte, d’un montant de quinze euros par jour de retard, avait été fixée par un arrêté de mise en demeure du 15 juin 2021 pour non-respect des règles d’urbanisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur des actes et l’illégalité de l’arrêté de mise en demeure, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 481-1 et suivants du code de l’urbanisme.

Avocat : SCP LARGUIER-AIMONETTI-BLANC

20 novembre 2025• 3ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301211

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant une délibération du conseil municipal de Maissemy du 16 février 2023 relative à une convention de location de parcelles de jardins. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, jugeant que le litige portait sur un acte de gestion du domaine privé communal engageant une relation contractuelle, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire. La solution retenue est fondée sur la distinction entre les actes de gestion du domaine privé et ceux affectant le domaine public.

Avocat : SCP DONNETTE-LOMBARD

20 novembre 2025• 4ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205537

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant le refus du maire de Bordeaux de lui délivrer un permis de construire pour la réhabilitation et la surélévation d’une maison. Le tribunal a jugé que le projet, portant sur une construction protégée identifiée au plan local d’urbanisme (PLU), impliquait une démolition partielle non autorisée par l’article 2.1.5 du règlement de la zone UP1, qui prohibe les travaux de démolition partielle réduisant la construction à ses seules façades. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l’arrêté municipal fondé sur les dispositions du code de l’urbanisme et du PLU de Bordeaux Métropole.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

19 novembre 2025• 2ème Chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506048

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Ambarès-et-Lagrave du 5 août 2025 le mettant en demeure de remettre en état une parcelle, sur le fondement de l’article L. 481-1 du code de l’urbanisme. En cours d’instance, le maire a retiré cet arrêté par une décision du 23 septembre 2025. Le tribunal a donné acte du désistement des conclusions en annulation de M. A..., ce retrait valant désistement pur et simple. Il a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI

17 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526831

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E... qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 15 septembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et pris après un examen circonstancié de la situation du requérant. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. E... constituait une menace pour l'ordre public, eu égard à la gravité des faits reprochés. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CARBONETTO

6 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515187

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., ressortissant italo-brésilien, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant de circuler en France pour trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que le requérant, qui ne justifiait pas d'une résidence stable ni de liens personnels et familiaux intenses en France, ne pouvait se prévaloir d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6.

Avocat : CARBONETTO ANTONINO

3 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526908

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a annulé les décisions du 15 septembre 2025 par lesquelles l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme F... et M. B..., ressortissants bangladais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que, bien que les requérants aient présenté une demande de réexamen d'asile, l'OFII n'avait pas suffisamment pris en compte leur situation de vulnérabilité, notamment l'absence d'hébergement, la présence d'un enfant de dix mois et les problèmes de santé de la requérante. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur, y compris en cas de demande de réexamen.

Avocat : CARBONETTO

28 octobre 2025• 8e Section - MESD
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515553

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B..., qui demandait la suspension de son éloignement vers l'Italie. Le requérant avait invoqué une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un recours effectif, en raison de l'exécution imminente de la mesure malgré un recours en annulation pendant. Aucune des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a été appliquée au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement.

Avocat : CARBONETTO ANTONINO

27 octobre 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304643

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil départemental du 16 octobre 2023 autorisant la cession de parcelles à la commune de Mamoudzou, qu’il estimait lui avoir été promises par une délibération de 2015. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par le département, jugeant que l’appréciation de la légalité de la délibération relève bien de la juridiction administrative. Sur le fond, il a considéré que la délibération de 2015 n’avait pas parfait la vente au sens de l’article 1583 du code civil, faute d’accord préalable sur le prix, et a donc rejeté la demande d’annulation de la délibération de 2023.

Avocat : TOINETTE & SAID IBRAHIM

22 octobre 2025• 3ème chambre