1 074 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 074
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 630
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de sa carte de résident. Le juge constate un non-lieu à statuer, la demande étant devenue sans objet puisque le requérant avait déjà déposé sa demande de renouvellement avant de saisir la justice. La demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.
Avocat : MATOUANDOU MASSENGO
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son interdiction de retour en France de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car la procédure spéciale du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) s'appliquait, que la signature était régulière et que la durée de l'interdiction était justifiée au regard des critères légaux (articles L. 612-7 et L. 612-10 du CESEDA). Les moyens invoqués par la requérante, notamment ceux relatifs à un éventuel droit au séjour, ont été considérés comme inopérants pour contester cette mesure spécifique d'interdiction de retour.
Avocat : MAINGOT
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme D... visant à enjoindre à la préfète du Loiret de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, l'absence de document de séjour ne caractérisant pas, en l'espèce, une atteinte grave et immédiate justifiant une mesure conservatoire. La requête a donc été jugée irrecevable sur ce fondement.
Avocat : KIOUNGOU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions du préfet de la Sarthe (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et signalement Schengen). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure et l'erreur de fait sur l'état civil, n'étaient pas fondés ou étaient inopérants pour entacher la légalité des décisions. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les principes généraux du droit administratif.
Avocat : SELARL BENGONO
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée par le CNAPS. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant n'ayant pas démontré l'impossibilité de faire face à ses charges, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'existe. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, considérant que les faits reprochés (condamnation pour complicité d'homicide involontaire, mise en cause pour violences) sont incompatibles avec l'exercice de la profession.
Avocat : NGOUNOU
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la SAS ASF de sa requête en annulation d'un arrêté municipal de fermeture de discothèque. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de la requête au fond après le rejet de sa demande de suspension en référé, conformément aux articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal rejette par ailleurs les demandes de chacune des parties concernant la prise en charge des frais de l'instance.
Avocat : SELARL NIANGO
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous et un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, le titre de séjour de la requérante étant encore valide à la date de l'ordonnance. La décision s'appuie sur les principes applicables au séjour des étrangers et au contrôle de l'urgence par le juge des référés.
Avocat : NGOTO
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet de Seine-et-Marne était compétent pour signer cet arrêté et que la décision, fondée sur des éléments précis de l'enquête administrative, était suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a ainsi validé le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BIANGOUO NGNIANDZIAN KANZA
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet de Seine-et-Marne avait légalement fondé sa décision sur une menace pour l'ordre public, en application des articles L. 311-13 et L. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés.
Avocat : BIANGOUO NGNIANDZIAN KANZA
Avocat : CASANOVA - MAINGOURD - THAI THONG
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), a rejeté la requête d'une étrangère demandant l'injonction de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a estimé que la situation décrite (risque de suspension du contrat de travail et prise en charge d'enfants) ne caractérisait pas l'urgence particulière requise pour ce type de procédure, qui exige une intervention sous 48 heures. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : NGOTO
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral du 4 juin 2025 était suffisamment motivé, conformément aux exigences de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'erreur manifeste d'appréciation et aux vices de procédure, ont également été écartés.
Avocat : MATOUANDOU MASSENGO
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, au motif que le requérant résidait dans le Val-d'Oise à la date de la décision attaquée. Cette solution d'incompétence est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent la compétence au tribunal du lieu de résidence de l'intéressé.
Avocat : BILONGO NSANDA
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait une décision implicite de refus de titre de séjour. La juridiction a jugé irrecevable son recours, estimant qu'une simple démarche en ligne pour obtenir un rendez-vous en préfecture ne fait pas naître une décision susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a rappelé que, dans une telle situation, la voie appropriée est une demande d'injonction auprès du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MBOTO Y'EKOKO NGOY
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante marocaine demandant une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, car la requérante n'a pas établi l'impossibilité de faire face à ses charges à très court terme ni démontré une vulnérabilité particulière. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des autres conditions de l'article L. 521-2.
Avocat : NGOTO
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... tendant à la suspension de la décision du 12 janvier 2026 par laquelle l’établissement public de santé mentale de la Guadeloupe lui a refusé le bénéfice de la protection fonctionnelle. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante d’apporter des éléments justifiant des frais engagés ou de l’atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : MASSENGO LACAVE MYRIAM
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour examiner le recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de rejet de certificat de résidence et d'obligation de quitter le territoire. Il constate que la requérante résidait dans le Val-de-Marne à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au tribunal administratif territorialement compétent, celui de Melun.
Avocat : KIOUNGOU ANCE
Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir la convocation et la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif d'Orléans (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête. Il estime que l'injonction demandée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, ce que le référé prévu à l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne permet pas, sauf en cas de péril grave, situation non caractérisée ici. Textes appliqués : Articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KIOUNGOU
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... épouse B... visant à annuler le rejet de sa demande de regroupement familial. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que la requérante, bénéficiaire de la demande, n'avait pas qualité pour agir directement contre la décision rejetant la demande formulée par son époux. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la recevabilité des recours.
Avocat : KISSANGOULA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 30 septembre 2025 par lequel la préfète de la Drôme obligeait M. B..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pour six mois. La juridiction a retenu que la préfète n'avait pas procédé à un examen particulier et sérieux de la situation de l'intéressé, en omettant de prendre en compte son titre de séjour longue durée UE délivré par les autorités italiennes, pourtant mentionné lors de son audition. Cette omission a entraîné l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que, par voie de conséquence, des décisions fixant le pays de destination et d'interdiction de retour. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B. au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ANGOT