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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

796 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

796

Décisions totales

383 581

Ordonnances

278 154

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : NGOEffacer tout
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403256

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Nord du 5 mars 2024 refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requête, déposée le 28 mars 2024, était sommaire et ne contenait pas de moyens suffisamment précis. En application de l’article R. 776-12 du code de justice administrative, le délai de quinze jours pour produire un mémoire complémentaire n’a pas été respecté, un mémoire n’ayant été déposé que le 20 juin 2024. Par conséquent, Mme B... est réputée s’être désistée de sa requête, et le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance du 21 novembre 2025.

Avocat : KIOUNGOU

21 novembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521600

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de refus de délai de départ volontaire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Stains (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.

DIANGO

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
Avocat :
20 novembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404408

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé que sa durée de présence en France (8 ans) et ses attaches familiales (mère en situation irrégulière) ne suffisaient pas à démontrer que le centre de ses attaches personnelles et familiales se trouvait en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, ainsi que des conclusions accessoires.

Avocat : MONGO

20 novembre 2025• 1ère chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401332

Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné la requête de M. A..., ressortissant égyptien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Vienne de lui délivrer un titre de séjour salarié, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 10 juillet 2024 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés par M. A..., notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du défaut d'examen de la situation pour l'interdiction de retour. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : ONDONGO

20 novembre 2025• 2ème chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511701

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B... sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui sollicitait un premier titre de séjour, ne justifiait pas de circonstances particulières, ayant notamment attendu plus de deux ans pour agir. La requête a été rejetée sans audience en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : ANGOT

17 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405293

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 24 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, considérant que la présence de ses enfants majeurs en France ne caractérisait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

14 novembre 2025• 4ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505342

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen d'incompétence. Enfin, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BENGONO

14 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511457

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule les décisions du 20 octobre 2025 par lesquelles la directrice territoriale de l’OFII avait mis fin aux conditions matérielles d’accueil de deux demandeurs d’asile sri-lankais. Le tribunal juge que ces décisions sont insuffisamment motivées en fait, en se bornant à mentionner un défaut de présentation aux autorités sans aucune précision circonstanciée, en méconnaissance de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il fait droit à la demande d’annulation pour excès de pouvoir et condamne l’OFII à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MAINGOT

12 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511429

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 octobre 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant guinéen, et lui imposait une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et d'assignation à résidence ont également été annulées.

Avocat : ANGOT

12 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2411530

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à Mme B... par l’autorité consulaire française à Yaoundé. En cours d’instance, le visa sollicité a finalement été délivré le 27 novembre 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : AARPI CHANGO AVOCATS

7 novembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505910

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet d'Indre-et-Loire refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de M. A..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation du caractère réel et sérieux des études et l'inapplicabilité de l'article L. 422-1 du CESEDA, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : MONGO

7 novembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505923

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de certificat de résidence d'un an. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la copie de sa demande de titre de séjour, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : MONGO

7 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410403

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute d'urgence justifiée. Sur le fond, il a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant l'arrêté suffisamment précis. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, considérant que M. A. n'établissait pas avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents avant la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, en application des articles L. 435-1, L. 425-9, L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du principe général du droit de l'Union européenne relatif au respect des droits de la défense.

Avocat : NGOUNOU

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503092

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. D... contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 17 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a relevé d'office que la décision d'interdiction de retour était fondée sur l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel est inapplicable à la situation de M. D..., ce qui entache cette décision d'illégalité. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D... dans un délai d'un mois et mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : NGOTO

6 novembre 2025• 10ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512902

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... contestant la prolongation d'un an de son interdiction de retour sur le territoire français. Le juge a considéré que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L.425-9-1 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inopérants, la décision attaquée ne portant pas sur la délivrance d'un titre de séjour. En ce qui concerne le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son maintien en situation irrégulière et du caractère récent de son mariage. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : MILONGO

6 novembre 2025• ELOIGNEMENT
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503089

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 17 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait prononcé une obligation de quitter le territoire français, une interdiction de retour de douze mois et fixé le pays de destination à l'encontre de Mme B.... Le tribunal a relevé d'office que la décision d'interdiction de retour était fondée sur l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel était inapplicable à la situation de la requérante. En conséquence, l'ensemble des décisions attaquées a été annulé pour ce motif. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.

Avocat : NGOTO

6 novembre 2025• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515170

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant sa remise aux autorités italiennes et prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de remise était légale, fondée sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'interdiction de circulation était justifiée par la menace à l'ordre public que constituait l'intéressé. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

5 novembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514023

Le Tribunal administratif de Nantes a pris acte du désistement de Mme A..., qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Sarthe. Ce désistement est intervenu automatiquement, faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension en référé, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BENGONO

5 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318375

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision d'exclusion définitive de M. B..., étudiant au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), prise le 5 juin 2023. La motivation de la décision attaquée, qui se borne à mentionner l'avis de la commission de discipline sans énoncer les éléments de fait sur lesquels elle se fonde, est insuffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal estime que cette information préalable ne dispense pas l'autorité de motiver sa propre décision. En conséquence, la sanction est annulée pour vice de forme.

Avocat : CABINET CHANGO AVOCATS

5 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515172

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. F..., ressortissant brésilien, contestant les arrêtés du préfet de police du 15 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a relevé que M. F... n'était pas entré sur le territoire français mais avait fait l'objet d'un refus d'entrée, et a jugé que le préfet ne pouvait légalement prendre une obligation de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette mesure étant réservée aux étrangers déjà présents sur le territoire. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été annulée pour erreur de droit, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour).

Avocat : MATOUANDOU MASSENGO

5 novembre 2025