801 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
801
Décisions totales
383 581
Ordonnances
268 617
Avec résumé IA
Avocat : BESSON NICOLE
Avocat : KERRIEN NICOLAS
Avocat : SARL NICOLAS MILLION
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : NICOLAS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 18 avril 2025, a donné acte du désistement pur et simple de M. B... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Levallois-Perret. Le requérant avait contesté la décision du 19 août 2024 accordant ce permis à la SAS Levallois 7PVC pour la réhabilitation d’un immeuble de bureaux, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le désistement, accepté par la société défenderesse, a été constaté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Avocat : NICOLAS AUTET AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D contestant la décision "48 SI" du 13 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 24 juillet 2023, le point retiré ayant été réattribué avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et celui tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route), estimant que le paiement des amendes forfaitaires pour les infractions établies par radar automatique suffisait à prouver la délivrance des informations requises. La demande de frais de justice a été rejetée.
Avocat : TOURNIER NICOLAS
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Rhône sur la demande de titre de séjour de Mme B épouse C, présentée le 4 avril 2018. Cette annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de quatre mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions indemnitaires.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme E, ressortissants étrangers, pour contester les décisions du 30 septembre 2024 par lesquelles la préfète du Rhône leur a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi, a prononcé une interdiction de retour de six mois et a retiré leur attestation de demande d'asile. Les requérants invoquent notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut d'examen de leur situation, la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 542-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la préfète avait légalement pu prendre ces mesures.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Meuse du 20 mars 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative. Le juge a estimé que la demande d'asile de l'intéressé, formulée le jour de son placement en rétention, présentait un caractère dilatoire visant à faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement, conformément à l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et du défaut de garanties de représentation. En conséquence, le tribunal a validé le maintien en rétention et rejeté l'ensemble des conclusions de M. A.
Avocat : BOYE-NICOLAS
Le Tribunal administratif de Lyon, par une ordonnance du 3 avril 2025, a rejeté la requête de M. B qui demandait l'exécution d'une précédente injonction d'hébergement prononcée le 20 novembre 2024 sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté que l'injonction n'avait pas été exécutée par la préfète du Rhône, mais a estimé qu'il n'y avait pas lieu de prononcer une nouvelle injonction ni de majorer l'astreinte déjà fixée à 40 euros par jour. Il a rappelé que le produit de l'astreinte doit être versé au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, et non au demandeur.
Avocat : SELARL NICOLAI-LOTY-SALAUN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B, agent hospitalier, contestant la décision du 10 février 2024 et le titre exécutoire du 12 février 2024 émis par le centre hospitalier de Nontron pour recouvrer un trop-perçu de rémunération de 10 912,48 euros. Le tribunal a jugé que ces actes étaient illégaux en raison de l’annulation, par un jugement du 3 juillet 2024, de l’arrêté du 13 avril 2022 refusant de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident de M. B, ce qui privait de base légale la créance réclamée. En conséquence, il a annulé la décision du 10 février 2024 et le titre exécutoire du 12 février 2024, et a déchargé M. B de l’obligation de payer la somme de 10 912,48 euros. Cette solution a été fondée sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 relatifs aux droits des fonctionnaires en cas d’accident de service.
Avocat : POTOT-NICOL
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester la décision "48 SI" du 28 septembre 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. En cours d'instance, le ministre de l'Intérieur a produit un relevé d'information intégral montrant que le solde de points du permis de M. B était de 12, ce qui implique le retrait de la décision contestée. Invité à confirmer le maintien de sa requête, M. B n'a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement d'office de la requête.
Avocat : CRECY NICOLAS
Avocat : NICOLAI
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour contester la perte de validité de son permis de conduire (décision 48 SI) et un retrait de points consécutif à une infraction routière. Le ministre de l'Intérieur a démontré que l'infraction litigieuse avait été retirée du dossier du requérant, rétablissant son solde à 6 points. Par ordonnance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DYALL NICOLAS
Avocat : NICOLET
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de donner suite à sa demande de détachement au sein de la police municipale du Havre. Le tribunal a jugé que le refus explicite du 29 août 2022, intervenu dans le délai de deux mois, faisait obstacle à toute acceptation implicite fondée sur l’article L. 511-3 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que le motif tiré de l’intérêt du service, justifié par un manque d’effectifs de surveillants pénitentiaires, n’était pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la demande d’annulation, les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : DESMEULLES NICOLAS