1 406 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 406
Décisions totales
383 581
Ordonnances
274 865
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la demande de suspension en référé de l'arrêté de révocation d'un professeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la perte de revenus, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 relatif à la discipline des fonctionnaires de l'État.
Avocat : SEMONIN CLEO
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment car le signataire était compétent en vertu d'une délégation et que la motivation, qui se référait aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi qu'à l'article 8 de la CEDH, était suffisante. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été écartée, M. B... bénéficiant déjà de l'aide juridictionnelle totale.
Avocat : CABINET LARE YENDOUDANANIN
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'incompétence, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature, et a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire pour défaut d'urgence. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... D... épouse C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de Vaucluse du 11 juillet 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la faible intégration socio-professionnelle de la requérante et du jeune âge de ses enfants. Elle a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et respectait l'intérêt supérieur des enfants au sens de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Avocat : HUGENIN-VIRCHAUX
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral prononçant la suspension du permis de conduire du requérant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que la perte provisoire de son permis compromettait gravement son activité professionnelle de kinésithérapeute, au regard des impératifs de sécurité routière. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BOURCHENIN
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. La juridiction estime que le préfet de Vaucluse était compétent et que la mesure, fondée sur des faits de voyeurisme reconnus, constitue une menace réelle et actuelle à l'ordre public justifiant une obligation de quitter le territoire. Elle considère également que l'ingérence dans le droit au respect de la vie privée (article 8 de la CEDH) est proportionnée, l'intéressé ne justifiant d'aucun lien familial stable en France, et que la décision est légalement fondée sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de délivrance d'un certificat de résidence et l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la décision préfectorale du 23 juin 2025 était légale, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en estimant que les conditions prévues par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas remplies. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BECHEROT-GATTA-HUGUENIN VIRCHAUX-ARNAUD
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour délivré à un ressortissant marocain. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nîmes (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, car le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision malgré une demande régulière du requérant. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé autorisant le travail en attendant. **Textes appliqués** : Articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (défaut de motivation des décisions implicites).