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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 620 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 620

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 259

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : OMEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503190

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a examiné la demande indemnitaire de M. B..., reconnu prioritaire et urgent à reloger par la commission de médiation le 8 février 2023. Le requérant, qui n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 30 novembre 2023, sollicitait la réparation de ses préjudices pour la période allant du 8 août 2023 jusqu'à son relogement effectif le 21 mai 2025. Le tribunal a retenu la responsabilité pour faute de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation. La solution retenue consiste à condamner l'État à indemniser M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis pendant cette période.

Avocat : COMMERCON

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501594

Responsabilité de l'État pour carence fautive de relogement. Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... pour les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La carence de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai de six mois, engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice a été évalué en fonction des conditions de logement inadaptées (9 m²) et de la durée de la carence.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOMMESSIN

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300116

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait une expertise et une provision de 80 000 euros après un accident de circulation sur la RD 80 le 12 juin 2019. La requérante invoquait un défaut d'entretien de la voirie et la violation d'un arrêté de fermeture. Le tribunal a jugé que la signalisation (panneaux de gravillons et limitation à 50 km/h) était suffisante pour assurer un entretien normal de la route, écartant ainsi la responsabilité du département d'Indre-et-Loire. La demande d'expertise a été rejetée comme dépourvue d'utilité, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : SCP OMNIA LEGIS

13 novembre 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510301

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension par M. B..., réfugié depuis 2012, contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'un récépissé valable jusqu'au 7 janvier 2026, ce qui lui permettait de travailler et de séjourner régulièrement. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.

Avocat : GOMMEAUX

12 novembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501376

Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Corte visant à désigner un expert afin de déterminer les causes et responsabilités des désordres affectant la passerelle de « Chjarasgiolu », ainsi que le coût des travaux de réparation. La mesure d’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La compagnie Gan Assurances a été mise en cause en tant qu’assureur de la société Les Charpentiers de Corse, tandis que M. B... E..., agent général, a été mis hors de cause. L’expert désigné devra notamment décrire les désordres, en déterminer les causes, chiffrer les travaux nécessaires et évaluer les préjudices subis par la commune.

Avocat : TOMASI

12 novembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412437

Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 20 septembre 2018 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le relogement de la requérante a été effectué le 24 juillet 2023, le tribunal a liquidé l'astreinte à la somme de 24 750 euros pour la période du 1er décembre 2018 au 30 juin 2023. Cette somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : KOMBE

10 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312557

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation de M. B..., qui sollicitait 5 400 euros pour absence de relogement après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 6 juillet 2022. La juridiction a jugé que la carence fautive de l'État n'engageait pas sa responsabilité dans ce cas précis, car M. B... avait été reconnu prioritaire uniquement en raison du délai d'attente pour un logement social. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas que son logement actuel était inadapté, notamment au regard de ses capacités financières, son loyer de 764,86 euros étant proportionné à ses revenus de 1 928,88 euros. La solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : TOMAS

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301506

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la demande de la SAS Plessis-Dis tendant à la décharge de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2022. La société contestait le taux de la taxe, le jugeant disproportionné et critiquait l'insuffisance des documents budgétaires annexés. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de détail du document annexe, fondé sur l'article L. 2313-1 du code général des collectivités territoriales, était inopérant car cette règle de publication est sans influence sur la légalité de la délibération fixant le taux. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : RDB ASSOCIES COMPIEGNE

6 novembre 2025• JU2
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406690

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique (chambre sociale), a rejeté la requête de Mme A... contestant un titre exécutoire émis par la métropole de Lyon pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 086,38 euros. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation du titre, estimant que la délégation de signature était valable et que les bases de liquidation avaient été préalablement portées à la connaissance de la requérante. Sur le fond, il a jugé l’indu justifié, Mme A... ne démontrant pas que les ressources de son foyer étaient inférieures au montant forfaitaire ouvrant droit au RSA, conformément aux articles L. 262-2 et R. 262-35 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : SELARL MANTE SAROLI & COULOMBEAU

6 novembre 2025• JU Chambre Sociale
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507220

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la Fabrique de Bordeaux Métropole. Il désigne un expert avec pour mission principale de dresser un constat de l'état de l'immeuble appartenant à la SCI André Navaille, situé à Mérignac, avant le début des travaux publics de démolition sur une parcelle voisine. L'expert devra également se prononcer sur les mesures préventives et, si des dommages surviennent pendant les travaux, en déterminer les causes, l'étendue et le coût des réparations. La mission est ainsi étendue à la phase postérieure aux travaux pour évaluer les éventuels préjudices.

Avocat : THOME HEITZMANN SOCIETE D'AVOCATS

6 novembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203381

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d'une péniche endommagée par la chute d'une branche d'arbre appartenant à la région Bretagne. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute de la région, estimant que le gestionnaire du domaine public fluvial n'a qu'une obligation d'entretien et non de sécurité, et que les risques liés à la présence d'un canal incombent aux usagers. Il a également rejeté la responsabilité sans faute pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, sans préciser dans l'extrait la solution finale sur ce point. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 2124-11 du code général des propriétés des personnes publiques.

Avocat : LAVILLE COLLOMB

6 novembre 2025• 6ème Chambre
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301296

Le tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du centre hospitalier intercommunal Mont-de-Marsan – Pays des Sources pour la prise en charge fautive de son fils par le SAMU des Landes les 21 et 22 avril 2021, à la suite de deux chutes. La requérante soutenait que le SAMU avait commis une faute en n’hospitalisant pas son fils après la première chute et en ne dépêchant pas les pompiers après la seconde, ce qui lui aurait fait perdre une chance d’éviter son décès. Le tribunal a estimé que la faute du SAMU n’était pas établie et que le lien de causalité entre les décisions contestées et le décès faisait défaut. La décision se fonde sur les articles L. 1142-1, L. 6311-1, L. 6311-2 et R. 6311-1 du code de la santé publique.

Avocat : SELARLU KARINE LHOMY

6 novembre 2025• CHAMBRE 1
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311805

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de l’association ARPAVIE, qui avait saisi le juge d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité de l’État pour carence de concours de la force publique sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. La requérante réclamait une indemnité de 9 536,01 euros en réparation du préjudice subi du fait du refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de faire droit à sa demande indemnitaire préalable. En cours d’instance, l’association s’est désistée, ce désistement étant pur et simple. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clos l’affaire sans statuer au fond.

Avocat : BLUM COLOMBEL

4 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201087

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant un avis des sommes à payer émis par la commune de Loireauxence pour le recouvrement d’une astreinte de 25 000 euros, prononcée sur le fondement des articles L. 481-1 et L. 481-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a examiné prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre, notamment l’exception d’illégalité de l’arrêté du 1er juillet 2021, et les a écartés comme non fondés. En conséquence, il a jugé que la créance était fondée et a rejeté les conclusions à fin d’annulation et de décharge, ainsi que les demandes accessoires.

Avocat : CHROME AVOCATS

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504304

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision de la commission de médiation du 25 janvier 2019, qui n'a reçu aucune proposition de logement. Elle demandait la condamnation de l'État à lui verser 400 euros par mois à compter du 19 avril 2023 pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé une indemnité de 2 000 euros pour la période du 19 avril 2023 à la date du jugement, rejetant le surplus des conclusions.

Avocat : COMMERCON

3 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511031

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d'une requête en annulation de la décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que des 14 décisions de retrait de points sous-jacentes. Le ministre a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête. Le tribunal a constaté que la décision "48 SI" avait été notifiée à M. A... le 21 novembre 2024 par un pli recommandé présenté à son domicile, et que cette notification comportait les mentions des voies et délais de recours. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de recours contentieux de deux mois expirait le 21 janvier 2025, et la requête, enregistrée le 31 juillet 2025, était manifestement tardive. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

3 novembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302471

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., cheffe de projet aménagement, contestant le classement de son emploi dans le groupe de fonction AG4 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La requérante soutenait notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la délibération de la métropole, prise en application du décret n°2014-513 du 20 mai 2014, définissait clairement les groupes de fonctions et que le classement de son poste en AG4 (« tout autre emploi ») n'était pas entaché d'erreur. La demande d'annulation de l'arrêté du 22 septembre 2022 et du rejet du recours gracieux a donc été rejetée.

Avocat : BETROM

31 octobre 2025• 3ème chambre
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 504734

Avocat : SARL JEROME ORTSCHEIDT

29 octobre 2025• 5ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406187

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C..., conseillère principale d'éducation. La requérante, reconnue travailleur handicapé et placée d'office en congé de maladie, conteste son inaptitude et sollicite une évaluation de son état de santé pour déterminer les possibilités d'aménagement de poste ou de reclassement. Le juge a estimé la demande utile et a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'aptitude de l'agent, les adaptations nécessaires de son poste, et d'évaluer l'ensemble des préjudices subis. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.

Avocat : PRAXIOME BORDEAUX

29 octobre 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300921

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de la Charente-Maritime d'une demande de condamnation de la SASU Nature Bois Concept au paiement de redevances d'occupation du domaine public et de frais de remise en état des locaux. Le tribunal a examiné la compétence de la juridiction administrative, relevant que les locaux occupés ne présentaient pas le caractère d'une dépendance du domaine public. En conséquence, le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige, renvoyant les parties à mieux se pourvoir. La solution retenue est fondée sur les règles de compétence matérielle de la juridiction administrative, sans application de textes spécifiques au fond.

Avocat : SELARL JEROME GARDACH ET ASSOCIES

28 octobre 2025• 1ère chambre