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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 620 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 620

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 659

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : OMEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402220

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2018. La requérante avait cédé des actions en appliquant un abattement renforcé de 85 %, que l'administration a remis en cause en raison de la qualification de holding passive de la société cédée. Le tribunal a jugé que Mme B... avait irrévocablement opté pour l'imposition au barème progressif lors de sa déclaration, conformément à l'article 200 A du code général des impôts, et ne pouvait plus demander l'application du prélèvement forfaitaire unique. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l'administration fiscale.

Avocat : DEREUX JEROME

28 octobre 2025• 1 ère Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504741

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du droit au logement opposable le 28 août 2019, pour carence fautive dans son relogement. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence d’offre de logement dans le délai de six mois. Le tribunal a accordé une indemnité de 200 euros par mois à compter du 28 février 2020, tenant compte des troubles dans les conditions d’existence liés à la sur-occupation du logement de 24 m² pour le foyer de quatre personnes.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : COMMERCON

27 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200655

Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a statué sur la demande de la SAS Bernardini nutrition sportive, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 48 296 euros au titre de l’exercice 2020. Le tribunal a d’abord réduit le litige à 47 597 euros, l’administration ayant déjà accordé 669 euros, et a écarté la fin de non-recevoir tirée du recours parallèle en requalifiant les conclusions en recours de plein contentieux. Sur le fond, il a examiné l’éligibilité des investissements au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a entendu les conclusions du rapporteur public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300940

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour des dommages causés à sa maison par des remontées d'eaux usées provenant du réseau public communal. Le tribunal a jugé que la commune de Sisco, en tant que maître d'ouvrage, est responsable des dommages causés aux tiers par l'ouvrage public, même en l'absence de faute, sauf à démontrer une faute de la victime ou un cas de force majeure. En l'espèce, la commune n'a pas établi que l'absence de dispositif de déconnexion sur le réseau privatif du requérant constituait une faute de sa part, ni que les désordres étaient imputables à une autre cause. Par conséquent, la responsabilité de la commune a été engagée sur le fondement du principe de responsabilité du maître d'ouvrage public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 1ère chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303137

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 9 octobre 2021 par laquelle le ministre de l’intérieur avait constaté l’invalidité du permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que cette décision n’avait pas été régulièrement notifiée à l’intéressé, qui avait changé d’adresse sans que l’administration en soit informée, et que le délai de recours ne lui était donc pas opposable. En conséquence, M. B... pouvait prétendre au bénéfice d’une reconstitution de points, notamment grâce à un stage de sensibilisation effectué en février 2023, en application des articles L. 223-1, L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route. Le tribunal a enjoint au ministre de restituer le permis et de reconstituer le capital de points dans un délai de deux mois, et a condamné l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : GARA-ROMEO

23 octobre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302966

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A... contestant la décision du 29 mai 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a retiré cette décision et restitué quatre points au capital du permis, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Concernant les retraits de points sous-jacents, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle, mais que le requérant n'a pas démontré que cette formalité n'avait pas été respectée. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON ET GREBILLE-ROMAND

23 octobre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511508

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension d'une décision implicite de rejet née du silence du préfet de l'Essonne sur la demande de carte de résident de Mme B..., en tant que parent d'un enfant réfugié. La requérante invoquait l'urgence, notamment en raison de l'état de santé de son enfant et de l'impossibilité d'accéder aux droits sociaux, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a examiné la condition d'urgence et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux, sans que le préfet n'ait présenté d'observations. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOMASI

17 octobre 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501597

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Corse refusant à M. B... une habilitation pour accéder aux zones de sûreté de l'aéroport de Bastia-Poretta. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

17 octobre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302629

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B..., accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH), qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La juridiction a jugé que l'administration n'était pas tenue de motiver cette décision, sauf si elle revêtait le caractère d'une sanction disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. En l'absence de tout droit au renouvellement du contrat, le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas l'existence d'une illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'État. Les conclusions indemnitaires ont donc été rejetées, ainsi que les demandes accessoires.

Avocat : BETROM

16 octobre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501161

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SCI J.L. Gregori d'une tierce-opposition contre une ordonnance du 3 février 2025 ayant donné acte du désistement de SNCF Réseau dans une procédure de constat d'état des lieux. Le juge des référés a déclaré cette tierce-opposition recevable, estimant que la SCI, bien qu'avisée des opérations, n'était pas partie à l'instance initiale. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande, jugeant que le désistement de SNCF Réseau, maître d'ouvrage, mettait fin à la mission de l'expert désigné sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892 relative aux travaux publics. La solution retenue est donc le rejet de la tierce-opposition, confirmant l'extinction de la procédure de constat.

Avocat : SCHNEIDER TOM

16 octobre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308239

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. et Mme E... contestant leur assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour une maison construite à Istres, et demandant le bénéfice de l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles. Le tribunal a rejeté leur demande, considérant que l'administration avait établi que les travaux étaient achevés au 24 novembre 2021, date à laquelle un géomètre du service avait constaté l'achèvement sur place, et non au 28 avril 2022 comme le soutenaient les requérants. En conséquence, la déclaration H1 souscrite le 13 juillet 2022 était hors délai, et l'exonération ne pouvait s'appliquer pour la période restant à courir après le 31 décembre de l'année suivant l'achèvement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles 1383 et 1406 du code général des impôts.

Avocat : FOMBELLE

16 octobre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301343

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Teknic Elec Union d’un litige l’opposant à l’office public de l’habitat de Lunéville concernant l’exécution de lots de réhabilitation thermique. La société demandait notamment la réception judiciaire des ouvrages, la décharge des pénalités infligées et le paiement de factures impayées. L’office public de l’habitat a soulevé une exception de non-lieu à statuer et une fin de non-recevoir, sans que la décision ne précise la solution retenue sur le fond. Les textes invoqués incluent le code de la commande publique et le cahier des clauses administratives générales Travaux.

Avocat : LOMBARD

16 octobre 2025• Chambre 3
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303194

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de M. A... B..., détenu à la maison d'arrêt de Grasse, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 1 000 euros en réparation du préjudice subi suite à l'ouverture par le vaguemestre d'un courrier de son avocat, protégé par le secret des correspondances. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire avait commis une faute en ouvrant ce pli, lequel portait de manière non équivoque la mention de l'avocat et la mention "courrier confidentiel", en violation des articles L. 345-4 et R. 313-16 du code pénitentiaire ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... B... la somme de 500 euros en réparation de son préjudice moral, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LENDOM

16 octobre 2025• 2ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400045

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande d'indemnisation de M. A..., sapeur-pompier, qui sollicitait la réparation des préjudices résultant de l'annulation contentieuse de la liste d'aptitude pour l'accès au grade de sergent établie par le SDIS de La Réunion. Le tribunal a considéré que le lien de causalité direct entre l'illégalité fautive et les préjudices allégués n'était pas établi, notamment car la nomination de M. A... au grade de sergent n'était pas certaine. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute de l'administration et les dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : DOMITILE

16 octobre 2025• 2ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405129

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d’expertise du département de l’Eure concernant les désordres du stade Jesse Owens à Val-de-Reuil. Le département sollicitait cette mesure sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer la nature des dommages et évaluer son préjudice. Le tribunal a jugé la demande dépourvue d’utilité, car la garantie décennale, ayant couru à compter de la réception des travaux le 17 juillet 2009, était prescrite lors de l’enregistrement de la requête le 16 décembre 2024. En conséquence, les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : DE FROMENT

16 octobre 2025
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510843

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision « 48 SI » lui avait été régulièrement notifiée le 26 mars 2022 par pli recommandé présenté à son domicile, et que le délai de recours contentieux de deux mois était expiré lors de l'introduction de sa requête le 29 juillet 2025. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative et les articles R. 421-1 et R. 421-5 du même code.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

15 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416902

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire pour un logement par la commission de médiation en décembre 2019, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du tribunal de décembre 2020. Le requérant demandait une indemnisation de 300 euros par mois à compter de juin 2020 pour les troubles subis dans ses conditions d'existence, liés à un logement sur-occupé et inadapté au handicap de sa fille. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité, et que les troubles doivent être évalués en fonction des conditions de logement, de la durée de la carence et de la composition du foyer, à compter de l'expiration du délai imparti au préfet pour proposer un logement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : COMMERCON

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501880

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 23 juin 2021, pour son absence de relogement. La carence fautive de l’État, qui n’a pas exécuté l’injonction de relogement prononcée par le tribunal le 16 juin 2022, engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une indemnité de 300 euros par mois à compter du 23 décembre 2021, date d’expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission, jusqu’à la date du jugement.

Avocat : COMMERCON

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502387

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour la carence fautive de l’administration à exécuter la décision de la commission de médiation du 1er février 2023, qui l’avait reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison de l’absence de proposition de logement dans le délai de six mois. Le tribunal a jugé que le maintien dans un logement inadapté (surface insuffisante, loyer excessif au regard des revenus, problèmes d’humidité) avait causé des troubles dans les conditions d’existence. L’indemnisation a été fixée à 200 euros par mois à compter du 1er août 2023 jusqu’au relogement effectif le 10 juillet 2025.

Avocat : COMMERCON

14 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306414

Le Tribunal administratif de Montpellier annule un titre exécutoire de 810 euros émis par Montpellier Méditerranée Métropole à l’encontre de Mme A..., agent public, pour un indu lié à un placement en disponibilité d’office. La juridiction retient que le titre ne mentionnait pas les bases de liquidation, en méconnaissance de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, car les seules indications portées ne permettaient pas à l’intéressée de comprendre le calcul ou la nature de la somme réclamée. En conséquence, le tribunal annule le titre mais ne prononce pas la décharge de l’obligation de payer, une régularisation étant possible.

Avocat : BETROM

10 octobre 2025• 3ème chambre