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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 620 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 620

Décisions totales

383 581

Ordonnances

298 007

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : OMEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317551

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. B visant à obtenir la décharge des impositions sur son indemnité transactionnelle de licenciement de 1 966 237 euros perçue en 2021. Le requérant soutenait que cette indemnité devait être exonérée en application de l'article 80 duodecies du code général des impôts, au motif que son licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse et résultait d'un harcèlement moral consécutif à ses signalements. Le tribunal a rappelé que la charge de la preuve incombait à M. B, qui avait été imposé conformément à sa déclaration, et qu'il lui appartenait d'établir le caractère exagéré de la base d'imposition. Pour déterminer si l'indemnité relevait de l'exonération prévue pour les licenciements sans cause réelle et sérieuse, le juge a estimé nécessaire de rechercher la qualification des sommes versées, ce qui impliquait d'examiner si la rupture était effectivement assimilable à un tel licenciement.

Avocat : CABINET LEXCOM TAX

2 juin 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2202470

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Erilia d’un litige l’opposant à la commune de Castellane concernant l’exécution d’une convention de mise à disposition de locaux de gendarmerie. La société réclamait le paiement d’arriérés de loyers révisés et de charges impayées, sur le fondement des articles L. 1311-15 du code général des collectivités territoriales et des stipulations contractuelles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance relative aux indexations des loyers pour les années 2011 à 2019 était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, et que le montant des sommes réclamées n’était pas suffisamment certain.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROMA-COLLIGNON

2 juin 2025• 3ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416097

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise de la SCI Dem. Cette dernière sollicitait une mesure d'instruction pour déterminer les causes des désordres (déstabilisation d'un mur mitoyen et fissures) affectant son immeuble, qu'elle impute à des travaux publics réalisés en 2020 par la société Desneux TP pour le compte de la commune de Pringy. Le juge a considéré la demande utile pour constater les dommages et éclairer un éventuel litige relevant de la compétence administrative. Par ailleurs, il a prononcé la mise hors de cause de l'assureur Abeille Iard et Santé, dont le contrat était résilié avant la réclamation, et admis l'intervention volontaire de la SMABTP, nouvel assureur de la société Desneux TP, ainsi que la mise hors de cause de la société PNAS Assurances, simple courtier.

Avocat : ROOM AVOCATS

30 mai 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408267

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 000 euros à M. B pour carence fautive dans son obligation de relogement. M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 24 mars 2022, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, ce qui engage la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice lié aux troubles dans les conditions d’existence, en tenant compte de la précarité persistante du logement, mais a rejeté la demande liée au regroupement familial. L’État a également été condamné à verser 960 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MOMMESSIN

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408279

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 10 500 euros à Mme B, reconnue prioritaire au relogement par la commission de médiation le 10 octobre 2019, en raison de la carence fautive de l’État à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence subis par la requérante et ses six enfants, hébergés dans un logement suroccupé et insalubre. Le tribunal a également alloué 1 080 euros à son avocate au titre de l’aide juridictionnelle.

Avocat : MOMMESSIN

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208873

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 septembre 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que les retraits de points pour les infractions constatées par radar automatique ou procès-verbal électronique étaient réguliers, car le paiement des amendes forfaitaires établit la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En revanche, pour l'infraction du 12 décembre 2021, le tribunal a annulé le retrait de points correspondant, faute de preuve de la délivrance des informations obligatoires. La solution retenue est l'annulation partielle de la décision ministérielle.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209466

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de M. A visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points de son permis de conduire. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation relative à l'infraction du 13 septembre 2017, faute de retrait de points établi. Concernant le fond, il a annulé les retraits de points pour les infractions des 20 février 2017 et 5 janvier 2020 en raison d'un défaut d'information préalable du conducteur, formalité substantielle prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En revanche, il a validé les retraits pour les infractions des 27 avril 2018 et 20 avril 2019, la signature électronique du requérant sur les procès-verbaux attestant de la délivrance des informations légales.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

28 mai 2025• 3ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311537

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l’État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire et urgente à reloger par la commission de médiation le 27 janvier 2022, pour carence fautive dans son relogement. La requérante a refusé une proposition de logement le 2 janvier 2025, mais ce refus a été jugé légitime car le loyer représentait 42 % de ses ressources, ce qui n’a pas délié l’État de son obligation. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par Mme A et sa famille pendant près de 34 mois. Le tribunal a alloué une somme de 3 000 euros à Mme A en réparation de ses préjudices, et a mis à la charge de l’État le versement de 1 200 euros à son conseil au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MOMMESSIN

28 mai 2025• 14ème chambre, DALO
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413660

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 400 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, le requérant étant toujours dépourvu de logement. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence à cette somme, tous intérêts compris, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais d'avocat.

Avocat : TOMAS

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417754

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 8 000 euros à Mme A pour les troubles dans ses conditions d’existence, en raison de la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un relogement d’urgence. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, faute d’offre de relogement dans le délai de six mois. Le préjudice a été évalué en tenant compte de la durée de la carence et de la composition du foyer.

Avocat : MOMMESSIN

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308128

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. A contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, notamment suite à trois infractions routières. Le tribunal a constaté que l'infraction du 8 septembre 2022 avait été retirée du dossier du requérant, rendant sans objet les conclusions relatives à cette décision et à la décision "48 SI". Pour les infractions restantes des 28 septembre 2022 et 17 février 2023, le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation, considérant que la réalité des infractions était établie par l'émission de titres exécutoires d'amende forfaitaire majorée, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que les informations prévues à l'article L. 223-3 du même code avaient été délivrées.

Avocat : SCP ABCG - ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

27 mai 2025• 10ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301433

Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de Mme D, qui demandait la condamnation solidaire du groupe hospitalier de la Haute-Saône et du CHU de Besançon pour des retards de diagnostic et de prise en charge ayant conduit à sa paraplégie. Le tribunal a reconnu la responsabilité du groupe hospitalier de la Haute-Saône pour un retard de diagnostic de compression médullaire le 16 janvier 2017, mais a écarté celle du CHU de Besançon, estimant que sa prise en charge ultérieure n'était pas fautive. Il a fixé la perte de chance d'éviter la paraplégie à 35 % et a condamné le groupe hospitalier de la Haute-Saône à verser à Mme D une somme totale de 140 128,27 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, après application de ce taux. Le tribunal a également condamné le groupe hospitalier à rembourser à la CPAM de la Haute-Saône ses débours, et a rejeté les demandes d’intérêts au double du taux légal et les conclusions dirigées contre le CHU de Besançon.

Avocat : MAYER-BLONDEAU GIACOMONI DICHAMP MARTINVAL

27 mai 2025• 1ère chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301807

Le Tribunal Administratif de Rouen a donné acte du désistement de la société Dalkia, qui demandait la condamnation du département de la Seine-Maritime au paiement de 370 982,23 euros TTC au titre d’un marché de maintenance multitechnique. La société s’est désistée après avoir conclu un accord avec le département. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate le désistement pur et simple et rejette les conclusions du département au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : FROMONT

22 mai 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2110451

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par l'association syndicale autorisée (ASA) du canal de Ventavon Saint-Tropez d'une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs sociétés (Minetto, Polder, Saunier Infra, Sol Concept, Confluence et Assistance Pro_G) à lui verser 1 576 654,07 euros en réparation des désordres affectant une réserve d'eau. La requérante invoquait principalement la responsabilité décennale des constructeurs pour des désordres non apparents à la réception, et subsidiairement la responsabilité contractuelle. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de l'ASA, y compris la demande de complément d'expertise, et a mis à sa charge les dépens ainsi qu'une somme de 2 000 euros à verser à la société Saunier Infra au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs et les règles de procédure administrative contentieuse.

Avocat : GOMEZ (NON ACTIF) ! ! ! !

22 mai 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2306468

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme E... contestant le refus du président du conseil départemental des Alpes-Maritimes de lui accorder une remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 764,54 euros. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été régulièrement signée par une délégataire. Sur le fond, le juge a examiné la demande de remise de dette au regard des conditions de bonne foi et de précarité prévues à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, mais a estimé que la situation de la requérante ne justifiait pas une telle remise. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : TROMBETTA

20 mai 2025• Magistrat Mme POUGET
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501747

Le Tribunal administratif de Marseille a pris acte du désistement pur et simple de la société SAF hélicoptères, qui demandait la condamnation de la régie autonome des remontées mécaniques de Montgenèvre au versement de 75 020,40 euros. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a constaté ce désistement et l’a déclaré parfait, mettant ainsi fin à l’instance. Aucune condamnation n’a été prononcée.

Avocat : BETROM

20 mai 2025
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410027

Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction concernant la décision d'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points consécutifs à des infractions routières. Le requérant s'est désisté de l'ensemble de ses demandes principales, et le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a été donné acte de ce désistement. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

19 mai 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2418494

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 19 mai 2021, qui demandait réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Toutefois, la requérante ayant déjà été indemnisée pour la même période par un précédent jugement du 21 juin 2023, le tribunal a limité la réparation aux troubles subis depuis cette date. Il a condamné l'État à verser à Mme B une somme de 1 500 euros pour les préjudices subis entre le 21 juin 2023 et la date du jugement, ainsi que 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MOMMESSIN

19 mai 2025• Pole Social (JU)
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301507

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, a rejeté l'ensemble des requêtes de Mme D C. La requérante contestait la suppression de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) par la commune de Montpellier, estimant que cette décision était fondée sur un changement d'affectation illégal. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration et des règles de vacance de poste, étaient infondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées, et les conclusions présentées par la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été écartées.

Avocat : BETROM

16 mai 2025• 3ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300821

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par M. A, surveillant pénitentiaire, d’un recours en plein contentieux contre un titre de perception émis par le ministre de la justice pour le remboursement d’un indu de rémunération de 7 883,16 euros. Le ministre a justifié avoir retiré ce titre le 14 février 2025, après la reconnaissance de l’imputabilité au service de la pathologie de l’agent. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BETROM

16 mai 2025• 3ème chambre