15 998 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 998
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 367
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Recours en indemnisation d'une agente contractuelle de l'administration pénitentiaire contestant la rupture de son contrat présentée comme étant intervenue « d'un commun accord ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal écarte l'exception d'irrecevabilité (fin de non-recevoir) soulevée par le ministre, car une décision implicite de rejet de la demande préalable de la requérante est intervenue en cours d'instance, régularisant la saisine. Sur le fond, il constate l'absence de preuve d'un consentement de l'agent à la rupture, ce qui caractérise une erreur de fait dans le motif invoqué par l'administration. **Textes appliqués** : L'article R. 421-1 du code de justice administrative (condition de la demande préalable en matière de paiement d'une somme d'argent).
Avocat : SCP LECOMPTE LEDIEU
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le droit à une procédure contradictoire avait été respecté et que le préfet avait correctement appliqué l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en motivant sa décision. Le tribunal a également jugé que les conditions de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas méconnues en l'espèce.
Avocat : LOKAMBA OMBA
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement prises par le préfet de police. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne pouvant justifier d'un séjour régulier. Les autres décisions attaquées (refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour) ont également été considérées comme légales, notamment au regard de l'absence d'erreur manifeste d'appréciation de la part de l'administration.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour, ordonnant l'éloignement et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté du 4 juillet 2025, considérant que le préfet de police avait méconnu les dispositions des articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne justifiant pas du caractère effectif et actuel des condamnations invoquées pour motiver son refus. Il a également jugé que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que les arrêtés préfectoraux sont réguliers, notamment en ce qui concerne la compétence de leur signataire, leur motivation et l'examen individuel de la situation. Elle applique principalement les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 612-6) ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. D..., ressortissant géorgien, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Haute-Garonne le 16 juin 2025. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête de M. D... a été rejetée, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : HERIN-AMABILE THOMAS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E..., un étudiant tchadien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet d'Indre-et-Loire avait légalement apprécié le caractère insuffisamment sérieux des études de l'intéressé pour justifier le refus, en application des articles L. 422-1 et L. 411-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire de l'arrêté et au respect de la procédure.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour motif familial. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête, considérant que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas établie. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le refus de titre était légalement fondé sur le 3° de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de sa condamnation pour des faits liés au trafic de stupéfiants. Il a en revanche écarté le motif de menace à l'ordre public, estimant qu'il n'était pas établi, mais cela n'a pas affecté la légalité de la décision attaquée qui reposait sur un autre fondement valable.
Avocat : CABINET CATHERINE OMEONGA
Avocat : FOMBONNE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF) sans délai et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que la préfète de l'Isère avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle du requérant et que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a également jugé inutile d'ordonner la communication du dossier administratif, considérant que le principe du contradictoire avait été respecté.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un renouvellement de titre de séjour et d'injonction de délivrer un récépissé autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle. La requête a donc été rejetée en l'absence de ce prérequis procédural.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A... visant à annuler deux arrêtés d'éloignement et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que le recours contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis était recevable, mais a rejeté celui contre l'arrêté du préfet de police pour défaut de production de l'acte attaqué. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment ses articles R. 412-1 et R. 776-14, relatives aux conditions de recevabilité des recours en matière de séjour des étrangers.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de changement de statut d'un ressortissant bangladais. Le juge des référés estime que l'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas caractérisée, l'empêchement de voyager pour visiter un père malade ne constituant pas une atteinte grave et immédiate, notamment après une renonciation volontaire au statut de réfugié. La requête est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Avocat : GOMES TAVARES
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car la requête, déposée hors délai, ne contenait aucun exposé des moyens juridiques, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que le dépôt en ligne du dossier sur une plateforme, sans convocation ultérieure en préfecture, ne constitue pas une demande formelle au sens des articles R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, aucun délai de décision implicite n'a commencé à courir et il n'existe pas de décision administrative susceptible d'être suspendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié de l'urgence particulière à quarante-huit heures requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, malgré l'expiration de son visa et le silence de la préfecture. La décision a été rendue en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante sollicitait en réalité un changement de fondement de son titre (de "étudiant" vers "recherche d'emploi"), situation pour laquelle l'urgence n'est pas présumée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BEN-SAADI SALOME
Avocat : CABINET OMNIA LEGIS
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour soins. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate justifiant la suspension, ni ne démontre l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite née du silence de l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI