15 998 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
15 998
Décisions totales
383 581
Ordonnances
266 667
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de Mme C... visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'est pas caractérisée par la seule situation de précarité financière et familiale alléguée. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond du dossier.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que le requérant, arrivé en France en 2023, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, anciens et stables pour bénéficier d'un titre "vie privée et familiale" au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont également été écartées.
Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de le convoquer pour retirer sa nouvelle carte de résident. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration sur sa demande de renouvellement avait fait naître une décision implicite de rejet, faisant ainsi obstacle à la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SOLET BOMAWOKO
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction estime que le dépôt du dossier sur une plateforme en ligne, sans convocation ultérieure en préfecture, ne constitue pas une demande formelle au sens du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, aucun délai de décision implicite n'a commencé à courir et il n'existe pas de décision attaquable. La requête est jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GOMES TAVARES
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, qui sollicite un premier titre "salarié temporaire" après un titre "étudiant", ne bénéficie pas de la présomption d'urgence et ne démontre pas de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Sujet principal : Demande en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction et d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, la condition d'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'étant pas caractérisée. Textes appliqués : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les décisions de retrait de points antérieures. Le juge a jugé irrecevable le recours contre la décision d'invalidation de juillet 2023, car il était tardif, et a estimé que les contestations des retraits de points individuels étaient sans objet dès lors qu'ils avaient conduit à une invalidation définitive. La juridiction a également rejeté les demandes de restitution de points, notamment au titre d'un stage de sensibilisation, et a appliqué les dispositions du code de la route et du code de justice administrative (notamment l'article R. 421-1 CJA sur les délais de recours).
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'invalidation de son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'absence de motivation, estimant que la décision préfectorale était légalement fondée. La solution s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration (article L. 241-2) et du code de la route, ainsi que sur l'arrêté du 20 avril 2012 relatif à la nullité des épreuves en cas de fraude.
Avocat : AARPI CLAUDE THOMAS CATHERINE BERNEZ & OLIVIER NUNGE
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté de la préfète de l'Ardèche refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de la requérante, une ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée, méconnaissant ainsi les articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Il a également relevé que l'administration n'avait pas saisi la commission du titre de séjour comme l'exige l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant un vice de procédure. En conséquence, le tribunal a renvoyé l'affaire à la préfète pour un nouvel examen de la demande de titre de séjour.
Avocat : MABILON SALOMÉ
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la situation personnelle de l'intéressé, qui invoquait l'article L. 435-1 du CESEDA pour une régularisation exceptionnelle, ne présentait pas un caractère humanitaire ou exceptionnel justifiant l'admission au séjour. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la procédure et à la convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, car elle n'avait pas été présentée dans les délais légaux prévus par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les moyens soulevés contre la décision préfectorale, notamment concernant la compétence de la signataire et la motivation, n'ont pas été retenus.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a ensuite ordonné la suspension de l'exécution du refus de renouvellement de sa carte de séjour, considérant que l'urgence était caractérisée par la situation de grave précarité de la famille et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale. Le juge a notamment relevé que cette dernière pouvait méconnaître les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien. Le juge a admis le requérant provisoirement à l'aide juridictionnelle mais a rejeté la suspension de la décision préfectorale, considérant que le délai de cinq mois écoulé depuis l'expiration de son récépissé ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande de provision sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du rejet du renouvellement d'un titre de séjour pour soins. La requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment en ce qui concerne la disponibilité de son traitement médical au Nigéria. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que les décisions du préfet de police sont régulières, notamment en ce qui concerne la compétence de l'auteur, la motivation et l'examen individuel de la situation. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de la Martinique a examiné la requête de M. B... contestant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l’intérieur. Le tribunal a constaté que le ministre avait retiré cette décision après avoir reconnu une erreur sur le solde de points, rendant les conclusions contre cette décision sans objet. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les décisions de retrait de points pour les infractions de 2021 et 2022, l'une étant tardive et l'autre sans objet, et a également rejeté les autres moyens soulevés par le requérant. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur la décision "48 SI" et un rejet du surplus des conclusions, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 25 décembre 2025, qui lui retirait quatre points et invalidait son permis de conduire pour solde nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas examinée, car le moyen soulevé — la contestation de la matérialité des infractions au motif que le véhicule avait été cédé — relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire, et non du juge administratif. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ASSOCIATION MARAND-GOMBAR MALGORN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé suspension par les sociétés Totem France et Orange contre la décision du maire de Castelnau d’Estrétefonds du 15 octobre 2025, qui s’opposait à leur déclaration préalable pour la construction d’un pylône de téléphonie mobile en zone agricole. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie en application de l’article L. 600-3-1 du code de l’urbanisme. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, les motifs tirés de la méconnaissance des articles A1, A10 et A11 du règlement du PLU étant infondés. En conséquence, le tribunal a suspendu l’exécution de l’opposition et enjoint au maire de délivrer un certificat de non-opposition sous quinze jours, sous astreinte.
Avocat : SELARL CABINET GENTILHOMME
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus du CNAPS de renouveler la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de M. B..., ainsi que le rejet de son recours gracieux. La décision est fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, mais le juge estime que les faits de violence, anciens et isolés, commis dans un contexte de légitime défense, ne justifient pas ce refus, d'autant que la commission compétente avait précédemment décidé de ne pas retirer la carte. Le tribunal enjoint au CNAPS de délivrer la carte dans un délai de deux mois et condamne l'établissement à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL AXIOME AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La commission s'étant approprié les motifs consulaires, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité consulaire, le défaut de motivation, l'erreur de droit et l'erreur d'appréciation du risque de détournement de l'objet du visa. Se fondant sur les articles L. 311-1 et L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 5221-2 du code du travail, le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'illégalité.
Avocat : ELATRASSI-DIOME