1 654 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 654
Décisions totales
383 581
Ordonnances
264 717
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa d'établissement pour un conjoint étranger. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, malgré les allégations des requérants concernant les difficultés familiales et la séparation du couple. Par conséquent, sans examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête en référé d'un demandeur souhaitant contraindre le préfet à statuer sur le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que l'absence de circonstance particulière démontrant une situation d'urgence ne justifiait pas le recours à la procédure de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable au titre de l'article L. 522-3 du même code, d'autant que le requérant disposait d'un récépissé prolongeant les effets de son titre de séjour.
Avocat : SELARL BENGONO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise qui avait clôturé la demande de titre de séjour pour soins d'un ressortissant congolais au motif d'une obligation de quitter le territoire non exécutée. La juridiction a jugé que ce refus d'enregistrement, alors que le dossier n'était ni incomplet ni abusif, constituait un défaut d'examen sérieux de la demande, méconnaissant les dispositions des articles R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est donc tenu de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant.
Avocat : ESSONO NGUEMA
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante afghane, visant à annuler le refus de visa au titre de l'asile. Le juge a estimé que la décision expresse de la commission de recours du 27 février 2025, qui se substituait à la décision implicite initiale, était suffisamment motivée et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation quant aux risques de persécution allégués. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives à la motivation des décisions individuelles défavorables.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de visa d'entrée en France au titre de l'asile pour une famille afghane. Le tribunal a constaté que les requérants avaient obtenu des visas espagnols et séjournaient en Espagne, où une demande d'asile avait été déposée. En conséquence, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal a jugé que le préfet des Pyrénées-Orientales avait légalement fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 611-1, 2° et 5°), en raison de l'absence de titre de séjour du requérant et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard des éléments du dossier.
Avocat : BONOMO FAY
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a constaté que le requérant était incarcéré dans le Var lors de l'introduction de sa requête. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal s'est déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Toulon, juridiction territorialement compétente.
Avocat : BONOMO FAY
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a été saisi d'une demande visant à suspendre le rejet implicite d'un recours contre un refus de visa de réunification familiale pour la mère d'enfants mineurs réfugiés. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif au droit des réfugiés mineurs à être rejoints par leurs ascendants, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, et compte tenu de l'urgence liée à la séparation familiale, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une demande de référé-suspension visant un refus implicite de visa pour réunification familiale. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, donné instruction de délivrer les visas, ce qui implique le retrait de la décision contestée. Il déclare donc les conclusions en suspension et en injonction sans objet, et condamne l'État à verser 550 euros aux requérantes au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un référé-suspension concernant le refus d'un visa long séjour pour un majeur camerounais, présenté comme descendant à charge d'une ressortissante française. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré l'état de santé du demandeur, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du refus n'était soulevé, notamment sur la preuve de la filiation et de la charge. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en annulation et en injonction. Le sujet principal est le refus de visa de long séjour, devenu sans objet après la délivrance des visas par le consulat de Dakar le 15 avril 2025. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet du litige. Elle condamne néanmoins l'État à verser 500 euros à l'avocate des requérants au titre des frais irrépétibles.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir et en indemnisation par une étudiante contre l'université Paris Cité, alléguant une série de décisions illégales, des fautes de service, du harcèlement moral et des discriminations liées à son handicap dans le cadre de sa scolarité. La juridiction a rejeté la demande principale d'indemnité de 100 000 euros, considérant que les agissements reprochés, bien que constituant parfois des fautes de service, n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'université pour un préjudice distinct de celui déjà réparé par l'annulation de certaines décisions. Le tribunal a toutefois condamné l'université à payer à l'étudiante la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le cadre du procès.
Avocat : LONDONO LOPEZ
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision de la commission de recours contre les refus de visa, qui avait confirmé le refus de visa de long séjour "visiteur" opposé à une ressortissante camerounaise. Le tribunal a jugé que la décision de la commission était suffisamment motivée, notamment au regard de l'absence de justification de la nécessité du séjour, et que sa composition était régulière. Il a appliqué les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et de l'arrêté du 4 décembre 2009 relatif au fonctionnement de la commission.
Avocat : PRONOST
Avocat : MONOTUKA
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête visant à annuler le refus de visa de long séjour pour réunification familiale d'un enfant mineur. Le juge a considéré que la commission de recours contre les décisions de refus de visa n'avait pas commis d'erreur de droit en estimant que la réunification familiale partielle, en l'espèce, n'était pas justifiée par l'intérêt de l'enfant au regard de l'article L. 434-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision implicite de rejet a été substituée par une décision explicite du 25 avril 2024, contre laquelle le recours était en réalité dirigé.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de délivrer une autorisation préalable pour une formation en sécurité privée. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, car l'administration avait entre-temps accordé l'autorisation puis délivré la carte professionnelle sollicitée, rendant le litige sans objet. Elle a néanmoins condamné le CNAPS à verser 1 100 euros à l'avocat du requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SELARL BENGONO
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour une ascendante d'une ressortissante française. Le juge estime que les problèmes de santé invoqués ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il applique donc l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction, faute de démonstration du caractère urgent.
Avocat : PRONOST
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge d'imposition de Mme A... concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification de l'administration fiscale était régulière et suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales, permettant à la requérante de formuler ses observations. Le litige portait principalement sur l'imposition des revenus (mobiliers et fonciers) d'une SCI dont Mme A... était associée à 50%, l'administration estimant qu'elle devait être imposée sur sa quote-part des bénéfices sociaux conformément à l'article 8 du Code Général des Impôts.
Avocat : D'ONORIO DI MEO
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie, la requérante s'étant maintenue en situation irrégulière pendant plus de trois ans avant de présenter sa demande. La juridiction applique également les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le fond de la requête, celle-ci étant devenue sans objet puisque l'administration a délivré le document sollicité après l'introduction du recours. Toutefois, il condamne l'État à verser au requérant la somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER