85 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
85
Décisions totales
383 581
Ordonnances
231 931
Avec résumé IA
Avocat : OUANGARI
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants albanais, contestant les arrêtés du préfet de la Corrèze du 13 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la durée et des conditions du séjour des intéressés. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants albanais, contestant les arrêtés du préfet de la Corrèze du 13 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de la famille. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant de la requérante, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour d'un an n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1 4° et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 25 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze avait mis fin à l’hébergement d’urgence de M. et Mme C, ressortissants algériens. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait les dispositions des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles, qui garantissent à toute personne sans abri en situation de détresse un accès à l’hébergement d’urgence et le droit d’y demeurer jusqu’à ce qu’une orientation adaptée lui soit proposée. La solution retenue est fondée sur le principe que la régularité du séjour ne peut conditionner l’accès à ce dispositif, et que la décision préfectorale était entachée d’une erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 25 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze avait mis fin à l’hébergement d’urgence de Mme C..., une ressortissante marocaine. Le juge a rappelé que, conformément aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l’action sociale et des familles, toute personne sans abri en situation de détresse a un droit inconditionnel à l’hébergement d’urgence, sans que la régularité du séjour ou l’existence d’une obligation de quitter le territoire français puisse y faire obstacle. La décision préfectorale, qui ne proposait aucune orientation vers une solution adaptée, a été jugée contraire à ces dispositions. Le tribunal a enjoint au préfet de maintenir Mme C. dans son hébergement ou de lui proposer une alternative adaptée sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant les arrêtés du 17 juin 2025 du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 3 000 euros présentée par M. A, ressortissant guinéen, qui invoquait un préjudice moral résultant de l'illégalité du refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et d'un délai anormal de délivrance. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, car M. A avait été muni de titres de séjour temporaires pendant la période litigieuse et avait finalement obtenu une carte pluriannuelle. La demande a été rejetée, et les conclusions de l'administration tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de l'Indre refusant à M. A, ressortissant sénégalais, le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'intégration durable de M. A en France, arrivé à 15 ans, justifiant d'un parcours professionnel et social malgré son handicap, et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. Cette solution a été retenue au regard des dispositions de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des principes généraux du droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants algériens, contre les arrêtés préfectoraux du 16 décembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 6-5 et 6-7 de l'accord franco-algérien, de l'article L. 423-23 du CESEDA, ainsi que l'irrégularité de la procédure faute de saisine de la commission du titre de séjour et un avis médical insuffisant. Le tribunal a annulé les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour aux intéressés dans un délai d'un mois, et condamné l'État à verser 1 500 euros à leur avocat. La solution retenue se fonde sur l'absence de preuve que l'avis médical de l'OFII précisait si l'état de santé des requérants leur permettait de voyager, en violation de l'arrêté du 9 novembre 2011, et
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants algériens, contre les arrêtés préfectoraux du 16 décembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Les requérants contestaient notamment l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et de l'article L. 423-23 du CESEDA, ainsi que l'irrégularité de l'avis médical de l'OFII. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions attaquées étaient légales au regard des textes applicables, dont l'accord franco-algérien et le CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la consultation du fichier de traitement des antécédents judiciaires, estimant que la procédure prévue à l'article R. 40-29 du code de procédure pénale avait été respectée. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-algérien. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont été maintenues.
Refus de visa de long séjour pour regroupement familial (enfants mineurs) – Tribunal administratif de Nantes – Non-lieu à statuer car les visas ont été délivrés en cours d’instance – Application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, détenue à la maison d'arrêt de Limoges, qui demandait l'annulation du refus implicite de son transfert vers l'établissement public de santé national de Fresnes (EPSNF) pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que la décision de refus de changement d'affectation constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas aux droits et libertés fondamentaux de la requérante une atteinte excédant les contraintes inhérentes à sa détention. Il a relevé que Mme A était suffisamment autonome pour gérer sa pathologie et que son affectation initiale correspondait à sa situation pénale. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le mariage récent de M. A et sa présence très courte en France ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A C, ressortissant nigérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas de liens personnels ou familiaux intenses en France et conservant des attaches dans son pays d'origine. Il a également jugé que la situation de l'intéressé ne relevait pas de considérations humanitaires justifiant une admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur ce refus légal, n'étaient pas entachées d'illégalité.