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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

748 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

748

Décisions totales

383 581

Ordonnances

269 517

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : OUAREffacer tout
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405191

Cette décision du Tribunal Administratif de Nice concerne un litige fiscal portant sur l'imposition d'une plus-value de cession de titres. Le requérant, M. B..., demandait le remboursement des impôts acquittés en 2017, estimant pouvoir déduire du prix de cession le montant d'une clause d'ajustement de prix qu'il avait versée ultérieurement, en application du 14° de l'article 150-0 D du code général des impôts. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les conditions prévues par ce texte n'étaient pas remplies, notamment car le complément de prix versé ne constituait pas une réduction du prix de cession initial mais une indemnité forfaitaire liée à une garantie de passif. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remboursement, fondée sur une interprétation stricte des articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

3 décembre 2025• 3ème Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200260

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par les sociétés SNCF Réseau et SNCF Voyageurs d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité contractuelle et extracontractuelle de la société Dekra industrial. Celle-ci avait réalisé un diagnostic amiante dans la gare de Lapeyrouse, mais n’avait pas détecté la présence d’amiante dans l’imposte de la véranda, ce qui a entraîné des surcoûts et une interruption des circulations lors des travaux ultérieurs. Le tribunal examine la responsabilité contractuelle de Dekra industrial envers SNCF Réseau, sur le fondement du contrat de diagnostic, et la responsabilité extracontractuelle envers SNCF Voyageurs, tiers à ce contrat. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire est instruite en référence au code des transports, au code de la santé publique et au code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JOB-RICOUART & ASSOCIES

2 décembre 2025• Chambre 3
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305372

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. B... qui, après une chute sur la voie publique due à une excavation et une surépaisseur de bitume, recherchait la responsabilité de la métropole Aix-Marseille-Provence. Le tribunal a jugé que la présence d'un trou de 10 centimètres de profondeur dans la chaussée constituait un défaut d'entretien normal engageant la responsabilité de la métropole, et a écarté l'exception de faute de la victime. En l'absence d'éléments suffisants pour évaluer les préjudices, le tribunal a ordonné une expertise avant dire-droit sur le fondement de l'article R. 621-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

28 novembre 2025• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400264

Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par l’association syndicale autorisée du Canal de la plaine, gestionnaire d’un ouvrage public, d’une demande d’injonction visant à faire cesser un empiètement sur son domaine public. La requête faisait suite à la construction, sans autorisation d’occupation précaire, d’une dalle en béton sur la parcelle B816, après le retrait du permis de construire initialement délivré. Le tribunal a rejeté la demande comme irrecevable, au motif que la procédure appropriée pour faire cesser un empiètement sur le domaine public est celle de la contravention de grande voirie. Cette procédure répressive, prévue aux articles L. 774-1 et suivants du code de justice administrative et fondée sur l’article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, n’ayant pas été engagée par l’association, le juge administratif ne pouvait pas prononcer les injonctions sollicitées.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

27 novembre 2025• 4ème chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01872

Avocat : DAVID-BELLOUARD

27 novembre 2025• 7ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400509

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en plein contentieux par les ayants-droit de M. K... I..., décédé après une prise en charge par le SAMU du CHU de Limoges, ordonne une expertise avant dire droit. La juridiction estime que l'état de l'instruction ne permet pas d'apprécier un éventuel défaut de prise en charge fautif ni les préjudices subis. Cette mesure est ordonnée sur le fondement de l'article R. 621-1 du code de justice administrative, avec l'accord de toutes les parties. La demande de frais d'instance est rejetée en l'absence de partie perdante à ce stade.

Avocat : MEZOUAR

25 novembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401050

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., adjoint technique territorial, contestant son changement d'affectation d'opérateur vidéoprotection à agent de surveillance de la voie publique par la commune de Vénissieux. Le tribunal a jugé que cette décision, motivée par un manque de fiabilité et des absences tardives incompatibles avec les besoins du service, était justifiée par l'intérêt du service et non par une intention de sanctionner. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe non bis in idem, la décision d'affectation étant antérieure au blâme infligé pour les mêmes faits. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : RENOUARD

21 novembre 2025• 8ème chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507147

Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes concerne un référé suspension visant un permis d’aménager délivré par le maire de Carantec pour la création d’un lotissement de six lots. Les requérants, voisins immédiats, invoquent l’urgence et plusieurs moyens sérieux, notamment la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l’urbanisme relatifs à la continuité avec l’urbanisation existante et à l’extension limitée dans les espaces proches du rivage, ainsi que des vices affectant la desserte et la sécurité. La commune défend la légalité de l’arrêté en contestant le bien-fondé de ces moyens. Le juge des référés doit statuer sur la condition d’urgence et l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité du permis.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BAZIRE BOULOUARD

21 novembre 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308848

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi de deux requêtes concernant des travaux réalisés par M. A... sur sa propriété à Léaz. La première requête, déposée par M. C..., demandait l'annulation de la décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux et du refus de dresser un procès-verbal d'infraction. La seconde requête, déposée par M. A..., contestait le retrait de cette même décision de non-opposition. Le tribunal a constaté que la commune avait retiré l'arrêté initial et dressé un procès-verbal d'infraction, rendant sans objet les conclusions de M. C..., et a rejeté la requête de M. A... au motif que le retrait était légal, les travaux méconnaissant les dispositions du plan local d'urbanisme.

Avocat : RENOUARD

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501769

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par la commune de Furiani sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner un chantier situé sur une parcelle, en raison du danger présenté par une grue. Le juge a fait droit à cette demande, désignant un expert avec pour mission de constater l'état des lieux, d'évaluer le péril et de proposer des mesures pour y mettre fin. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, préalablement à l'adoption d'un éventuel arrêté de mise en sécurité.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

17 novembre 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301374

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en formation de première chambre, a rejeté la requête de l’association syndicale libre du lotissement Tombulu Biancu et de la SCI Joseph Marie. Celle-ci demandait l’annulation d’un arrêté du 4 septembre 2023 par lequel le maire de Furiani avait délivré un permis de construire à la SAS Le Village pour modifier et créer des ouvertures en façade. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête au regard de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, qui exige que le projet soit de nature à affecter directement les conditions de jouissance du bien du requérant. Après avoir apprécié les éléments fournis, le tribunal a conclu que les requérantes ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant, rendant leur recours irrecevable.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

14 novembre 2025• 1ère chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505664

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... et Mme B... demandant l'annulation de la décision du 26 mars 2025 par laquelle la DREETS de Bretagne a validé l'accord d'entreprise relatif au licenciement collectif pour motif économique et au plan de sauvegarde de l'emploi de la société Atlantem Industries. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation de la décision, l'erreur sur le périmètre du plan de sauvegarde de l'emploi et l'irrégularité de la consultation du comité social et économique. Le tribunal a jugé que la décision administrative était suffisamment motivée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 1233-24-1 et L. 1233-57-4 du code du travail.

Avocat : DOUARD

14 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2408729

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., propriétaire d'un appartement, pour contester un avis de sommes à payer de 26 821 euros émis par la ville de Marseille. Cette somme correspondait aux frais d'hébergement provisoire de son locataire, suite à un arrêté de mise en sécurité de l'immeuble. M. A... soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence du signataire et d'un défaut de base légale. Par un jugement du 13 novembre 2025, le tribunal a simplement donné acte du désistement pur et simple de M. A..., sans se prononcer sur le fond du litige.

Avocat : DUVAL-ZOUARI

13 novembre 2025• 8è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2408730

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. A..., propriétaire, pour contester un avis de sommes à payer de 19 661 euros émis par la ville de Marseille. Cette somme correspondait aux frais de relogement provisoire de son locataire, suite à un arrêté de mise en sécurité de l'immeuble pris sur le fondement du code de la construction et de l'habitation. M. A... invoquait notamment un défaut de signature et une incompétence de l'auteur de l'acte. Par un jugement du 13 novembre 2025, le tribunal a constaté le désistement pur et simple de M. A... et lui en a donné acte, clôturant ainsi l'instance sans examiner le fond du litige.

Avocat : DUVAL-ZOUARI

13 novembre 2025• 8è ch Magistrat statuant seul
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501152

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de M. B..., fonctionnaire territorial, qui sollicitait une provision pour les préjudices subis suite à un accident de service et une rechute. La commune de Bastia a été condamnée à lui verser une provision de 32 700 euros, incluant l'indemnisation des déficits fonctionnels temporaire et permanent, des souffrances endurées, et des frais d'assistance à expertise. Le juge s'est fondé sur le rapport d'expertise judiciaire et a appliqué les dispositions de l'article R.541-1 du code de justice administrative, retenant que l'obligation de la commune n'était pas sérieusement contestable. La commune a également été condamnée à rembourser les frais d'expertise et à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

10 novembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2102282

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Acofi Gestion d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt recherche (CIR) pour l’année 2013, portant notamment sur des dépenses de personnel et d’amortissement pour les sociétés Unipackaging, Vitrocelle et IC Pack. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en constatant un non-lieu à statuer à hauteur de 16 403 euros déjà restitués par l’administration, mais a rejeté le surplus des conclusions. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au CIR, le tribunal ayant estimé que les justifications apportées par la société requérante ne permettaient pas d’établir l’éligibilité des dépenses contestées.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

6 novembre 2025• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508223

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir une provision de 10 000 euros de la part de la chambre des métiers et de l’artisanat de la région Auvergne-Rhône-Alpes au titre de la protection fonctionnelle. Le juge a estimé que la créance invoquée était sérieusement contestable, car les faits reprochés à l'agent (obtention frauduleuse de primes et usage abusif d'un véhicule de fonction) étaient susceptibles de constituer une faute personnelle détachable du service, excluant le bénéfice de la protection fonctionnelle en application de l'article L. 134-3 du code général de la fonction publique. En conséquence, M. B... a été condamné à verser 1 000 euros à la chambre des métiers au titre des frais de justice.

Avocat : RENOUARD

5 novembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501231

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 10 904,14 euros réclamé par la CAF de Saône-et-Loire. Le requérant invoquait notamment l’absence de concubinage et des vices de procédure. La juridiction a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision du président du conseil départemental. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA.

Avocat : LOUARD FLORIAN

4 novembre 2025• CH 3 JU
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504408

Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 9ème chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a estimé que M. A... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis 2019, que sa séparation de fait d'avec son épouse française était établie, et que son activité professionnelle récente était insuffisante pour caractériser une insertion socio-professionnelle significative. En conséquence, la décision préfectorale n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, et les moyens soulevés ont été écartés.

Avocat : MEZOUAR

4 novembre 2025• 9ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303758

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de Mme A..., qui a chuté sur le rond-point du Prado à Marseille le 12 février 2022 en raison de tiges et d’écrous dépassant du sol. La juridiction a retenu la responsabilité de la métropole Aix-Marseille-Provence pour défaut d’entretien normal de la voirie, rejetant l’argument de la métropole selon lequel la voie ne relevait pas de sa compétence. Cependant, le tribunal a estimé que la victime avait commis une imprudence, les obstacles étant visibles en plein jour, ce qui exonère partiellement la métropole. La solution retenue est fondée sur les articles L. 5218-2 et L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur les principes de responsabilité pour défaut d’entretien normal des ouvrages publics.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

31 octobre 2025• 5ème Chambre