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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 299 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 299

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 474

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : OUKEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516119

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 19 décembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône avait obligé M. A... B..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas procédé à un examen complet et sérieux de la situation de l'intéressé, notamment en omettant de tenir compte de sa demande de titre de séjour déposée le 20 novembre 2025 et des éléments attestant de sa vie commune avec une ressortissante française. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du 22 décembre 2025, fondé sur la mesure d'éloignement, a également été annulé. Cette décision a été prise en application des articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : ZERROUKI

14 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517060

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par M. B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné sa demande visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 14 avril 2025 qui enjoignait au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le préfet ayant finalement délivré une nouvelle attestation valable jusqu'au 26 mai 2026, le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction sous astreinte.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

14 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314248

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème Chambre) a annulé la décision implicite de rejet du directeur général de l'OFII refusant à Mme A..., une ressortissante ivoirienne demandant l'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale car l'OFII n'avait pas démontré avoir procédé à l'entretien personnel d'évaluation de la vulnérabilité de la requérante, comme l'exige l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'annulation a été prononcée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

13 janvier 2026• 2ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415210

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante tunisienne, qui contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour « vie privée et familiale ». La juridiction a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour auprès de la préfecture. En l'absence de demande, le silence gardé par l'administration n'a pu faire naître une décision implicite de refus, rendant les conclusions dirigées contre une décision inexistante irrecevables. La solution est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOUKHELIFA

13 janvier 2026• 7ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417246

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur la demande de carte de résident de M. A..., réfugié reconnu par l’OFPRA le 31 août 2022. La juridiction retient que ce refus méconnaît l’article L. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui impose la délivrance d’une carte de résident de dix ans à tout réfugié. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de trois semaines, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et condamne l’État à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

13 janvier 2026• 7ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509045

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., ressortissant ivoirien, d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à contraindre le préfet de la Moselle à enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressé un récépissé de demande de carte de séjour, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l'État à verser à M. A... une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOUKARA

13 janvier 2026
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600167

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la société OnlineFormaPro visant les décisions de retrait d’agréments pour l’organisation d’examens professionnels prises par la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le juge a estimé que le tribunal administratif de Lyon n’était pas territorialement compétent, car le siège social de la société requérante se situe à Vesoul (Haute-Saône), relevant du ressort du tribunal administratif de Besançon en application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance, sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : SELARL SEKRI VALENTIN ZERROUK

13 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536936

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., réfugié burkinabais, d’une demande d’injonction visant à obtenir une convocation pour déposer une demande de carte de résident. En cours d’instance, le préfet de police a délivré la convocation sollicitée, rendant les conclusions principales sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a admis provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle. L’État a été condamné à verser 800 euros à son avocate sous réserve des conditions légales, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

13 janvier 2026
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416789

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de séjour. Postérieurement à la requête, l’administration a délivré à l’intéressée une carte de séjour valable jusqu’en 2028, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

13 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2210903

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d’un logement à Stains, qui contestait l’arrêté préfectoral du 27 juin 2022, modifié le 17 juillet 2023, déclarant son bien insalubre et lui imposant des mesures correctives. Le tribunal a jugé que l’arrêté était légal, notamment en ce qu’il se fondait sur l’article L. 511-11 du code de la construction et de l’habitation, et que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de base légale, etc.) n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la qualification d’insalubrité du logement, justifiée par des désordres tels que le défaut d’étanchéité, l’absence de chauffage fixe et les risques sanitaires. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

13 janvier 2026• 9ème chambre (J.U)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2308557

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 10 mai 2023 par laquelle l'OFII a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil pour M. A..., un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait pas légalement se fonder sur le seul maintien en situation irrégulière de l'intéressé après la procédure de transfert Dublin pour refuser le rétablissement, cette circonstance n'étant pas prévue par les textes applicables (notamment l'article L. 744-8 du CESEDA dans sa version antérieure à 2019). La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

13 janvier 2026• 2ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600234

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de carte de résidente et à l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de Mme A..., sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

12 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2514610

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la requête ne comportait que des moyens non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la demande sans instruction complémentaire.

Avocat : EL MOUTAOUKIL

12 janvier 2026
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416733

Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 20 septembre 2021 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de Paris a justifié du relogement de M. B... au 29 avril 2022, le tribunal a liquidé l'astreinte à 1 800 euros pour la période du 1er décembre 2021 au 31 mars 2022. Cette somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

12 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2600335

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident opposée à M. A..., ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, notamment au regard du délai écoulé depuis sa demande et de l’absence d’éléments sur sa situation financière et professionnelle. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

9 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414708

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet des Yvelines refusant de délivrer une carte de résident à M. B..., réfugié reconnu par la CNDA. Le tribunal juge que le préfet ne peut invoquer son incompétence territoriale pour justifier ce refus, la décision implicite s'étant formée alors que l'intéressé résidait encore dans les Yvelines. Il est enjoint au préfet de police, désormais compétent, de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. B. au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

9 janvier 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501832

Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel le préfet du Gard refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. Le tribunal a relevé que M. A... résidait en France depuis plus de cinq ans avec son épouse et ses deux enfants mineurs scolarisés, et qu'il justifiait d'une insertion professionnelle stable. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A... un certificat de résidence algérien d'un an portant la mention "vie privée et familiale".

Avocat : BOUKHELIFA

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501836

Le Tribunal administratif de Nîmes annule l'arrêté du préfet du Gard du 15 avril 2025 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante algérienne, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de l'intéressée en France depuis 2019, de sa vie familiale avec son époux et ses deux enfants scolarisés, et de son insertion professionnelle stable. La solution retenue se fonde sur les stipulations de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : BOUKHELIFA

9 janvier 2026• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2301935

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires du 16 bis avenue Parmentier, qui demandait l’annulation d’un permis de construire valant permis de démolir délivré par la maire de Paris à la société Etoile Voltaire pour la rénovation et la surélévation d’une sous-station électrique au 14 avenue Parmentier. Le tribunal a d’abord jugé la requête irrecevable, estimant que le syndicat ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Il a également écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du code du patrimoine, du plan local d’urbanisme de Paris (articles UG.6, UG.7.1, UG.10, UG.11, UG.12.2, UG.12.3) et de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, les jugeant infondés ou inopérants. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d’annulation et les conclusions accessoires.

Avocat : BOUKHELOUA

8 janvier 2026• 4e Section - 1re Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA04060

Avocat : SEKRI VALENTIN ZERROUK

7 janvier 2026• 2ème chambre