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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 299 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 299

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 917

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : OUKEffacer tout
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505529

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence sur un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait son assignation à résidence à Saint-Brieuc pour 45 jours. Le juge estime que l'arrêté du préfet des Côtes d'Armor est suffisamment motivé et que l'expulsion de l'intéressé, fondée sur une menace grave à l'ordre public, constitue une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de la menace pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal valide l'assignation à résidence et ses obligations (pointages quotidiens, couvre-feu, remise du passeport).

Avocat : KOUKEZIAN

26 août 2025• Eloignement urgent
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2406969

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 12 mars 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant marocain. Le tribunal retient que cette décision, motivée par un prétendu changement de domicile hors de l'arrondissement d'Argenteuil, est entachée d'une erreur de fait, dès lors que l'intéressé avait simplement déménagé au sein de la même commune. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice. La solution s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : EL MOUTAOUKIL

26 août 2025• 8ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514405

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, a liquidé l'astreinte prononcée le 28 juillet 2025 à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d'une injonction de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à M. A. Constatant que la carte n'était pas délivrée à la date de sa décision, le juge a modéré l'astreinte et condamné l'État à verser 1 000 euros à M. A pour la période du 4 au 25 août 2025. L'État a également été condamné à payer 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

25 août 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503983

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté les requêtes de M. C E, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet du Cher du 7 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et une décision du 21 juillet 2025 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur la possibilité d'obtenir un titre de séjour de plein droit, n'était pas assorti de précisions suffisantes. Il a également écarté les moyens de méconnaissance de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé étant majeur, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : ZARROUK

16 août 2025• Reconduite à la frontière
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514395

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B pour contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de police lui a accordé une carte de séjour temporaire, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, le litige ayant perdu son objet.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

13 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522214

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 30 juillet 2025 lui refusant l'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, l'entretien avec l'OFPRA s'étant déroulé en français, langue que le requérant maîtrise. Il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur de droit en appréciant le caractère manifestement infondé de la demande d'asile sur le fondement de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les craintes de persécutions invoquées par M. B ont été estimées insuffisamment étayées, ne justifiant pas l'application des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève ou de l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BANOUKEPA

12 août 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521883

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l'admettre sur le territoire au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'intéressé avait bénéficié de l'assistance d'un interprète en anglais, langue qu'il comprenait, et qu'aucune disposition n'imposait la présence physique de l'interprète. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge ayant considéré que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la directive 2013/32/UE.

Avocat : BANOUKEPA

11 août 2025• 8e Section - MESD
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502272

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de révocation de M. C, cadre à La Poste. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la perte de revenus étant grave et immédiate, mais a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, absence de matérialité des faits, disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête en suspension a été rejetée.

Avocat : OUKID

7 août 2025
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407189

Le Tribunal administratif de Montpellier a pris acte, par ordonnance du 7 août 2025, du désistement pur et simple de M. et Mme D de leur recours pour excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Pargoire pour un bâtiment agricole. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement mettait fin au litige. Il a également rejeté les conclusions de la commune et de la bénéficiaire du permis tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : MOUKOKO

7 août 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513338

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de certificat de résidence algérien de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que le requérant, en situation irrégulière prolongée, n'établissait pas une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, la simple perspective d'une mesure d'éloignement ou la suspension d'un contrat de travail subordonné à un titre de séjour étant insuffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : OUKHELIFA

5 août 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306742

Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement de Mme A, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension en référé, faute de moyen sérieux, et faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

4 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521118

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car le refus privait l'intéressé des droits attachés à sa protection et de toute attestation de prolongation depuis le 17 mai 2025. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail sous 24 heures et de réexaminer la demande sous 15 jours.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

4 août 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502984

Le Tribunal Administratif de Nîmes annule l'arrêté du préfet de Vaucluse du 11 juillet 2025 obligeant M. A, ressortissant marocain, à quitter le territoire français, ainsi que les décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'assignation à résidence. Le juge estime que cette mesure porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette solution est motivée par la durée de présence régulière de M. A en France, son activité professionnelle, son mariage avec une ressortissante marocaine titulaire d'une carte de résident, et la présence de leur enfant commun ainsi que des deux enfants de son épouse, dont la résidence est fixée au domicile familial. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. A une autorisation provisoire de séjour et met à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : EL MABROUK

4 août 2025• Reconduites à la frontière
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521766

Référé suspension rejeté par le Tribunal Administratif de Paris. Mme A demandait la suspension du refus implicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA (étranger malade). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de la précarité de sa situation et en raison de son manque de diligence (saisine 14 mois après la décision).

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

1 août 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311246

Recours au logement opposable (DALO) – Tribunal Administratif de Marseille – Injonction de logement sans astreinte. Le tribunal a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer un logement à Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation, dans un délai de quatre mois. La solution retenue est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable.

Avocat : ZERROUKI

31 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2205611

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire soudanais contre un permis français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, et a jugé que la demande d'échange était tardive. En application de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'arrêté du 12 janvier 2012, le délai d'un an pour demander l'échange courait à compter de la délivrance du premier récépissé de demande de titre de séjour (9 janvier 2020). La requête ayant été introduite après l'expiration de ce délai, le refus préfectoral était légal.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

30 juillet 2025• 7ème Chambre (JU)
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505883

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en suspension et injonction, après que celui-ci a renoncé à contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a rejeté les conclusions présentées au titre des frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu de faire droit à cette demande. La décision admet provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

29 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519851

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, ressortissant afghan, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d’une carte de résident. Le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, désistement pur et simple dont il a été donné acte. Le juge des référés a mis à la charge de l’État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

29 juillet 2025
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505714

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné la demande de M. B visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet du Bas-Rhin refusant d'abroger un arrêté d'expulsion pris en 2015. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l'absence de procédure contradictoire, d'une erreur de fait et d'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que l'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BOUKARA

29 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512048

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 15 mai 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Constatant l'inexécution de cette injonction, constitutive d'un élément nouveau, le juge a ordonné au préfet de délivrer le titre de séjour à titre provisoire sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER

28 juillet 2025