84 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
84
Décisions totales
383 581
Ordonnances
314 061
Avec résumé IA
Avocat : OURIRI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police du 25 juillet 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant égyptien. La juridiction a retenu un vice de procédure, jugeant que le refus était insuffisamment motivé en fait, au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Elle a enjoint à l’administration de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l’État à verser une somme au requérant au titre des frais de procédure.
Avocat : TOURIRINE-BENATMANE
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête de Mme B... visant à annuler la décision préfectorale du 25 septembre 2024 retirant ses documents d'identité français. Le tribunal estime que la décision, fondée sur un arrêt de la cour d'appel de Paris établissant que la requérante n'est pas de nationalité française, est légalement prise et suffisamment motivée. Il écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à l'absence d'examen particulier de sa situation, en application des décrets régissant les titres d'identité.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant le refus de visa de court séjour opposé par le sous-directeur des visas. La décision attaquée, fondée sur un risque de détournement migratoire, a été confirmée par le tribunal. Ce dernier a écarté les moyens d’incompétence et de détournement de pouvoir, jugeant que la décision émanait bien de l’autorité compétente. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus était légalement justifié au regard des critères du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du règlement (CE) n° 810/2009, rejetant ainsi la requête.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour d'un ressortissant égyptien et les décisions d'obligation de quitter le territoire qui en découlaient. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation du requérant par le préfet, celui-ci ayant rejeté la demande au seul motif de l'absence d'autorisation de travail, alors que cette demande était en cours d'instruction et a ultérieurement reçu une réponse favorable. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant russe, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 juin 2025 qui refusait son titre de séjour et prononçait son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu considérer que la présence du requérant, au vu de ses condamnations pénales et de son comportement, constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de titre au titre des articles L. 412-5 et L. 432-1 du CESEDA. Il a également estimé que les autres griefs, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne procédant pas à un examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant, au regard notamment des dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D... B..., ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'illégalité, sans toutefois examiner les autres moyens soulevés par le requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D... B....
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté préfectoral du 30 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et avait fait l’objet d’un examen particulier de sa situation. Il a écarté comme inopérant le moyen tiré de l’article L. 412-1 du CESEDA, le préfet ne l’ayant pas fondé sur ce motif. Enfin, il a estimé que la demande de titre de séjour en qualité de "salarié" avait bien été examinée au regard de l’article 3 de l’accord franco-marocain et de l’article L. 421-1 du CESEDA, sans que l’intéressé n’établisse une méconnaissance de ces textes ou de l’article 8 de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., ressortissant surinamien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aube refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu des condamnations pénales de l'intéressé pour trafic de stupéfiants, caractérisant une menace à l'ordre public. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, la présence des enfants en France et l'activité professionnelle du requérant n'étant pas suffisantes pour renverser cette appréciation. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été jugée légale, et l'ensemble des conclusions de M. A... a été rejeté.
Avocat : OURIRI NASSIRA
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence de la préfète de l’Essonne, en l’absence de délivrance d’un récépissé, n’avait pas fait naître de décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, portant sur une décision inexistante, a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi par M. B... d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Constatant que l’intéressé avait été placé en rétention administrative au centre de Metz, le magistrat désigné a fait application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a ordonné, par une ordonnance du 7 janvier 2026, la transmission du dossier au tribunal administratif de Nancy, seul territorialement compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 25 juillet 2024 par lequel le préfet de police a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D... B..., ressortissant égyptien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet a entaché sa décision d'un vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, alors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est également annulée. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 avril 2025 lui refusant un titre de séjour en tant que conjoint de Français, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 6-2° de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction de M. B....
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence de l'administration n'avait pu faire naître une décision implicite de rejet, faute pour le requérant d'avoir été mis en possession d'un récépissé de demande. Par conséquent, les conclusions en annulation étaient dirigées contre une décision inexistante, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 13 mars 2024 par lequel le préfet de l'Orne a refusé de délivrer un certificat de résidence "salarié" à M. A..., ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la présence continue de l'intéressé en France depuis 2018 et de son insertion professionnelle stable en tant que cuisinier en CDI. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... épouse B..., ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la requérante, présente en France depuis 2012 mais ayant fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement, ne justifiait pas de liens familiaux suffisamment intenses pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.