4 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 204
Décisions totales
383 581
Ordonnances
268 067
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir formée par M. et Mme A... contre un permis de construire. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable, les requérants n'ayant pas régularisé leur recours en produisant les justificatifs exigés par l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus de visa, car l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : LE ROY
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'un détenu visant à faire cesser les fouilles intégrales systématiques en détention. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, notamment au regard du délai de saisine et de l'absence de décision de régime dérogatoire en vigueur au moment de la requête. Il a également considéré, au regard du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, que les fouilles litigieuses, justifiées par le profil et le comportement du requérant, ne constituaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : GEFFROY
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société TotalEnergies Electricité et Gaz France de sa requête en recours de plein contentieux. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure engagée contre le lycée professionnel du Haut Forez est éteinte.
Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS
Avocat : SELARL LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Avocat : NJOYA
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal concerne une demande d'injonction adressée à une commune et à un syndicat pour replanter une haie, ainsi qu'une demande indemnitaire subsidiaire. La juridiction rappelle, en application des articles R. 411-1, R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration en ordonnant des travaux, sauf dans le cadre de l'annulation d'un acte, ce qui n'est pas le cas ici.
Avocat : BOYER
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en procédure d'éloignement dans les 72 heures, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (OQTF) avec interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation, à la méconnaissance du droit à être entendu et à une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 CEDH), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SCP JOYEUX-GUEGUEN-CHAUMETTE AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Landerneau d'accorder l'allocation d'aide au retour à l'emploi à un ancien agent territorial démissionnaire. Le tribunal a annulé la décision municipale du 12 janvier 2024, considérant que le juge administratif, en matière de revenu de remplacement, doit statuer en plein contentieux en examinant directement les droits du requérant. Il a appliqué les articles L. 5421-1 et L. 5424-1 du code du travail, qui étendent le bénéfice de l'allocation aux agents publics sous certaines conditions, et a renvoyé l'affaire devant l'administration pour une nouvelle instruction sur la situation de l'intéressé.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante concernant sa demande d'annulation de la procédure de passation d'un marché public. Il rejette sa demande d'allocation d'une somme d'argent au titre des frais du litige. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la maire de Romans-sur-Isère de fermer le musée de la résistance et de la déportation. Le tribunal a jugé que le maire était incompétent pour prendre une telle mesure, qui relève de l'organisation du service public communal et nécessite une délibération du conseil municipal en application de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales. La requête des associations était recevable, et le tribunal a rejeté leur demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET JEAN-MICHEL ET SOPHIE DETROYAT
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne se déclare incompétent pour statuer sur une demande d'exécution d'un jugement antérieur. Le sujet principal est la transmission d'une requête syndicale demandant l'exécution d'une décision concernant la rémunération du temps de restauration pour des agents hospitaliers. La juridiction retient que, le jugement initial ayant fait l'objet d'un appel, la Cour Administrative d'Appel de Nancy est seule compétente pour en assurer l'exécution, en application de l'article R. 921-2 du code de justice administratif. Elle ordonne en conséquence la transmission du dossier à cette cour d'appel.
Avocat : ROYAUX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que la requérante, qui sollicitait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA, n'apportait pas la preuve d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour que l'avis de la commission du titre de séjour soit obligatoire. Par conséquent, le refus de titre et l'obligation de quitter le territoire (OQTF) n'étaient pas entachés d'erreur de droit ou de vice de procédure.
Avocat : NJOYA
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur un litige contractuel entre la société Totalenergies Electricité et Gaz de France et un EHPAD. Suite au désistement pur et simple de la société requérante, le tribunal donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette les demandes de chacune des parties fondées sur l'article L. 761-1 du même code concernant une condamnation aux dépens.
Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS
Avocat : BOYER
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme C..., qui avait demandé l'attribution d'un logement par l'État. La juridiction applique l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de la demande.
Avocat : LOYER
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. G... E... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 refusant le regroupement familial pour deux de ses enfants. Le tribunal a jugé que le préfet de l'Eure était compétent pour signer la décision, que celle-ci était suffisamment motivée, et que le rejet était légal au regard des conditions de ressources exigées par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a ainsi estimé que les moyens soulevés, y compris l'invocation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : BOYLE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler des arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert de demandeurs d'asile vers la Hongrie. La juridiction a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, fondés notamment sur le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et l'article 3 de la CEDH, n'étaient pas établis. Elle a jugé que les procédures, y compris les entretiens individuels, étaient régulières et que les défaillances systémiques alléguées dans le système d'asile hongrois n'étaient pas caractérisées en l'espèce.
Avocat : BOYANCÉ
**Sujet principal** : Recours d'une enseignante contre le refus implicite de lui accorder un congé de longue maladie pour des raisons de santé mentale et physique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision implicite de rejet et enjoint à l'administration de placer la requérante en congé de longue maladie pour la période demandée. Il considère que son état de santé (état anxiodépressif majeur, hospitalisations, tentatives de suicide) répond aux critères légaux, et que les avis défavorables des comités médicaux ne sont pas suffisamment étayés face aux certificats médicaux produits. **Textes appliqués** : Article L. 822-6 du code général de la fonction publique et l'arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des maladies donnant droit à un congé de longue maladie (notamment les maladies mentales).
Avocat : SCP VINSONNEAU-PALIES-NOY-GAUER ET ASSOCIES (VPNG)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime la demande irrecevable car le recours au fond contre l'OQTF, déjà introduit, a un effet suspensif automatique en vertu des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée.
Avocat : STOYANOVA