26 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
26
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 807
Avec résumé IA
Avocat : PARAS
Avocat : PARASTATIS
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait dans la Loire à la date des décisions attaquées, le tribunal a fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal Administratif de Lyon. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 4 février 2025 lui ordonnant de quitter son logement. Après le rejet de sa demande de suspension en référé, le requérant a été informé de l’obligation de confirmer le maintien de son recours dans un délai d’un mois, conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Aucune confirmation n’étant parvenue au tribunal dans ce délai, M. A... est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 19 novembre 2025, la présidente de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait son hospitalisation immédiate pour traiter le syndrome d'Eagle. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les pièces médicales produites, dont la plus récente datait de juillet 2025, attestaient d'une prise en charge médicale en cours, même partielle. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Lyon, le requérant résidant dans la Loire à la date de la décision attaquée. Par une ordonnance, le tribunal a donc transmis le dossier au tribunal administratif de Lyon.
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant l’arrêté préfectoral du 9 décembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, étaient soit manifestement infondés, soit non assortis de précisions suffisantes. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de statuer par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 février 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet pouvait légalement refuser le titre de séjour en application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Mme A n'ayant pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire. Enfin, les moyens tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, la requérante ne démontrant pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Loire fixant le pays de renvoi de M. B, prise en exécution d’un arrêté d’expulsion. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et du principe de non-refoulement, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Loire à l'encontre de M. B, ressortissant afghan condamné pour viol sur mineur. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 2, 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur d'appréciation de la menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du CESEDA, n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'est pas examinée, le recours étant rejeté comme manifestement mal fondé sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître son caractère prioritaire et urgent pour un logement social. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, relevant de la légalité externe, étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter de telles requêtes sans instruction approfondie. Les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation ont été examinées pour apprécier la situation du demandeur.