512 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
512
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 721
Avec résumé IA
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande n'est pas recevable sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour est née au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La délivrance ultérieure de récépissés ne fait pas obstacle à l'existence de cette décision implicite, contre laquelle un recours contentieux ordinaire doit être exercé.
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant togolais, en raison de l'absence de communication des motifs de ce refus par la préfecture de police. La juridiction a enjoint à l'administration de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans des délais précis. Cette solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CALVO-PARDO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 26 février 2025 refusant un titre de séjour et enjoignant à quitter le territoire à un ressortissant pakistanais. La juridiction a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour pour avis alors que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour pendant cette période.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation du classement sans suite de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la décision du préfet de police, qui se bornait à informer le requérant de l'obligation de déposer sa demande en ligne, était un acte à visée informative sans effet sur sa situation administrative et donc insusceptible de recours. La requête est jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le classement sans suite relevant de l'application des articles R. 431-2 du CESEDA et de l'arrêté du 22 juin 2023.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la requérante, sollicitant un titre au titre du travail, ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, celles-ci étant écartées par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 qui régit spécifiquement cette matière. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de la carte de séjour d'un ressortissant chinois et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'insertion professionnelle de l'intéressé, qui justifiaient une régularisation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le contrôle de l'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire de régularisation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal estime que la décision explicite de refus ultérieure du préfet s'est substituée à la décision implicite contestée, et que l'annulation de cette décision explicite par un autre tribunal a privé le litige de son objet. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et aucune condamnation de l'État aux frais n'est prononcée.
Avocat : PARDOE
**Sujet principal** : Recours contre un ajournement de demande de naturalisation pour défaut d'assimilation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide l'ajournement. Il estime que le ministre de l'Intérieur, dans le cadre de son pouvoir d'appréciation, a pu légalement considérer que les réponses du requérant lors de l'entretien démontraient une connaissance insuffisante des fondamentaux de l'histoire de France et des principes de la citoyenneté, justifiant le délai imposé. **Textes appliqués** : Article 21-15 du code civil et articles 37 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 relatif aux décisions de naturalisation.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable pour tardiveté. Le recours contre l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 (refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire) a été introduit hors du délai de 30 jours prévu par les articles L. 614-4 du CESEDA et R. 776-2 du code de justice administrative. La notification de la décision, réputée faite le 25 septembre 2024, rendait le recours tardif au regard de l'article R. 421-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une demande d'exécution d'un jugement. Le sujet principal est l'inexécution présumée d'un jugement antérieur ayant annulé un refus de séjour. La juridiction relève que l'autorité administrative (le préfet de police) a finalement pris une nouvelle décision de refus de séjour et a versé l'indemnité prévue, ce qui prive la demande d'exécution de son objet. La solution est fondée sur les articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la préfecture ayant délivré une carte de séjour temporaire après l'introduction de la requête. Cependant, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La juridiction a ainsi mis fin à la procédure sans examen du fond.