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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

771 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

771

Décisions totales

383 581

Ordonnances

292 763

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PAUEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408706

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de la Vendée du 8 juin 2024 qui imposait à M. B, ressortissant guinéen, une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé, notamment son concubinage avec une réfugiée et la naissance imminente de jumeaux, justifiait son maintien en France. En conséquence, les décisions portant fixation du pays de destination, interdiction de retour et obligation de présentation ont également été annulées.

Avocat : PAUGAM

24 avril 2025• OQTF 6 semaines - 6ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500716

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d'exclusion d'un an infligée à M. A par La Poste. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'absence de pièces justificatives suffisantes démontrant une situation financière critique ou un péril imminent pour le projet d'acquisition immobilière. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'autorité de chose jugée ou la disproportion de la sanction, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions de M. A ont donc été rejetées, et celui-ci a été condamné à verser 1 200 euros à La Poste au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

24 avril 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203752

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme B et l'EARL H d'une demande d'indemnisation pour le retard de l'État à accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une ordonnance d'expulsion d'un occupant sans titre. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution, en raison du délai anormalement long entre la réquisition du concours de la force publique (7 octobre 2020) et l'expulsion effective (23 juin 2021), incluant la trêve hivernale. Le tribunal a reconnu une faute de l'État et a condamné ce dernier à verser aux requérants une somme totale de 68 542 euros en réparation des préjudices matériels (frais de nettoyage, perte de loyers) et moraux (préjudice d'anxiété).

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PAUL-AVOCATS

24 avril 2025• 3ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2402407

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par M. B. Cette demande visait à identifier les causes des désordres (fissures, dysfonctionnements) affectant son habitation, qu'il impute à des travaux d'assainissement réalisés en mai 2023 par la communauté urbaine Limoges Métropole. Le juge a estimé la mesure utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité de la puissance publique et a désigné un expert avec une mission complète. La demande de la communauté urbaine tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

17 avril 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2301502

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du syndicat intercommunal des eaux du bassin de l'Ardèche (SEBA) d'abroger plusieurs délibérations et marchés publics relatifs à un projet d'assainissement collectif. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les marchés publics, un tel contrat ne pouvant faire l'objet d'une demande d'abrogation. Il a également estimé que M. A ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre les délibérations des 4 juillet 2018 et 9 mai 2019, celles-ci constituant des actes préparatoires ne faisant pas grief. Enfin, les moyens soulevés par le requérant, notamment tirés de l'absence d'enquête publique et de l'illégalité des actes, ont été écartés comme non fondés.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

17 avril 2025• 2ème chambre
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00979

Avocat : ESCUDIER JEAN-PAUL

15 avril 2025• 3ème chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501963

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet du Tarn du 18 mars 2025 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de six mois, et l'assignant à résidence. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité des conclusions contre le refus de séjour, cette décision étant inexistante car déjà annulée par un précédent jugement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les débats ont porté sur la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation, au regard des articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : RICARD PAULINE

14 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500956

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l'isolement de M. B, détenu à la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville. Le juge a estimé que l'urgence, pourtant présumée pour ce type de mesure, n'était pas caractérisée en raison de circonstances particulières : M. B n'avait passé que deux heures à l'isolement et refusait de quitter le quartier disciplinaire, ce qui faisait obstacle à l'exécution de la décision contestée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen tiré du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : FAVARETTO PAULINE

14 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300146

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de reclassement par la collectivité de Corse. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'absence de motivation d'une décision implicite n'est pas illégale si l'intéressé n'a pas demandé communication des motifs. Sur le fond, il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en ne proposant pas de période de préparation au reclassement, car l'avis médical antérieur à la décision concluait à une aptitude à des fonctions aménagées, et non à une inaptitude totale. La requête a donc été rejetée, et les conclusions de M. B au titre des frais de justice ont été écartées.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

11 avril 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200522

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A contestant la décision tacite de rejet de sa demande de permis de construire une maison individuelle sur une parcelle située dans un site classé à Penta-di-Casinca. Le tribunal a constaté que le terrain se trouvait dans un site classé, ce qui imposait un délai d'instruction de huit mois et l'obtention d'un accord exprès du ministre chargé des sites, conformément aux articles R. 423-31 et R. 425-17 du code de l'urbanisme. En l'absence de décision expresse du maire à l'issue de ce délai, une décision tacite de rejet était légalement née. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, dès lors que l'accord ministériel du 13 juillet 2021, bien que favorable, était assorti de prescriptions que le projet ne respectait pas.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

10 avril 2025• 1ère chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307539

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS La Foncière de la Combelle, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Eurre du 22 septembre 2023 refusant son permis d'aménager pour la création de 8 lots à bâtir. Le tribunal a estimé que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, en application de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, en raison de l'insuffisance du réseau public d'eau potable nécessitant des travaux de renforcement sans que la commune puisse en fixer le délai. Les autres moyens soulevés par la société ont été jugés inopérants. La demande de la société au titre des frais de justice a été rejetée, de même que celle de la commune.

Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC

9 avril 2025• 4ème Chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401348

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Yonne du 6 mars 2024 ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut de procédure contradictoire. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : MESUROLLE PAULINE

8 avril 2025• 1ère chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401349

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante afghane, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Yonne du 6 mars 2024 ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le vice de procédure, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : MESUROLLE PAULINE

8 avril 2025• 1ère chambre
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2101877

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la société Carrières Benoit Gauthier visant à annuler l'arrêté du préfet de la Drôme du 5 février 2021 lui refusant l'autorisation environnementale d'ouvrir une carrière de roches massives à Saint-Nazaire-en-Royans. Le tribunal a jugé que le vice de procédure allégué concernant l'avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites n'avait pas influencé la décision finale. Il a confirmé que le refus était fondé sur l'atteinte irrémédiable au paysage, un intérêt protégé par l'article L. 511-1 du code de l'environnement.

Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC

4 avril 2025• 5ème Chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201075

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de la Haute-Corse, qui contestait le classement partiel d’une parcelle en zones constructibles UC et UCa par le plan local d’urbanisme révisé de Castellare-di-Casinca. Le préfet soutenait que cette parcelle, située en plaine agricole et irriguée, relevait des espaces agricoles stratégiques, mais le tribunal a estimé que son inclusion dans une enveloppe urbaine déjà constituée, en continuité de zones bâties, ne constituait pas une erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur les articles L.121-8 du code de l’urbanisme et les orientations du PADDUC, jugeant que le classement n’entravait pas la vitalité urbaine ni ne compromettait irrémédiablement la vocation agricole du reste de la parcelle.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

4 avril 2025• 1ère chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101295

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B comme irrecevable. Le requérant contestait le refus de permis de construire une annexe, mais le tribunal a constaté que cette décision était purement confirmative d’un premier refus devenu définitif, faute de recours dans les délais. En application des règles de procédure administrative, notamment l’absence de modification des circonstances de fait ou de droit, le délai de recours n’a pas été rouvert. La commune de Pino a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

4 avril 2025• 1ère chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501168

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, un ressortissant burkinabé, qui contestait l'arrêté de la préfète de l'Aisne l'assignant à résidence dans l'arrondissement de Laon pour 45 jours. Le requérant soutenait que cette mesure n'était ni adaptée ni proportionnée, car il ne disposait pas d'hébergement stable dans cette zone et résidait à Paris avec sa fille. Le tribunal a jugé que les pièces fournies ne prouvaient pas l'effectivité d'un logement à Paris et que l'assignation était conforme aux articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les demandes de frais de justice.

Avocat : MOPO KOBANDA JEAN-PAUL

4 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2300578

Le Tribunal administratif de Dijon a examiné les requêtes de Mme G E, greffière stagiaire, contestant son affectation pour son stage de mise en situation professionnelle au tribunal judiciaire d'Albertville. La requérante soutenait que les décisions des 25 janvier et 6 février 2023 étaient entachées d'incompétence et d'erreur de droit, car l'article 7 de l'arrêté du 9 août 2017 permet au directeur de l'École nationale des greffes d'autoriser une dérogation pour effectuer le stage dans une autre juridiction. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légales.

Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL

1 avril 2025• 2ème chambre
TA87Décision

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400210

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, fonctionnaire de La Poste, contestant sa révocation pour harcèlement sexuel envers une collègue via des SMS. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du dépassement du délai de quatre mois pour sanctionner, considérant que ce délai n'était pas applicable. Il a jugé que les faits, bien que commis en dehors du temps et du lieu de travail, constituaient une faute disciplinaire car ils étaient incompatibles avec les fonctions et jetaient le discrédit sur le service, et que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 121-1, L. 530-1, L. 533-1 et L. 133-1 du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

1 avril 2025• 1ère chambre
CAA44Décision

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT00995

Avocat : LAURET PAUBLAN

28 mars 2025• 4ème chambre