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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

996 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

996

Décisions totales

383 581

Ordonnances

281 865

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : PAUEffacer tout
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200213

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de Corse-du-Sud d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Propriano résiliant un bail avec la SARL Valinco Foot Sports Loisirs. La commune a invité le tribunal à constater un non-lieu à statuer, ayant retiré la délibération contestée. Faute pour le préfet d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 6 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

6 mai 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201083

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, mandataire judiciaire de la société MB Terrassement, qui contestait la résiliation de son marché public de travaux par la collectivité de Corse. Le tribunal a jugé que la résiliation était valide, car la mise en demeure du 18 juillet 2019 était restée infructueuse, et que la reprise unilatérale des travaux par la société sans autorisation ne pouvait pas remettre en cause cette décision. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, fondé sur les articles 46.3.1 et 46.3.2 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

6 mai 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200362

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de L’Île-Rousse du 8 novembre 2021, révisant la tarification des droits de place du marché couvert. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la commune, jugeant que le litige portait sur la légalité de la délibération elle-même et non sur le recouvrement des droits, relevant ainsi de la compétence du juge administratif. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 2224-18 et L. 2131-3 du code général des collectivités territoriales, ainsi que des principes d’égalité et de liberté du commerce et de l’industrie. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des textes précités.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

5 mai 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200363

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir, a annulé la délibération du 8 novembre 2021 du conseil municipal de L’Île-Rousse révisant les tarifs des droits de place du marché forain. Le tribunal a jugé que la délibération méconnaissait l’article L. 2224-18 du code général des collectivités territoriales, faute de consultation préalable des organisations professionnelles de commerçants. Il a également estimé que la double distinction tarifaire entre vendeurs "réguliers" et "volants" violait le principe d’égalité et la liberté du commerce et de l’industrie, en créant une discrimination injustifiée et une aide économique déguisée. La solution retenue est l’annulation de la délibération, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

5 mai 2025• 1ère chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT01738

Avocat : DESERT PAULINE

2 mai 2025• 2ème Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424718

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 16 juillet 2024 par laquelle la commission d'attribution de la SA HLM Batigère Habitat a refusé d'attribuer un logement à Mme A. Le tribunal a jugé que la décision était insuffisamment motivée, se bornant à mentionner une "incohérence des pièces" sans préciser les éléments de fait, en méconnaissance de l'article L. 441-2-2 du code de la construction et de l'habitation. Cette annulation est fondée sur un contrôle normal de la motivation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET PAUTONNIER ET ASSOCIES (SELARL)

2 mai 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500564

Le Tribunal administratif de Rouen a pris acte du désistement d'office de la requête de M. A, qui contestait une décision d'exclusion de cinq ans de l'université de Rouen Normandie prise par la section disciplinaire. Ce désistement est fondé sur l'application des articles R. 612-5-2 et R. 222-1 du code de justice administrative, car M. A n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension en référé. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond de la légalité de la sanction disciplinaire.

Avocat : RETOUT PAULINE

29 avril 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502296

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Binic-Étables-sur-Mer du 11 décembre 2024, qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable pour l'extension d'une maison d'habitation. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité de l'arrêté en invoquant notamment une méconnaissance des articles UB 7.1 et UB 10.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, relevant que le projet respectait les règles d'implantation et de hauteur applicables, et que les pièces du dossier étaient suffisantes. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PAUL-AVOCATS

28 avril 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504245

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire tacitement délivré par le maire de Désaignes au groupement forestier des trois vallées pour la rénovation d'un bâtiment. La préfète de l'Ardèche contestait ce permis, estimant qu'il méconnaissait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison d'un risque d'incendie lié à la situation du projet en zone boisée et à l'absence de ressource en eau accessible. Le juge a estimé que ce moyen était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, justifiant la suspension.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

25 avril 2025
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500392

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C comme portée devant une juridiction incompétente. Mme C contestait un arrêté préfectoral liquidant une astreinte de 61 950 euros, prononcée par la cour d'appel de Bastia en 2019 pour infraction au code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que le contentieux du recouvrement de cette astreinte, fondée sur une décision pénale, relève de l'ordre judiciaire, et non de l'ordre administratif. Cette solution s'appuie sur les articles L. 480-7 et L. 480-8 du code de l'urbanisme et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

25 avril 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203054

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'EURL Enpro France, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale au titre de l'exercice 2014. Ces rappels faisaient suite à la cession de titres de sa filiale GGB France à une société sœur luxembourgeoise pour 10 euros, que l'administration avait requalifiée en transfert indirect de bénéfices sur le fondement de l'article 57 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement démontré l'existence d'un avantage consenti à l'entreprise liée, en retenant une valeur vénale des titres de 22 108 891 euros, et que la société requérante n'apportait pas la preuve que les prix pratiqués correspondaient à des conditions normales de marché. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée.

Avocat : PAUL HASTINGS LLP EUROPE

25 avril 2025• 7ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302924

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B I D C, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 12 octobre 2023 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de ses conditions de détention. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en maintenant cette inscription, compte tenu de la nature et de la gravité des faits pour lesquels l'intéressé a été condamné, de son comportement en détention et des risques persistants. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022 relative au répertoire des détenus particulièrement signalés.

Avocat : PAULUS-BASURCO

25 avril 2025• CHAMBRE 1
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408706

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de la Vendée du 8 juin 2024 qui imposait à M. B, ressortissant guinéen, une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge estimant que la vie privée et familiale de l'intéressé, notamment son concubinage avec une réfugiée et la naissance imminente de jumeaux, justifiait son maintien en France. En conséquence, les décisions portant fixation du pays de destination, interdiction de retour et obligation de présentation ont également été annulées.

Avocat : PAUGAM

24 avril 2025• OQTF 6 semaines - 6ème chambre
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500219

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Safran Vescovato d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal refusant un permis de construire. La société requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

24 avril 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500716

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d'exclusion d'un an infligée à M. A par La Poste. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'absence de pièces justificatives suffisantes démontrant une situation financière critique ou un péril imminent pour le projet d'acquisition immobilière. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'autorité de chose jugée ou la disproportion de la sanction, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions de M. A ont donc été rejetées, et celui-ci a été condamné à verser 1 200 euros à La Poste au titre des frais de justice.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

24 avril 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203752

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme B et l'EARL H d'une demande d'indemnisation pour le retard de l'État à accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une ordonnance d'expulsion d'un occupant sans titre. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution, en raison du délai anormalement long entre la réquisition du concours de la force publique (7 octobre 2020) et l'expulsion effective (23 juin 2021), incluant la trêve hivernale. Le tribunal a reconnu une faute de l'État et a condamné ce dernier à verser aux requérants une somme totale de 68 542 euros en réparation des préjudices matériels (frais de nettoyage, perte de loyers) et moraux (préjudice d'anxiété).

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PAUL-AVOCATS

24 avril 2025• 3ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2402407

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par M. B. Cette demande visait à identifier les causes des désordres (fissures, dysfonctionnements) affectant son habitation, qu'il impute à des travaux d'assainissement réalisés en mai 2023 par la communauté urbaine Limoges Métropole. Le juge a estimé la mesure utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité de la puissance publique et a désigné un expert avec une mission complète. La demande de la communauté urbaine tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

17 avril 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2301502

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du syndicat intercommunal des eaux du bassin de l'Ardèche (SEBA) d'abroger plusieurs délibérations et marchés publics relatifs à un projet d'assainissement collectif. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les marchés publics, un tel contrat ne pouvant faire l'objet d'une demande d'abrogation. Il a également estimé que M. A ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre les délibérations des 4 juillet 2018 et 9 mai 2019, celles-ci constituant des actes préparatoires ne faisant pas grief. Enfin, les moyens soulevés par le requérant, notamment tirés de l'absence d'enquête publique et de l'illégalité des actes, ont été écartés comme non fondés.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

17 avril 2025• 2ème chambre
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00979

Avocat : ESCUDIER JEAN-PAUL

15 avril 2025• 3ème chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501963

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet du Tarn du 18 mars 2025 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de six mois, et l'assignant à résidence. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité des conclusions contre le refus de séjour, cette décision étant inexistante car déjà annulée par un précédent jugement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les débats ont porté sur la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation, au regard des articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : RICARD PAULINE

14 avril 2025• Reconduite à la frontière