996 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
996
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 567
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D... demandant l'annulation de l'arrêté du 3 janvier 2026 du préfet de la Haute-Garonne l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que l'assignation à résidence était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment considéré que l'allongement du délai pour prononcer une assignation à résidence, issu de la loi du 26 janvier 2024, s'appliquait à l'obligation de quitter le territoire français de novembre 2023, sans méconnaître le principe de non-rétroactivité.
Avocat : RICARD PAULINE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 20 janvier 2026, a donné acte du désistement de la SASU Stop Trans de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester un arrêté du maire de Goussainville du 3 octobre 2025 lui ordonnant de cesser des travaux. Le désistement, accepté par la commune, a été jugé pur et simple. Cette solution a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : PAUL-AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... contestant son transfert aux autorités maltaises et son assignation à résidence. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles 3, 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, une erreur de fait sur l'accord de Malte, et une erreur manifeste d'appréciation au titre de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux. La solution retenue s'appuie sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CORDIN PAULINE
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant soudanais, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 14 avril 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne souffrait d'aucun défaut d'examen particulier. Il a également estimé que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, le courrier informant le requérant ayant été régulièrement notifié. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-16 du même code a été écarté, le tribunal considérant que l'OFII avait pris en compte la situation du demandeur.
Avocat : PAUGAM
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à l’annulation du rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet des Hauts-de-Seine. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a fait droit à la demande de frais d’instance en condamnant l’État à verser 1 000 euros à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du même code. Le surplus des conclusions a été rejeté.
Avocat : NICOLAY PAUL
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la société SDM Holding, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour la période 2015-2017. La société, en tant que mère du groupe fiscal, demandait la décharge des impositions et de la majoration de 80 % pour manœuvres frauduleuses. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que l’administration avait bien adressé le document d’information préalable prévu à l’article R. 256-1 du livre des procédures fiscales et que l’avis de mise en recouvrement du 29 septembre 2020 était régulier. Sur le fond, le tribunal a validé le rejet de la comptabilité de la filiale Distribution Mouchotte et la reconstitution de ses recettes, sans se prononcer sur les pénalités dans l’extrait fourni.
Avocat : PAULY
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de l'arrêté du maire de Goussainville du 4 janvier 2024. Cet arrêté avait prononcé un sursis à statuer de deux ans sur sa demande de permis de construire un immeuble de bureaux avec logement de gardien, en application de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le projet était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme, dont l'élaboration était suffisamment avancée. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : PAUL-AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... qui demandait le remboursement d'une somme de 4 008 euros et l'indemnisation d'un préjudice moral. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires de M. C... car elles visaient en réalité à contester le bien-fondé d'un titre exécutoire émis par la commune d'Issarlès, alors que le délai de recours contre ce titre était expiré. L'affaire portait sur la responsabilité de M. C..., organisateur d'une manifestation, pour l'abandon de déchets sur la voie publique. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 27 novembre 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours en vue de son transfert vers l'Allemagne. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne révélait pas un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant et qu'elle était conforme à l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que la mesure était nécessaire, adaptée et proportionnée, dès lors que l'exécution du transfert demeurait une perspective raisonnable malgré les délais, et que le requérant n'avait entrepris aucune démarche pour s'y conformer.
Avocat : PAUGAM
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. A... contre le refus de permis de construire du 14 septembre 2023 et le retrait de permis tacite du 26 janvier 2024, concernant une maison individuelle avec local agricole. Le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence, de vice de forme et de défaut de motivation, et a jugé que le maire de Fabras n’avait pas commis d’erreur de droit ou de fait en estimant que l’activité de culture de safran ne justifiait pas une construction nécessaire à l’exploitation agricole au sens du règlement du PLU. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête en annulation du refus de permis et, par voie de conséquence, la demande d’annulation du retrait du permis tacite, en application des articles L. 421-6, L. 424-3 et L. 111-5 du code de l’urbanisme.
Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B... concernant le refus de lui octroyer un congé de longue maladie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière de la requérante ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une mesure provisoire. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. La requérante invoquait un vice de procédure (absence d'enquête et d'entretien préalables) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen procédural, estimant que les formalités prévues aux articles 36 et 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 avaient bien été accomplies. Sur le fond, il a jugé que le ministre n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'insuffisance et l'instabilité des ressources de Mme A... pour ajourner sa demande, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du même décret.
Avocat : CASADEBAIG & ASSOCIES - ELIGE PAU
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande d’expertise présentée par la société MAAF assurances, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à établir la dangerosité d’une intersection à Lieurey suite à un accident de la circulation survenu le 23 juillet 2016. Le tribunal a estimé que la mesure était dépourvue d’utilité, d’une part car la configuration des lieux avait été modifiée après l’accident, rendant impossible une reconstitution par expertise, et d’autre part car l’action en responsabilité contre la commune était manifestement prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE- MONS-BARIAUD
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par le syndicat intercommunal d’aménagement des rivières et du cycle de l’eau (SIARCE) d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs sociétés (SAFEGE, Degrémont France, Atelier d’architecture Malisan, Chantiers modernes construction, Urbaine de travaux) sur le fondement de la garantie décennale. Le syndicat réclamait la somme de 2 008 291,52 euros TTC pour des désordres affectant un ouvrage, le rendant impropre à sa destination, ainsi que des préjudices d’exploitation et les frais d’expertise. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête et les moyens soulevés, notamment l’imputabilité des désordres aux constructeurs et l’absence de faute du maître d’ouvrage. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles 1792 et suivants du code civil, relatifs à la garantie décennale des constructeurs, et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.
Avocat : SELARL PAUPER ET ASSOCIES
Avocat : BREDON PAULINE
Avocat : LX PAU-TOULOUSE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. G..., ressortissant bangladais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Aude. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, en application de l'article 47 du code civil.
Avocat : PAULET
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 9 juillet 2025 prolongeant d'un an le stage de M. A..., ingénieur civil de la défense, ainsi que de l'arrêté d'avancement d'échelon du 2 juillet 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la prolongation du stage ne compromettant pas la titularisation et l'intéressé continuant à percevoir son traitement. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions.
Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE - BOUCHERLE - MAGNE- MONS-BARIAUD
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet de la Loire-Atlantique. Il a enjoint à M. A..., débouté de sa demande d’asile par une décision définitive de la CNDA, de libérer sans délai le logement d’hébergement d’urgence qu’il occupait indûment. Le juge a estimé que la mesure était urgente et utile, compte tenu de la saturation du dispositif d’accueil des demandeurs d’asile dans le département, et qu’elle ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, la situation de vulnérabilité invoquée par l’intéressé ne constituant pas une circonstance exceptionnelle de nature à y faire obstacle. La décision se fonde sur les articles L. 552-15 et L. 552-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : PAUGAM