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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

593 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

593

Décisions totales

383 581

Ordonnances

291 163

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : PAUEffacer tout
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503622

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de quatre ans. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) en raison de sa relation avec sa compagne française, ainsi qu'une erreur d'appréciation sur l'interdiction de retour. Le tribunal a estimé que les éléments fournis, notamment des photographies et les déclarations de la compagne, ne suffisaient pas à démontrer une vie familiale stable et ancienne en France, justifiant ainsi la mesure d'éloignement. La décision a été prise en application des articles L. 612-10 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : APPAULE

17 décembre 2025• URGENCES ETRANGERS
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514988

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français prise à son encontre en 2023. La requérante invoquait un changement de situation (mariage avec un réfugié) pour caractériser une urgence, mais le juge a estimé que l’ancienneté de la mesure et l’absence de placement en rétention ne justifiaient pas une urgence particulière nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures. La condition d’urgence n’étant pas remplie, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : RAPAUD

16 décembre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505901

Le juge des référés du Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 16 octobre 2025 par lequel le ministre de l'intérieur a suspendu M. B..., élève gardien de la paix, de ses fonctions. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, car la suspension n'entraînait qu'une perte de prime de 170 euros par mois, sans justifier de difficultés financières graves, et que les autres préjudices allégués (retard de scolarité, carrière) étaient éventuels ou non immédiats. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : PAULINE MISSOFFE AVOCAT

12 décembre 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300461

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de M. C... demandant l’annulation du refus du maire de Sorbo Ocagnano d’utiliser ses pouvoirs de police pour rétablir la circulation sur un chemin rural. La requête initiale ne contenait pas de conclusions principales à fin d’annulation ou de condamnation, mais seulement des conclusions à fin d’injonction, et les conclusions en annulation ont été formulées après l’expiration du délai de recours contentieux. En conséquence, le tribunal a condamné M. C... à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice, sans faire droit à ses propres demandes.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

12 décembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534249

Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui contestait un arrêté du ministre de l'intérieur le suspendant de ses fonctions d'élève gardien de la paix. Le juge estime que le litige, relatif à une décision individuelle prise dans l'exercice de pouvoirs de police, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Rouen, lieu de résidence du requérant à la date de la décision, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du même code. Par conséquent, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, conformément à l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET PAULINE MISSOFFE AVOCAT (SARL)

11 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2420225

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que l'avis du collège des médecins de l'OFII avait été régulièrement rendu. Il a jugé que l'état de santé de M. A... ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du CESEDA, et que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : PAUGAM

9 décembre 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426264

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. E..., ressortissant espagnol, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de refus du ministre de l’intérieur d’abroger un arrêté d’expulsion pris à son encontre en 1984. Le tribunal a jugé que le courrier du 13 février 2025, informant de l’examen prochain de la demande par la commission d’expulsion, ne constituait ni une abrogation ni un retrait de la décision implicite de refus. Il a ensuite appliqué les articles L. 200-2, L. 200-6 et L. 632-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour rappeler que l’abrogation d’une expulsion dépend de l’évolution de la menace à l’ordre public et des changements dans la situation personnelle de l’intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés n’étant pas fondés.

Avocat : PAULUS-BASURCO

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503049

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du ministre des armées relative à son reclassement en tant qu’ouvrier de l’État. Le requérant s’est désisté purement et simplement de ses conclusions en annulation. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais d’instance, chaque partie conservant la charge de ses propres frais.

Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL

5 décembre 2025
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301450

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du maire de Tallone de lui délivrer un permis de construire pour l'extension d'un hangar agricole. Le tribunal a jugé que le maire pouvait légalement refuser le permis malgré un avis favorable du préfet, en se fondant sur l'absence de nécessité agricole du projet. La décision s'appuie sur les articles L. 121-8 et L. 422-5 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le PADDUC, pour conclure que le projet ne s'inscrivait pas en continuité avec une agglomération ou un village existant.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA83Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401595

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par une agent hospitalier contestant le refus implicite de sa demande de congé de longue maladie. L’administration ayant finalement accordé les congés sollicités, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.

Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL

4 décembre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300788

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. E... contestant le maintien de son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le tribunal a jugé que la décision du garde des sceaux était suffisamment motivée et fondée sur des éléments objectifs, notamment le profil pénal du requérant lié à l'organisation terroriste ETA et le risque persistant d'évasion, justifiant des mesures de sécurité renforcées. Il a écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'erreur de droit, de la violation des stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (article D. 223-11) et l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022.

Avocat : PAULUS BASURCO

4 décembre 2025• CHAMBRE 1
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502309

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 fixant l'Algérie comme pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le signataire justifiait d'une compétence régulière, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. Il a également estimé que le moyen tiré d'un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie n'était pas établi. La solution s'appuie notamment sur les articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et 8 de la même Convention.

Avocat : CASTILLE PAULINE

3 décembre 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503430

Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de M. A... contre son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge estime que la décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques est suffisamment motivée et que le droit d'être entendu a été respecté. Il considère que l'éloignement de l'intéressé, qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, demeure une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, tirés de l'état de santé et de l'erreur d'appréciation sur le lieu de pointage, sont également écartés.

Avocat : APPAULE

3 décembre 2025• URGENCES ETRANGERS
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517054

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par le préfet du Val-d’Oise d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler la décision du maire de Goussainville d’apposer un drapeau palestinien sur la façade de l’hôtel de ville. Le préfet s’est toutefois désisté de son recours par un mémoire enregistré le 31 octobre 2025. Par ordonnance du 2 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation au titre de l’article L. 761-1 du même code n’a été prononcée.

Avocat : PAUL-AVOCATS

2 décembre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503422

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet des Pyrénées-Atlantiques du 10 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de trois ans, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas en situation de compétence liée et que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. L'interdiction de retour de trois ans a été considérée comme proportionnée à la situation de l'intéressé, qui s'était maintenu irrégulièrement. En conséquence, l'assignation à résidence a été validée, les moyens soulevés étant infondés.

Avocat : APPAULE

2 décembre 2025• URGENCES ETRANGERS
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502574

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'EARL B... et des syndicats agricoles pour suspendre l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2025 ordonnant l'abattage total d'un troupeau de 82 bovins suite à la contamination d'un animal par la dermatose nodulaire contagieuse. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit de propriété, en raison d'une motivation insuffisante, d'un défaut de procédure contradictoire et du caractère disproportionné de l'abattage total face à des mesures alternatives (vaccination, confinement). Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'en l'état de l'instruction, la mesure d'abattage total, prévue par l'arrêté ministériel du 16 juillet 2025 et les règlements européens applicables, ne présentait pas de caractère manifestement disproportionné au regard de l'urgence sanitaire et de la nécessité d'éradiquer la maladie.

Avocat : LABORIE PAULINE

2 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2412543

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes distinctes, enregistrées sous les numéros 2412543 et 2412544, par lesquelles M. I... et Mme D... G... épouse F... demandaient l'annulation des arrêtés du 11 juillet 2024 du préfet de la Loire-Atlantique leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et leur interdisant le retour pour six mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté les deux requêtes, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PAUGAM

2 décembre 2025• 3ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302992

Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante brésilienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 20 octobre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle de l'intéressée. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire n'était pas privée de base légale.

Avocat : APPAULE

28 novembre 2025• CHAMBRE 2
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502405

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’ANAH lui retirant le bénéfice de l’aide « MaprimeRénov’ ». Après que l’administration a versé la somme réclamée, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales, tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’ANAH à verser 1 000 euros à Mme B... au titre des frais exposés.

Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL

28 novembre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302222

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en juge unique, a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du département des Pyrénées-Atlantiques de lui ouvrir les droits au revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er juillet 2022. La requérante soutenait avoir déposé un dossier complet le 18 juillet 2022, mais l'administration a classé sa demande sans suite en raison d'informations manquantes, avant d'ouvrir ses droits au 1er décembre 2022 suite à une nouvelle demande. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 262-18 et R. 262-33 du code de l'action sociale et des familles, le RSA est dû à compter du dépôt de la demande complète. En l'espèce, la première demande étant incomplète et n'ayant pas été régularisée, le tribunal a rejeté la requête de Mme B..., confirmant ainsi la décision du département.

Avocat : APPAULE

27 novembre 2025• JUGE UNIQUE 3