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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

552 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

552

Décisions totales

383 581

Ordonnances

261 732

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PAULEffacer tout
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401066

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 689,31 euros. Le juge unique a d'abord déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires de M. A, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision du 27 mai 2024, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Enfin, le tribunal a jugé que l'administration avait suffisamment établi l'existence d'une vie de couple stable et continue entre M. A et Mme B, justifiant ainsi le bien-fondé de l'indu de RSA.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

12 mai 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX02070

Avocat : PAULIAN

6 mai 2025• 3ème chambre (formation à 3)
« Précédent6789101112Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201083

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, mandataire judiciaire de la société MB Terrassement, qui contestait la résiliation de son marché public de travaux par la collectivité de Corse. Le tribunal a jugé que la résiliation était valide, car la mise en demeure du 18 juillet 2019 était restée infructueuse, et que la reprise unilatérale des travaux par la société sans autorisation ne pouvait pas remettre en cause cette décision. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, fondé sur les articles 46.3.1 et 46.3.2 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

6 mai 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200362

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de L’Île-Rousse du 8 novembre 2021, révisant la tarification des droits de place du marché couvert. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la commune, jugeant que le litige portait sur la légalité de la délibération elle-même et non sur le recouvrement des droits, relevant ainsi de la compétence du juge administratif. Sur le fond, il a examiné les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 2224-18 et L. 2131-3 du code général des collectivités territoriales, ainsi que des principes d’égalité et de liberté du commerce et de l’industrie. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des textes précités.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

5 mai 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200363

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par le préfet de la Haute-Corse d’un recours en excès de pouvoir, a annulé la délibération du 8 novembre 2021 du conseil municipal de L’Île-Rousse révisant les tarifs des droits de place du marché forain. Le tribunal a jugé que la délibération méconnaissait l’article L. 2224-18 du code général des collectivités territoriales, faute de consultation préalable des organisations professionnelles de commerçants. Il a également estimé que la double distinction tarifaire entre vendeurs "réguliers" et "volants" violait le principe d’égalité et la liberté du commerce et de l’industrie, en créant une discrimination injustifiée et une aide économique déguisée. La solution retenue est l’annulation de la délibération, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

5 mai 2025• 1ère chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-23NT01738

Avocat : DESERT PAULINE

2 mai 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502296

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Binic-Étables-sur-Mer du 11 décembre 2024, qui ne s'opposait pas à une déclaration préalable pour l'extension d'une maison d'habitation. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité de l'arrêté en invoquant notamment une méconnaissance des articles UB 7.1 et UB 10.1 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, relevant que le projet respectait les règles d'implantation et de hauteur applicables, et que les pièces du dossier étaient suffisantes. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée, et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PAUL-AVOCATS

28 avril 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203054

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'EURL Enpro France, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés et de contribution sociale au titre de l'exercice 2014. Ces rappels faisaient suite à la cession de titres de sa filiale GGB France à une société sœur luxembourgeoise pour 10 euros, que l'administration avait requalifiée en transfert indirect de bénéfices sur le fondement de l'article 57 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement démontré l'existence d'un avantage consenti à l'entreprise liée, en retenant une valeur vénale des titres de 22 108 891 euros, et que la société requérante n'apportait pas la preuve que les prix pratiqués correspondaient à des conditions normales de marché. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée.

Avocat : PAUL HASTINGS LLP EUROPE

25 avril 2025• 7ème Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302924

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B I D C, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 12 octobre 2023 maintenant son inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de ses conditions de détention. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en maintenant cette inscription, compte tenu de la nature et de la gravité des faits pour lesquels l'intéressé a été condamné, de son comportement en détention et des risques persistants. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et l'instruction ministérielle du 11 janvier 2022 relative au répertoire des détenus particulièrement signalés.

Avocat : PAULUS-BASURCO

25 avril 2025• CHAMBRE 1
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500716

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d'exclusion d'un an infligée à M. A par La Poste. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'absence de pièces justificatives suffisantes démontrant une situation financière critique ou un péril imminent pour le projet d'acquisition immobilière. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'autorité de chose jugée ou la disproportion de la sanction, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les conclusions de M. A ont donc été rejetées, et celui-ci a été condamné à verser 1 200 euros à La Poste au titre des frais de justice.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

24 avril 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2203752

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme B et l'EARL H d'une demande d'indemnisation pour le retard de l'État à accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une ordonnance d'expulsion d'un occupant sans titre. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 153-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution, en raison du délai anormalement long entre la réquisition du concours de la force publique (7 octobre 2020) et l'expulsion effective (23 juin 2021), incluant la trêve hivernale. Le tribunal a reconnu une faute de l'État et a condamné ce dernier à verser aux requérants une somme totale de 68 542 euros en réparation des préjudices matériels (frais de nettoyage, perte de loyers) et moraux (préjudice d'anxiété).

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PAUL-AVOCATS

24 avril 2025• 3ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2402407

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par M. B. Cette demande visait à identifier les causes des désordres (fissures, dysfonctionnements) affectant son habitation, qu'il impute à des travaux d'assainissement réalisés en mai 2023 par la communauté urbaine Limoges Métropole. Le juge a estimé la mesure utile pour éclairer un éventuel litige en responsabilité de la puissance publique et a désigné un expert avec une mission complète. La demande de la communauté urbaine tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

17 avril 2025
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-24TL00979

Avocat : ESCUDIER JEAN-PAUL

15 avril 2025• 3ème chambre
TA31Décision

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501963

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet du Tarn du 18 mars 2025 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de six mois, et l'assignant à résidence. Le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité des conclusions contre le refus de séjour, cette décision étant inexistante car déjà annulée par un précédent jugement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais les débats ont porté sur la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation, au regard des articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : RICARD PAULINE

14 avril 2025• Reconduite à la frontière
TA54Décision

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500956

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de placement à l'isolement de M. B, détenu à la maison d'arrêt de Nancy-Maxéville. Le juge a estimé que l'urgence, pourtant présumée pour ce type de mesure, n'était pas caractérisée en raison de circonstances particulières : M. B n'avait passé que deux heures à l'isolement et refusait de quitter le quartier disciplinaire, ce qui faisait obstacle à l'exécution de la décision contestée. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen tiré du doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : FAVARETTO PAULINE

14 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300146

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de reclassement par la collectivité de Corse. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'absence de motivation d'une décision implicite n'est pas illégale si l'intéressé n'a pas demandé communication des motifs. Sur le fond, il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en ne proposant pas de période de préparation au reclassement, car l'avis médical antérieur à la décision concluait à une aptitude à des fonctions aménagées, et non à une inaptitude totale. La requête a donc été rejetée, et les conclusions de M. B au titre des frais de justice ont été écartées.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

11 avril 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200522

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A contestant la décision tacite de rejet de sa demande de permis de construire une maison individuelle sur une parcelle située dans un site classé à Penta-di-Casinca. Le tribunal a constaté que le terrain se trouvait dans un site classé, ce qui imposait un délai d'instruction de huit mois et l'obtention d'un accord exprès du ministre chargé des sites, conformément aux articles R. 423-31 et R. 425-17 du code de l'urbanisme. En l'absence de décision expresse du maire à l'issue de ce délai, une décision tacite de rejet était légalement née. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, dès lors que l'accord ministériel du 13 juillet 2021, bien que favorable, était assorti de prescriptions que le projet ne respectait pas.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

10 avril 2025• 1ère chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401348

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Yonne du 6 mars 2024 ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut de procédure contradictoire. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : MESUROLLE PAULINE

8 avril 2025• 1ère chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401349

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante afghane, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Yonne du 6 mars 2024 ordonnant sa remise aux autorités grecques. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le vice de procédure, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : MESUROLLE PAULINE

8 avril 2025• 1ère chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201075

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de la Haute-Corse, qui contestait le classement partiel d’une parcelle en zones constructibles UC et UCa par le plan local d’urbanisme révisé de Castellare-di-Casinca. Le préfet soutenait que cette parcelle, située en plaine agricole et irriguée, relevait des espaces agricoles stratégiques, mais le tribunal a estimé que son inclusion dans une enveloppe urbaine déjà constituée, en continuité de zones bâties, ne constituait pas une erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur les articles L.121-8 du code de l’urbanisme et les orientations du PADDUC, jugeant que le classement n’entravait pas la vitalité urbaine ni ne compromettait irrémédiablement la vocation agricole du reste de la parcelle.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

4 avril 2025• 1ère chambre