24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 317
Avec résumé IA
Avocat : PINTO
Avocat : PEUDUPIN AURÉLIE
Avocat : PIERROT
Avocat : PIALOU
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Avocat : STEPIEN
Avocat : PIGOT
Avocat : TUPINIER
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 100 000 euros présentée par Mme A..., agent communal, en réparation des préjudices consécutifs à un accident de service survenu le 16 juin 2023. Le juge a estimé que le lien de causalité entre l'accident et l'ensemble des troubles invoqués (cognitifs et vasculaires) n'était pas établi avec un degré suffisant de certitude, rendant l'obligation de la commune d'Aubervilliers sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PIERSON
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Bourse Direct, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés au titre du crédit d’impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2017. Le litige portait sur l’éligibilité des dépenses liées au projet « Nouvelle architecture », un développement logiciel en langage PHP. Le tribunal a estimé que ces dépenses ne constituaient pas des opérations de développement expérimental au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts et de l’article 49 septies F de son annexe III. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la position de l’administration fiscale.
Avocat : AARPI DILLENSCHNEIDER FAVARO
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l’étranger, situé dans les Hauts-de-Seine. Par ordonnance, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent pour connaître de la requête.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., un ressortissant tunisien majeur, contestant la décision du 11 décembre 2025 du président du conseil départemental des Yvelines mettant fin à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant était informé depuis plusieurs mois de son obligation de quitter le territoire français et n'avait pas justifié de démarches suffisantes pour trouver un hébergement, malgré l'activation du plan grand froid. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte ou l'erreur de droit, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : SCP PIGOT SEGOND ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la société Sud Lavage, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les pertes subies en raison des arrêtés préfectoraux de 2022 restreignant l'usage de l'eau en Charente-Maritime durant une sécheresse. La société invoquait la responsabilité pour faute (vice de procédure, erreurs de droit, disproportion) et la responsabilité sans faute (rupture d'égalité devant les charges publiques). Le tribunal a jugé que les mesures étaient légales et proportionnées, fondées sur les articles R. 211-66 et R. 211-67 du code de l'environnement, et que la société ne démontrait pas de préjudice anormal et spécial ouvrant droit à réparation. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Charente-Maritime refusant de renouveler son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, et prononçant une interdiction de retour de deux ans ainsi qu'une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. C... ne remplissait pas les conditions de délivrance d'un titre sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision n'était entachée ni d'erreur de fait ni d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, l'assignation à résidence a été validée en raison d'un risque de fuite, conformément à l'article L. 731-1 du CESEDA.
Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS CIANCIARULLO-GARGADENNEC (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Volotea contestant trois amendes infligées par l'ACNUSA pour des atterrissages durant le couvre-feu de l'aéroport de Nantes-Atlantique. Le tribunal a jugé que l'ACNUSA n'avait pas commis d'erreur de droit en interprétant strictement la notion de "raisons indépendantes de la volonté du transporteur" prévue par l'arrêté du 28 septembre 2021, et que la référence à des "circonstances extraordinaires" n'était qu'un élément d'appréciation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du principe de sécurité juridique et de l'erreur d'appréciation, estimant que les retards étaient imputables à la société. En conséquence, le tribunal a confirmé le montant des amendes, fondé sur les articles L. 6361-12 et L. 6361-13 du code des transports.
Avocat : CABINET CHESNEAU FISCHEL (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l'association des riverains du quartier Daumesnil-Reuilly et autres, qui demandaient l'annulation du permis d'aménager délivré par la maire de Paris pour le réaménagement de la place Félix Eboué. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière et que les omissions dans les visas étaient sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également estimé que les insuffisances alléguées du dossier de demande n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet à la réglementation applicable, en application des articles R. 441-8 du code de l'urbanisme et des principes généraux du droit des autorisations d'urbanisme.
Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris, saisi par la société Parc éolien des vignes d’une demande en décharge de la contribution sur la rente infra-marginale d’électricité (CRIM) pour les périodes de 2022 et 2023, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, ainsi que de l’article 344-0 A de l’annexe III du code général des impôts, le tribunal a constaté que le lieu de dépôt des déclarations fiscales de la société est fixé au service des grandes entreprises, dont le siège est situé en Seine-Saint-Denis. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
Avocat : CABINET JEANTET ( AARPI )
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par la société Eoliennes de Rully d’une demande en décharge de la contribution sur la rente infra-marginale d’électricité (CRIM) pour les périodes de 2022 et 2023, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que le lieu de dépôt des déclarations fiscales de la société était fixé au service des grandes entreprises, dont le siège est situé en Seine-Saint-Denis, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Montreuil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant monténégrin, contestant l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi prises par le préfet de la Sarthe le 27 novembre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également déclaré inopérant le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme contre l'obligation de quitter le territoire, celle-ci ne fixant pas le pays de destination. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SCP PIGEAU CONTE MURILLO
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme irrecevable la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus implicite de la préfète du Loiret de faire droit à sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a relevé d'office que la décision implicite de rejet était née le 16 décembre 2021 et que le recours gracieux formé le 11 mars 2022, ainsi que la requête contentieuse enregistrée le 3 août 2023, étaient tardifs, le délai de deux mois pour agir étant expiré. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par le requérant, fondés notamment sur la convention franco-sénégalaise et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PIEROT