24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 367
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : SCP SPINOSI
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : AARPI PROTAT
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON
Avocat : AXIPITER
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui contestait la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite sa demande de rendez-vous pour une admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que cette décision, motivée par l'absence de pièces justificatives (notamment un scan couleur du passeport), se bornait à différer la prise de rendez-vous et ne constituait pas un acte susceptible de recours pour excès de pouvoir. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire préalable.
Avocat : PIERROT
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par l’association Initiative Haute-Vienne de deux requêtes contestant des avis de sommes à payer émis par la région Nouvelle-Aquitaine pour le recouvrement d’un indu de subvention de 26 417,73 euros. Le tribunal a jugé que la signataire de l’avis disposait d’une délégation de signature régulièrement publiée, écartant ainsi le moyen d’incompétence. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance des règles du retrait des décisions créatrices de droits. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de l’association.
Avocat : MONPION
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par l’association Initiative Haute-Vienne de deux requêtes dirigées contre des avis de sommes à payer émis par la région Nouvelle-Aquitaine pour le recouvrement d’un indu de subvention de 26 417,73 euros. Le tribunal a jugé que la signataire de l’avis de sommes à payer disposait d’une délégation de signature régulièrement publiée, écartant ainsi le moyen tiré de l’incompétence. La solution retenue est le rejet des requêtes, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie notamment sur le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante congolaise, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction pour le renouvellement de son titre de séjour « visiteur ». Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car une décision implicite de rejet de sa demande était née le 19 janvier 2024, en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, faire droit à sa demande aurait eu pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce que le juge des référés ne peut ordonner.
Avocat : COMPIN NYEMB
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a convoqué l’intéressé pour déposer sa demande et l’a maintenu en situation régulière jusqu’au rendez-vous. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction, devenues sans objet, et a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais d’instance.
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... en raison de l'inexécution d'une précédente ordonnance du 8 septembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer l'intéressée pour le dépôt de sa demande de changement de statut, ce qui n'a pas été fait. Constatant un élément nouveau justifiant une modification des mesures, le juge a enjoint au préfet de convoquer Mme B... sous quinze jours, sous astreinte de 30 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : PIERRE
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme C..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance du 23 décembre 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement. Aucun examen au fond de la légalité de la décision attaquée n'a donc été effectué.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... A... qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de titre de séjour. La requête a été rejetée pour incompétence territoriale, la requérante résidant à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 novembre 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la présomption d'urgence en matière de refus de renouvellement de titre de séjour n'étant pas invocable en l'espèce. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., jeune majeur, qui demandait une injonction au département des Yvelines de le prendre en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant d'aucune démarche depuis la fin de sa prise en charge initiale. Il a également considéré qu'il n'était pas porté d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, dès lors que le département n'avait pas mis fin à une prise en charge en cours et que M. B... ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un contrat jeune majeur, notamment en raison de contradictions sur son état civil. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SCP PIGOT SEGOND ASSOCIES
Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté préfectoral du 15 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure avait respecté les droits de l'intéressée et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté a été rejetée.
Avocat : PIEROT
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par un détenu, M. B..., d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur du centre de détention de Montmédy de lui communiquer des images de vidéosurveillance et des rapports d’incident. Le tribunal a jugé que ces documents constituent des documents administratifs communicables en vertu des articles L. 300-1 à L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration. Il a annulé la décision de refus et enjoint à l’administration de procéder à la communication, sous astreinte, en application de la législation sur l’accès aux documents administratifs.
Avocat : AARPI THEMIS