24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
307 256
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Garonne retirant à M. B..., ressortissant algérien, son certificat de résident de dix ans pour rupture de la communauté de vie avec son épouse française. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée compte tenu des conséquences graves du retrait sur la situation personnelle et professionnelle du requérant. Sur le doute sérieux, il a relevé que l’administration n’apportait pas la preuve d’une fraude lors de la délivrance du titre et que les stipulations de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ne prévoient pas un tel retrait en l’absence de fraude. En conséquence, le tribunal a suspendu l’exécution de la décision de retrait et enjoint au préfet de restituer le certificat de résidence ou de délivrer une autorisation provisoire de séjour, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et 7 bis a) de l’accord franco-algérien.
Avocat : PINSON
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en matière de contravention de grande voirie, a été saisi par la Polynésie française et le Port autonome de Papeete pour condamner M. A... F... pour occupation illégale du domaine public maritime par son navire « ASIA », amarré sans autorisation à la marina de Vaiare à Moorea. Le tribunal a rejeté les exceptions de procédure soulevées par M. F..., considérant que la requête était recevable et que le procès-verbal était régulier, l'agent verbalisateur étant assermenté et la marina relevant de la circonscription du port autonome. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. F... restait propriétaire du navire faute d'enregistrement et de publicité de la vente, et l'a condamné à une amende, à enlever le navire sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et à remettre les lieux en état, sur le fondement des articles L. 774-1 et suivants du code de justice administrative et du code des ports maritimes.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN