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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 208

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 855

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : PIEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309117

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... et Mme A..., membres du Conseil de Paris, qui demandaient l'annulation de la délibération portant adoption du budget primitif 2023 de la Ville de Paris et de quinze autres délibérations connexes. Les requérantes contestaient la légalité de ces actes en raison d'un vice de procédure affectant le débat d'orientations budgétaires, notamment la transmission tardive du rapport d'orientations. Le tribunal a jugé que, malgré un délai de transmission inférieur à celui prévu par le règlement intérieur du Conseil de Paris, ce vice n'avait pas été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise ni de priver les intéressés d'une garantie, en application des articles L. 2312-1 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)

21 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407244

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B..., ressortissante salvadorienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de l’intéressée, présentée par courrier du 30 avril 2024, relevait de la procédure de dépôt en préfecture ou par voie postale prévue à l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et non du téléservice. En l’absence de justificatif de dépôt complet de sa demande, la requérante n’établissait pas que l’administration aurait refusé de l’enregistrer, rendant la mesure demandée non utile au sens de l’article L. 521-3.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PAPINOT

21 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507115

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête d’un ressortissant géorgien contestant un arrêté préfectoral du Tarn lui interdisant le retour sur le territoire français pour trois ans et l’assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des articles L. 612-7 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La magistrate désignée a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que l’interdiction de retour était légalement fondée sur l’article L. 612-7 du CESEDA et que l’assignation à résidence était justifiée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

21 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501612

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu notamment de l'absence de preuve d'une vie familiale stable et d'une insertion professionnelle. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : PIGNEIRA

21 octobre 2025
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500295

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par la Ligue des droits de l'homme d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 20 mars 2025 du haut-commissaire interdisant les rassemblements sur plusieurs communes, ainsi que contre une décision révélée par une série de dix-sept arrêtés similaires pris depuis août 2024. Le tribunal a constaté que l'arrêté du 20 mars 2025 avait été retiré par l'autorité compétente, rendant les conclusions dirigées contre lui sans objet. S'agissant des autres arrêtés, le tribunal a jugé qu'ils constituaient des mesures de police distinctes et limitées dans le temps, ne révélant pas une décision unique et continue susceptible d'être attaquée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions contre l'arrêté du 20 mars 2025 et rejeté le surplus des conclusions de la requête.

Avocat : AARPI ANDOTTE AVOCATS

21 octobre 2025• 1ère CHAMBRE
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500601

Le Tribunal Administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A..., contrôleur des douanes, pour contester deux décisions lui infligeant un blâme. La première décision du 14 mars 2025 ayant été retirée et remplacée par une décision du 25 juin 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la requête dirigée contre la décision initiale. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête contre la décision du 25 juin 2025, jugeant que l'autorité signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que la décision était suffisamment motivée. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

21 octobre 2025• 1ère CHAMBRE
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528678

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’une demande de suspension de la décision implicite du préfet de police refusant de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après avoir obtenu une nouvelle attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’en avril 2026. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle. La décision se fonde sur les articles L.521-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)

21 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509985

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 31 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE), malgré une erreur de fait sur la présence de l'enfant en France. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : CABINET GARRIGUE & GANDON AVOCATS (AARPI)

21 octobre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500625

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a examiné le recours de M. A..., contrôleur des douanes, contestant une sanction d’exclusion temporaire de deux jours (dont un avec sursis). Le tribunal a constaté que la décision initiale du 14 mars 2025 avait été retirée et remplacée par une décision du 11 août 2025 de même portée, rendant sans objet les conclusions contre la première. Sur la seconde décision, le tribunal a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, en application du code général de la fonction publique et des délégations de signature. Il a également jugé que les faits reprochés constituaient une faute justifiant une sanction proportionnée, rejetant ainsi l’ensemble de la requête.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

21 octobre 2025• 1ère CHAMBRE
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507118

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. Algemi, ressortissant turc, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil lors du réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait bien procédé à un entretien de vulnérabilité conformément à l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus de l'OFII.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

21 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500085

Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par Mme B... contre l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel la maire de Nouméa a résilié son contrat de travail pour faute. Le tribunal rejette la requête en écartant le moyen tiré de l'incompétence du signataire, au motif que le secrétaire général disposait d'une délégation de signature régulière. Il rejette également le moyen tiré du vice de procédure, en estimant que l'agent a été régulièrement informée de son droit à se faire assister d'un défenseur et convoquée à un entretien préalable, conformément aux articles 100, 104 et 106 de la délibération n° 182 du 4 novembre 2021. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

21 octobre 2025• 1ère CHAMBRE
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501339

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par M. C..., ressortissant ivoirien, d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire, a procédé à la jonction des requêtes. Il a constaté que la décision explicite de refus du 16 juin 2025 s’était substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a annulé l’arrêté préfectoral au motif que le refus de titre de séjour méconnaissait les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui protège le droit à la vie privée et familiale.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

21 octobre 2025• 1ère chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519158

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malienne reconnue réfugiée, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. Il a relevé que la radiation de France travail et les difficultés invoquées par la requérante ne constituaient pas des circonstances suffisantes pour caractériser une telle urgence, et que la preuve de cette urgence n'était pas apportée.

Avocat : TAVARES DE PINHO

21 octobre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501338

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Indre. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas de moyens d'existence suffisants pour bénéficier de la carte de séjour temporaire prévue à l'article L. 422-1 du CESEDA. Il a également estimé que M. A... ne pouvait se prévaloir de la dérogation à la condition de visa de long séjour, faute de justifier d'une entrée régulière en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

21 octobre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501345

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... B..., ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté du préfet de l'Indre lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant, entré irrégulièrement en France, ne pouvait pas bénéficier du certificat de résidence « vie privée et familiale » prévu par le 2° de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, malgré son mariage avec une Française. Le moyen tiré de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile a été écarté comme inopérant, la situation étant régie exclusivement par l’accord bilatéral. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et d’astreinte.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

21 octobre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401792

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. C..., ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Indre. Le tribunal a joint les deux requêtes et considéré que la décision explicite du 16 juin 2025 s'était substituée à la décision implicite de rejet. Statuant sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral au motif que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas avoir procédé à un examen particulier de la situation personnelle et familiale de M. C... au regard de son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

21 octobre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406864

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police du 29 novembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête tardive, car la décision, notifiée à l’adresse indiquée par l’intéressé sans qu’il ait signalé son changement d’adresse, avait fait courir le délai de recours de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme n’a pas été examiné au fond.

Avocat : CABINET CHASSIN, COURNOT-VERNAY (AARPI)

21 octobre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501555

Le Tribunal administratif de Limoges a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir l'autorisation d'instruire sa fille A... en famille pour l'année scolaire 2025-2026, en raison de son handicap. La commission académique de Limoges avait rejeté son recours préalable, confirmant la décision du Dasen de la Haute-Vienne. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'état de santé de l'enfant, justifié par des éléments médicaux, relevait du 1° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Il a enjoint à la rectrice de délivrer l'autorisation dans un délai de sept jours.

Avocat : PION

21 octobre 2025• 1ère chambre
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX00783

Avocat : PICOVSCHI

21 octobre 2025• 4ème chambre (formation à 3)
TA104Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500269

Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) porte sur deux requêtes de Mme A..., agent public évincé par un arrêté du 26 juillet 2022 annulé pour illégalité. Dans la première requête (n°2500269), la requérante demande une provision au titre des traitements non perçus et des congés non pris pour la période d'août 2022 à septembre 2024. Dans la seconde (n°2500270), elle sollicite la condamnation de la Nouvelle-Calédonie à réparer les préjudices résultant de cette éviction illégale. Le tribunal rejette la demande de provision, estimant que l'obligation est sérieusement contestable en l'absence de service fait et en raison de l'incertitude sur le montant net dû. Il rejette également la demande indemnitaire au fond, considérant que la Nouvelle-Calédonie a accepté le principe de l'indemnisation et proposé une transaction, rendant le litige sans objet. Les textes appliqués incluent l'article R. 541-1 du code de justice administrative et l'arrêté n° 1066 du 22 août 1953 sur les congés.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

21 octobre 2025• 1ère CHAMBRE