24 208 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 208
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 348
Avec résumé IA
Avocat : PITTI-FERRANDI
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : GOMOT-PINARD
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). Le juge estime que la contestation d'une OQTF relève d'une procédure contentieuse spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 722-7 et suivants), et non de la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande est jugée irrecevable sur ce point.
Avocat : CABINET L2M INTER-BARREAUX (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant tunisien pour faire constater l'inexécution partielle d'une précédente ordonnance. Le juge a retenu que la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour ne mentionnant pas l'autorisation de travail, contrairement à l'injonction initiale, constituait un élément nouveau justifiant une nouvelle intervention. En conséquence, le tribunal a modifié l'ordonnance antérieure pour enjoindre au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie de l'autorisation de travail, en application des articles L. 521-4 du code de justice administrative et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : PIERRE
**Sujet principal** : Recours contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour prononcées à l'encontre d'un ressortissant tunisien né en France. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation "Etrangers urgents"). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. C... et refuse donc d'annuler l'arrêté préfectoral. Il estime que la requête est irrecevable car tardive (déposée hors du délai de 48 heures prévu par la procédure d'urgence) et que les moyens au fond ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui régissent la contestation en urgence des décisions d'éloignement pour les étrangers placés en rétention.
Avocat : PINON
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour une ressortissante malgache, épouse d'un Français. Le juge estime que les circonstances invoquées (séparation familiale, grossesse, garde d'un enfant) ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour suspendre la décision. La demande est donc rejetée sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement » et à en obtenir l'attribution. Le tribunal a jugé que l'équipe pluridisciplinaire de la MDPH avait correctement évalué que l'état de santé du requérant, bien que nécessitant l'usage d'une canne, ne remplissait pas les critères réglementaires d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Avocat : AARPI PANTONE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. G..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 9 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance des droits de la défense, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
La société Sienna AM France demandait au Tribunal Administratif de Paris le paiement d'intérêts moratoires pour retard dans le remboursement d'un crédit d'impôt recherche. Le tribunal a rejeté sa requête. Il a jugé que le délai de remboursement de six mois prévu par l'article R. 198-10 du livre des procédures fiscales ne courait pas à compter de la demande initiale de la société de gestion, mais seulement à partir du dépôt de la déclaration fiscale par l'entreprise bénéficiaire du crédit (Algoan), ce qui rendait le paiement intervenu dans les délais.
Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société SEBS comme irrecevable. La société contestait le rejet de son offre pour le lot 4 d'un marché de travaux de la commune de Mamoudzou. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 27 octobre 2025, soit avant l'introduction de la requête le 3 février 2026, rendant la voie du référé précontractuel fermée. La solution retenue est donc l'irrecevabilité de la demande, sans que la notification tardive du rejet de l'offre n'affecte cette conclusion.
Avocat : AARPI ADMYS Avocats
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte rejette la requête en référé liberté de Mme B..., ressortissante malgache, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai prise par le préfet de Mayotte le 19 février 2026. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés reconnaît l'urgence mais estime que la requérante n'établit pas d'atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant français, faute de justifier d'une vie commune avec le père ou d'une insertion particulière à Mayotte. La solution retenue est le rejet de la demande comme manifestement infondée, en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin de renvoyer l'affaire au fond. Les textes appliqués incluent la convention européenne des droits de l'homme (article 8) et la convention internationale relative aux droits de l'enfant (article 3-1).
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B..., infirmier hospitalier, d'une demande d'expertise judiciaire afin d'évaluer l'ensemble de ses préjudices résultant d'une maladie professionnelle et de sa rechute, reconnues imputables au service. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que la mesure d'expertise sollicitée sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative était dépourvue d'utilité. Il a considéré que l'état de santé non consolidé du requérant ne permettait pas une appréciation utile de ses préjudices et que les nombreuses expertises déjà réalisées, combinées aux éléments médico-administratifs disponibles, permettaient à son conseil de procéder à une évaluation sans recourir à une nouvelle expertise. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à son encontre. Le juge a reconnu l'urgence liée au risque d'éloignement imminent, mais a estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté et de la stabilité de son mariage récent avec une Française ou d'une insertion socio-professionnelle significative. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée comme manifestement infondée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante comorienne, pour suspendre un arrêté préfectoral du 22 février 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), en raison de sa résidence continue à Mayotte depuis 2019, de sa vie maritale avec un ressortissant français et de la naissance de leur enfant français. Le juge des référés a reconnu l'urgence, la requérante étant susceptible d'être éloignée à tout moment, mais a examiné le bien-fondé de l'atteinte alléguée. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a constaté le désistement d’office de la requête de M. A..., qui contestait un arrêté préfectoral de remise aux autorités espagnoles et une interdiction de circulation sur le territoire national. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu. Par ordonnance du 25 février 2026, la magistrate désignée a donc donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais irrépétibles.
Avocat : FORUM REFUGIES - CENTRE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE DE PERPIGNAN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les recours de Mme D..., ressortissante kosovare, contre un arrêté préfectoral du 11 décembre 2025 refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 29 janvier 2026. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions contestées étaient légales.
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite d'une admission exceptionnelle au séjour. Le requérant s'étant désisté après l'obtention d'un titre de séjour, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l'État à verser 700 euros au requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PINTO
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS INSTAR de sa requête en annulation d'un refus d'autorisation d'exercer l'activité de radiothérapie. Par conséquent, le tribunal ne statue pas sur le fond du litige. Il rejette également les conclusions de l'ARS Grand Est visant à condamner la requérante à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET PREMISSE AVOCATS (AARPI)