411 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
411
Décisions totales
383 581
Ordonnances
255 218
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Guard Force Agency Security qui contestait des redressements fiscaux (TVA et impôt sur les sociétés) et une amende. La juridiction a jugé que le rejet de la comptabilité comme non probante était justifié, notamment en raison de l'absence de preuve de la réalité des prestations facturées par un tiers, et a estimé que les procédures de vérification avaient été régulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé les décisions d'éloignement prises le 7 mars 2025 à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le juge a retenu que le préfet de la Loire-Atlantique avait méconnu l'obligation d'examiner la situation personnelle de l'intéressé, notamment au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les décisions attaquées (obligation de quitter le territoire sans délai, interdiction de retour et signalement SIS) sont ainsi illégales.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision ministérielle autorisant son licenciement. Le tribunal a estimé que la procédure devant le comité social et économique était régulière et que les faits reprochés (utilisation personnelle d'un véhicule de service et incitation d'un collègue à se dénoncer) étaient suffisamment graves et établis pour justifier le licenciement, sans lien avec l'exercice du mandat syndical. La décision s'appuie sur les articles L. 2421-3 et L. 2315-30 du code du travail relatifs à la procédure de licenciement des représentants du personnel.
Avocat : PICARD AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour, l'administration ayant donné instruction de délivrer le visa après l'introduction du recours. Le juge applique l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour condamner l'Etat à verser 550 euros aux requérants au titre des frais exposés. Les autres conclusions sont rejetées.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Avocat : PICOCHE
Avocat : PICARD LEBEL QUEFFRINEC BEAUHAIRE MOREL
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence du retrait d'une carte de séjour pluriannuelle. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. L'ordonnance est rendue sans examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution d'un arrêté municipal relatif à la prise en charge des arrêts de travail pour maladie imputable au service. Le juge estime que le requérant, un agent de la Ville de Paris, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment au regard du délai écoulé avant son recours et de l'absence de preuve d'une impossibilité de couvrir ses charges. La demande est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.
Avocat : CABINET PEISSE, DUPICHOT, LAGARDE, BOTHOREL ET ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une décision préfectorale retirant une carte de résident. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la précarité créée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment quant au respect de la procédure contradictoire. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de retrait.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, malgré une présence de longue durée et des attaches familiales en France, ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant la suspension, ni un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Les textes principaux appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-1, L. 423-2, L. 423-23) et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Avocat : PICARD CHARLÈNE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté une demande de référé-suspension et d'injonction visant à obtenir un visa de regroupement familial pour un enfant. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de la durée de la procédure, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité du refus de visa n'était caractérisé, celui-ci étant justifié par des incertitudes persistantes sur l'identité et la filiation de l'enfant malgré la production de plusieurs actes d'état civil. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit au respect de la vie familiale.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé la décision par laquelle le centre hospitalier Eure-Seine a retiré la reconnaissance d'une maladie professionnelle imputable au service au bénéfice d'une agent. Le tribunal a jugé que ce retrait, intervenu plus de quatre mois après la décision initiale créatrice de droits, était illégal au regard des articles L. 240-1 et L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres conclusions de la requérante, notamment l'injonction de la placer en congé et les demandes d'indemnisation, ont été rejetées.
Avocat : PICARD LEBEL QUEFFRINEC BEAUHAIRE MOREL
Le Tribunal administratif de Pau donne acte du désistement pur et simple de la copropriété du navire *Ile Vertime* de son recours en annulation contre le refus d'attribution de licences de pêche. La juridiction rejette la demande du comité régional des pêches de condamner la requérante aux frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du même code, qui permet de statuer sur les requêtes ne présentant plus de questions à juger autre que les dépens.
Avocat : SELARL PICOT-VIELLE & ASSOCIÉS
**Sujet principal** : La SASU GTR conteste la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité ayant conduit à des rectifications d'impôt sur les sociétés et de TVA, ainsi que les pénalités associées. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Marseille (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que le service des impôts a régulièrement procédé à une évaluation d'office des bases d'imposition, car la société, malgré plusieurs mises en garde et reports, n'a pas permis la tenue du contrôle fiscal en ne se faisant pas représenter par un mandataire. **Textes appliqués** : L'article L. 74 du livre des procédures fiscales, qui autorise l'évaluation d'office lorsque le contrôle fiscal ne peut avoir lieu du fait du contribuable.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de décharge d'impositions et de pénalités présentée par une contribuable, suite à un contrôle fiscal de la société dont elle était dirigeante. Le tribunal estime que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la procédure de vérification de la société et la qualification de "maître de l'affaire", ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur le principe d'indépendance des procédures et les dispositions du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELAS AVOCATS PICOVSCHI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de son visa de long séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise, ses arguments concernant le préjudice économique de son employeur ou le blocage de son projet professionnel étant insuffisants pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme C..., une ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'administration n'a pas commis d'erreur d'appréciation en constatant l'absence de sérieux et de progression dans ses études, malgré ses nombreux échecs universitaires. La décision s'appuie sur l'article 9 de la convention franco-sénégalaise et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PICARD
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour une ressortissante malgache, épouse d'un Français. Le juge estime que les circonstances invoquées (séparation familiale, grossesse, garde d'un enfant) ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour suspendre la décision. La demande est donc rejetée sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête en excès de pouvoir visant le refus implicite de délivrer une carte de résident. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal donne acte de son désistement d'office et prononce le non-lieu à statuer.
Avocat : PIC-BLANCHARD