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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 234 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 234

Décisions totales

383 581

Ordonnances

271 417

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : PIERREEffacer tout
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508943

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. B, ressortissant chinois, d’une demande d’annulation de l’arrêté du préfet de police du 25 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités hongroises pour l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, en raison de l’absence de preuve de remise des brochures d’information dans une langue comprise, du déroulement irrégulier de l’entretien individuel, et de l’existence de défaillances systémiques en Hongrie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure avait été régulièrement suivie et que les conditions de transfert ne justifiaient pas l’application de la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du règlement. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l’arrêté de transfert.

Avocat : PIERRE

30 avril 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508816

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. D, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de police du 25 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles 4 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et de l'existence de défaillances systémiques en Italie. Il a estimé que la réponse des autorités italiennes, indiquant ne pas pouvoir prendre en charge M. D, ne constituait pas un refus implicite et ne démontrait pas un risque de violation de ses droits, justifiant ainsi l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté de transfert.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PIERRE

30 avril 2025• 8e Section - MESD
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2106809

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C d'une contestation de saisies administratives à tiers détenteur émises en 2020 pour recouvrer des droits de mutation, des amendes pour comptes non déclarés à l'étranger, et des impôts sur le revenu et taxes foncières. Le requérant soutenait notamment que les sommes n'étaient plus exigibles en raison d'une demande de sursis de paiement fondée sur l'article L. 277 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rappelé que, selon cet article, l'exigibilité de la créance est suspendue dès lors qu'une demande de sursis de paiement a été régulièrement déposée, sans attendre l'acceptation des garanties. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales.

Avocat : PIERRE CARMOUZE

29 avril 2025• 8ème Chambre
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500392

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme C comme portée devant une juridiction incompétente. Mme C contestait un arrêté préfectoral liquidant une astreinte de 61 950 euros, prononcée par la cour d'appel de Bastia en 2019 pour infraction au code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que le contentieux du recouvrement de cette astreinte, fondée sur une décision pénale, relève de l'ordre judiciaire, et non de l'ordre administratif. Cette solution s'appuie sur les articles L. 480-7 et L. 480-8 du code de l'urbanisme et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

25 avril 2025
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500219

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Safran Vescovato d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal refusant un permis de construire. La société requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

24 avril 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301563

Le Tribunal administratif de la Guyane a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant bissao-guinéen, contre un arrêté préfectoral du 9 juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2028, ce qui a implicitement abrogé les décisions contestées. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a rejeté les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PIERRE

24 avril 2025• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301604

Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A contre un arrêté préfectoral du 28 février 2023 lui refusant un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré à M. A une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028, abrogeant ainsi implicitement la décision contestée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction, et a rejeté les conclusions accessoires au titre des frais de justice.

Avocat : PIERRE

24 avril 2025• 1ère Chambre
CAA13Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA02876

Avocat : ANTOINE;SELARL PIERRE NATALIS ET JULIEN PRAMIL-MARRONCLE;MAUREL

23 avril 2025• Juge des référés
CAA69Ordonnance• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY03311

Avocat : DOMINJON MARIE-PIERRE

18 avril 2025• Juge des référés
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501316

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 11 mars 2025 prolongeant de deux ans une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de procédure contradictoire, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le décret du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets.

Avocat : KAMGAING PIERRE-CLAVER

14 avril 2025• URGENCES JU
TA20Ordonnance

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500132

Le Tribunal Administratif de Bastia a pris acte du désistement d’instance de la SAS Seaviews, qui demandait la condamnation de la chambre de commerce et d’industrie de Corse à lui verser 422 510 euros pour son éviction d’un marché public de bathymétrie. Le désistement étant pur et simple, le tribunal l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la CCI de Corse, qui sollicitait 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code, ont été rejetées.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

11 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300146

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de reclassement par la collectivité de Corse. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'absence de motivation d'une décision implicite n'est pas illégale si l'intéressé n'a pas demandé communication des motifs. Sur le fond, il a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en ne proposant pas de période de préparation au reclassement, car l'avis médical antérieur à la décision concluait à une aptitude à des fonctions aménagées, et non à une inaptitude totale. La requête a donc été rejetée, et les conclusions de M. B au titre des frais de justice ont été écartées.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

11 avril 2025• 2ème chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200522

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de M. A contestant la décision tacite de rejet de sa demande de permis de construire une maison individuelle sur une parcelle située dans un site classé à Penta-di-Casinca. Le tribunal a constaté que le terrain se trouvait dans un site classé, ce qui imposait un délai d'instruction de huit mois et l'obtention d'un accord exprès du ministre chargé des sites, conformément aux articles R. 423-31 et R. 425-17 du code de l'urbanisme. En l'absence de décision expresse du maire à l'issue de ce délai, une décision tacite de rejet était légalement née. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis, dès lors que l'accord ministériel du 13 juillet 2021, bien que favorable, était assorti de prescriptions que le projet ne respectait pas.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

10 avril 2025• 1ère chambre
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300902

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SCCV Le Clos de la Croix Chemin contestant un titre de recette de 87 200 euros pour la participation au financement de l'assainissement collectif (PFAC). La société invoquait l'existence d'un projet urbain partenarial (PUP) conclu en 2012, qui selon elle, l'exonérait de toute taxe d'urbanisme supplémentaire et interdisait le cumul avec la PFAC. Le tribunal a jugé que la PFAC, instituée par l'article L. 1331-7 du code de la santé publique, n'est pas une taxe d'urbanisme mais une participation spécifique, et que son cumul avec un PUP est possible dès lors que la participation versée au titre du PUP n'a pas financé le même équipement d'assainissement. En l'espèce, la convention de PUP mettait à la charge de la commune les travaux de raccordement, et la société n'a pas démontré que sa contribution au PUP finançait l'assainissement collectif, justifiant ainsi le maintien de la PFAC.

Avocat : PIERRE BOUDRIOT

9 avril 2025• 2ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2214631

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de communiquer son dossier administratif à M. B. Le tribunal a jugé que le préfet ne peut pas apprécier l'opportunité d'un éventuel recours contentieux pour refuser la communication, et que le droit d'accès aux documents administratifs, garanti par les articles L. 300-1 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, n'est pas conditionné à la démonstration d'un intérêt. La solution retenue est l'annulation du refus implicite.

Avocat : PIERRE

8 avril 2025• 9ème chambre (J.U)
TA06Décision

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500742

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient au juge des référés d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de les reloger sous astreinte, en exécution d'une ordonnance du 27 mai 2024. Le juge a estimé que ces conclusions, visant à assurer l'exécution d'une décision de justice, relevaient de l'article L. 911-4 du code de justice administrative et non de l'article L. 521-3, et qu'elles excédaient la compétence du juge des référés en raison de leur caractère non provisoire. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : BERTHAULT PIERRE

7 avril 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201075

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté le déféré du préfet de la Haute-Corse, qui contestait le classement partiel d’une parcelle en zones constructibles UC et UCa par le plan local d’urbanisme révisé de Castellare-di-Casinca. Le préfet soutenait que cette parcelle, située en plaine agricole et irriguée, relevait des espaces agricoles stratégiques, mais le tribunal a estimé que son inclusion dans une enveloppe urbaine déjà constituée, en continuité de zones bâties, ne constituait pas une erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur les articles L.121-8 du code de l’urbanisme et les orientations du PADDUC, jugeant que le classement n’entravait pas la vitalité urbaine ni ne compromettait irrémédiablement la vocation agricole du reste de la parcelle.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

4 avril 2025• 1ère chambre
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101295

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B comme irrecevable. Le requérant contestait le refus de permis de construire une annexe, mais le tribunal a constaté que cette décision était purement confirmative d’un premier refus devenu définitif, faute de recours dans les délais. En application des règles de procédure administrative, notamment l’absence de modification des circonstances de fait ou de droit, le délai de recours n’a pas été rouvert. La commune de Pino a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

4 avril 2025• 1ère chambre
TA67Décision

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307045

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite du préfet de la Moselle d’examiner sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande initiale du 16 décembre 2020 était incomplète et que l’envoi de pièces du 1er août 2022 ne constituait pas une nouvelle demande valable, de sorte qu’aucune décision implicite de rejet n’était née. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été déclarées irrecevables. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : PIERRE

4 avril 2025• 2ème Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2216385

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les recours de M. A C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 23 538,32 euros et des indus d’aides exceptionnelles de fin d’année pour 2017, 2019 et 2020, notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit de communication et des droits de la défense, ainsi que de l’absence de vérification de sa résidence en France. En conséquence, le tribunal a rejeté les requêtes de M. C et confirmé le bien-fondé des indus réclamés, en application des articles L. 262-46 et suivants du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY

2 avril 2025• 5ème Chambre (JU)