2 164 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 164
Décisions totales
383 581
Ordonnances
300 857
Avec résumé IA
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. C, agent territorial de la commune de Moissac. Ce dernier sollicitait une indemnité provisionnelle en réparation du préjudice résultant de la carence fautive de la commune dans la transmission des pièces nécessaires au bénéfice des garanties de son contrat de prévoyance collective. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait M. C n'était pas sérieusement contestable, faute pour lui d'apporter des éléments suffisamment précis et certains sur le principe et le montant de sa créance, notamment concernant l'épuisement de ses droits et le chiffrage de son préjudice. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 juin 2025 portant clôture de la demande de renouvellement de titre de séjour pour raison de santé de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que la clôture de sa demande, intervenue avant l'expiration de son titre, la placerait dans une situation irrégulière imminente ou compromettrait gravement sa situation personnelle et professionnelle. La solution est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PAPINOT
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante chinoise, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, Mme B résidant irrégulièrement en France depuis au moins septembre 2019 et pouvant déposer une demande complète via le téléservice ANEF. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : COMPIN NYEMB
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SARL Lemonnier d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de subvention par la région Normandie. La société requérante s’est désistée de sa requête, désistement que le tribunal a jugé pur et simple. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la région Normandie tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, relatives aux frais de l’instance.
Avocat : SELARL PIERRE PINTAT AVOCAT
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or suspendant le permis de conduire de M. C... pour six mois. Le requérant, agriculteur, n'a pas démontré en quoi son activité professionnelle nécessitait la détention du permis, ni justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a relevé que l'intérêt public lié à la sécurité routière prévalait, compte tenu de la gravité de l'infraction (conduite sous l'empire d'un état alcoolique avec un taux d'alcool quatre fois supérieur au seuil légal). La requête est rejetée sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : TUPINIER ALEXIS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Avocat : TAVARES DE PINHO
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur la présentation d'une demande de réexamen d'asile, était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen sérieux de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, les dispositions invoquées ne s'appliquant qu'aux décisions mettant fin aux conditions matérielles d'accueil, et non à leur refus initial. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Suspension du permis de conduire. Tribunal administratif de Dijon. Désistement d'office du requérant pour défaut de confirmation de sa requête en annulation, après rejet de son référé-suspension. Application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Oise du 21 juillet 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Par un mémoire enregistré le 24 juillet 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 août 2025.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la suspension l'exposait à un licenciement ou qu'il ne pouvait pas utiliser d'autres moyens de transport pour son travail. Cette appréciation a été faite au regard de l'intérêt public de la sécurité routière, compte tenu de la gravité de l'infraction (conduite sous l'empire d'un état alcoolique avec un taux très élevé). La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, qui se voyait imposer un délai de 529 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a reconnu l'urgence, ce délai étant manifestement excessif et privant le requérant de la protection du droit d'asile et des conditions matérielles d'accueil. Il a estimé que ce délai portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit d'asile, garanti par la Constitution et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. B pour l'enregistrement de sa demande et de lui délivrer l'attestation de demandeur d'asile dans un délai de trois jours ouvrés.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante dominicaine qui se voyait imposer un délai de 516 jours pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a reconnu l'urgence et a considéré qu'un tel délai, privant la requérante de la protection du droit d'asile et de l'accès aux conditions matérielles d'accueil, portait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer l'intéressée dans un délai de trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer une attestation de demandeur d'asile, en application des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante haïtienne afin d'obtenir l'enregistrement de sa demande d'asile, après s'être vu fixer un rendez-vous au guichet unique dans un délai de 646 jours. Le juge a considéré que ce délai manifestement excessif caractérisait une situation d'urgence et portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, lequel constitue une liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer la requérante sous trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer l'attestation prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, afin d'obtenir l'enregistrement de sa demande d'asile, pour laquelle un rendez-vous lui avait été fixé à un délai de 568 jours. Le juge a reconnu l'urgence caractérisée par ce délai excessif, privant le requérant de la protection du droit d'asile et de l'accès aux conditions matérielles d'accueil. Il a estimé que ce délai portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit d'asile, en application des articles L. 521-4 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. A dans un délai de trois jours pour l'enregistrement de sa demande et la délivrance de l'attestation correspondante.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante haïtienne, qui contestait le délai de 575 jours imposé pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a estimé que ce délai manifestement excessif caractérisait une situation d'urgence et portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer la requérante dans un délai de trois jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer l'attestation prévue à l'article L. 521-7 du CESEDA.