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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 340 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 340

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 618

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : PLAEffacer tout
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510404

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 25 novembre 2020, en raison de l’absence de proposition de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros à Mme A... en réparation des troubles dans ses conditions d’existence, incluant son maintien dans une résidence sociale avec sa fille, pour la période du 26 mai 2021 à la date du jugement.

Avocat : LAPLANTE

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502644

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (Pôle Social) a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable en octobre 2021 et bénéficiaire d'une ordonnance d'injonction de relogement non exécutée depuis octobre 2022. Il demandait la condamnation de l'État à lui verser 46 200 euros pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement, vivant avec sa famille dans un logement sur-occupé et insalubre. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a fixé l'indemnisation due à M. B... à 6 125 euros pour la période allant du 28 avril 2022 à la date du jugement, en application du barème indemnitaire jurisprudentiel.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAPLANTE

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405485

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A..., ressortissant béninois, contestant le refus de visa de long séjour pour études. La décision attaquée est celle de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 24 avril 2024, qui s'est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, le projet d'études du requérant ne s'inscrivant pas dans un projet professionnel cohérent et ne présentant pas de garanties de retour suffisantes. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 312-2.

Avocat : PLACE

14 novembre 2025• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208456

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 14 avril 2022 par lequel le maire de Marseille avait retiré la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable pour la réfection et l'agrandissement de balcons. Le tribunal a jugé que la commune ne pouvait pas soulever l'absence d'habilitation du syndic à agir en justice et que M. C... justifiait d'un intérêt à agir en tant que copropriétaire. La solution retenue est fondée sur les articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, encadrant le retrait des décisions d'urbanisme et la procédure contradictoire.

Avocat : SELARL PLANTAVIN REINA ET ASSOCIES

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406724

Le Tribunal administratif de Nannes a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 11 juillet 2024 lui refusant un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le motif retenu par la commission, tiré d’un risque de détournement de l’objet du visa en raison d’incohérences dans l’expérience professionnelle, était entaché d’une erreur d’appréciation. Il a considéré que les éléments produits par le requérant, notamment ses diplômes et son expérience professionnelle en tant que cuisinier, étaient suffisamment probants. La solution s’appuie sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : PLACE

10 novembre 2025• 10ème chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA04964

Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT

10 novembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401239

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. B... contestant deux indus de prestations sociales (prime d'activité et prestations familiales) réclamés par la CAF de la Gironde, ainsi qu'une pénalité. Le tribunal a jugé que la contestation de la pénalité infligée sur le fondement de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. Sur le fond, le tribunal a rejeté les demandes de M. B..., considérant que la CAF avait démontré l'existence d'une situation de concubinage avec M. C... et que les ressources de ce dernier devaient être prises en compte pour le calcul des droits. Les décisions de la CAF ont donc été validées, et les demandes de remise gracieuse et de frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

10 novembre 2025• Juge social
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03023

Avocat : LAPLANTE

10 novembre 2025• 5ème Chambre
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA00210

Avocat : SCP DELPLANCKE - LAGACHE - MARTY - POZZO DI BORGO - ROMETTI & ASSOCIES

6 novembre 2025• 3ème chambre - formation à 3
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2417911

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. C... B..., ressortissant algérien et gérant de la société AZ Medical, qui sollicitait 17 888,65 euros en réparation des préjudices subis suite au refus de délivrance d’un visa de long séjour « commerçant ». Le juge a estimé que l’obligation de l’État n’était pas sérieusement contestable, car le refus de visa, fondé sur l’insuffisance de ressources personnelles et le défaut de viabilité économique du projet, n’était pas entaché d’illégalité. Les moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut d’examen, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation) ont été écartés, la décision étant conforme à l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PLACE

5 novembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517547

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la communication de la décision de son placement dans le secteur « portes fermées » du centre pénitentiaire de Nantes. Le juge relève que cette décision lui avait déjà été notifiée en main propre le 25 septembre 2025, soit avant l’introduction de son recours, rendant ses conclusions irrecevables. Les frais de justice sont également rejetés, l’État n’étant pas la partie perdante.

Avocat : LAPLANE

5 novembre 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503949

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 septembre 2025 par lequel le maire de Saint-Florentin a placé M. C..., agent territorial, en disponibilité d'office à compter du 22 mars 2025. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et que la commune était tenue de placer l'agent dans cette situation après épuisement de ses droits à congés maladie. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : LAPLANTE YOHANN

4 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504415

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté préfectoral régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commis d'erreur d'appréciation. En conséquence, la décision attaquée a été confirmée.

Avocat : PLANTIN

4 novembre 2025• 9ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517260

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que le requérant avait été convoqué en préfecture pour accomplir ses démarches, ce que M. A... n'a pas contesté. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Avocat : PLACE

3 novembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400926

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné l'opposition de Mme B... à une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale de 180 euros, perçu après la résiliation du bail. La requérante demandait l'annulation de la décision de rejet de sa demande de remise gracieuse, invoquant sa bonne foi et l'erreur imputable à la CAF. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de remise gracieuse n'était pas fondée. Il a également condamné Mme B... au paiement des frais de signification de la contrainte, conformément à l'article R. 133-6 du code de la sécurité sociale. La décision s'appuie sur les articles L. 825-2, L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

3 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401195

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme B..., était saisi d’un recours contre le refus de la caisse d’allocations familiales de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse totale de son indu d’aide personnelle au logement de 1 584 euros. Le juge a rappelé que, pour obtenir une telle remise, la requérante doit justifier de sa bonne foi et de sa situation de précarité. En l’espèce, le tribunal a considéré que l'omission de déclaration de pensions alimentaires n'était pas intentionnelle, établissant ainsi la bonne foi de Mme B..., et que sa situation financière précaire justifiait l'octroi d'une remise totale de sa dette. La décision a donc accordé la remise gracieuse totale de l'indu, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

3 novembre 2025• Juge social
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522007

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme et M. C... qui sollicitaient une nouvelle expertise pour déterminer l’origine des désordres liés à des infiltrations dans leur appartement. Le juge des référés a constaté qu’un précédent rapport d’expertise, déposé en septembre 2024, avait déjà identifié la cause des dommages (mur extérieur du lycée Janson de Sailly) et chiffré les préjudices, et que les requérants ne démontraient pas l’absence de signature d’un protocole d’accord ou de réalisation des travaux. En application de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, la mesure d’expertise demandée n’a pas été jugée utile. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : LAPLANTE

31 octobre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516675

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 juillet 2025 supprimant le permis de visite de Mme A... au bénéfice de M. E..., détenu au centre pénitentiaire de Nantes. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 341-7 du code pénitentiaire, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.

Avocat : LAPLANE

30 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514541

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme F..., ressortissants algériens, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de leur demande de regroupement familial pour leur fille, née en 2020 et restée en Algérie. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la dégradation de l’état de santé de l’enfant du fait de la séparation et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision examine la condition d’urgence et les moyens soulevés, sans que le sens final (suspension ou rejet) soit précisé.

Avocat : PLACE

27 octobre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501346

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de Mme A..., propriétaire d'une maison à Baupte subissant des inondations récurrentes depuis 2020. Le juge a estimé la mesure utile pour déterminer contradictoirement l'origine des désordres, en lien avec la configuration du terrain et les eaux de ruissellement provenant notamment de la commune voisine de Montsenelle. La demande de mise hors de cause de la commune de Montsenelle a été rejetée, sa participation à l'expertise étant jugée utile. En revanche, le département de la Manche et le préfet ont été mis hors de cause, aucun élément n'établissant la contribution de leurs ouvrages ou projets aux inondations.

Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS

27 octobre 2025