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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

963 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

963

Décisions totales

383 581

Ordonnances

246 021

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : PLAEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532584

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par le syndicat des gilets jaunes pour contester un arrêté préfectoral interdisant ses manifestations dans plusieurs secteurs de Paris du 1er au 30 novembre 2025. Le juge a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet, jugeant recevable la requête dès lors qu'un recours au fond avait été introduit et que la qualité pour agir de la représentante du syndicat était justifiée. Constatant que l'arrêté était toujours en vigueur et empêchait l'organisation de manifestations, la condition d'urgence a été reconnue comme remplie. Sur le fond, le juge a estimé que le moyen tiré du caractère disproportionné de l'interdiction générale et préventive était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de la liberté de manifester. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral.

Avocat : PLASSE

24 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512232

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du 23 octobre 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie l'a déclaré démissionnaire d'office de ses fonctions de conseiller municipal de la commune des Gets. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, relevant de la légalité externe, était manifestement infondé. L'autre moyen, relatif à une "situation confusionnelle", n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PLAHUTA

21 novembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521610

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a reconnu l’urgence, compte tenu de la suspension du contrat de travail du requérant et de la perte de ses revenus depuis août 2025, le plaçant dans une situation financière critique. Il a estimé que l’absence de délivrance d’un récépissé portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de travailler, liberté fondamentale. En conséquence, il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B... sous 48 heures pour lui remettre un récépissé l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-2 et L. 511-2 du code de justice administrative.

Avocat : PLACE

20 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2304624

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par MM. Christian et Gérard A... de deux requêtes en excès de pouvoir visant à contester plusieurs arrêtés du maire de Domont relatifs à leur projet de division de parcelles. Dans la première instance (n°2304624), les requérants demandaient l'annulation d'un arrêté de retrait de non-opposition tacite et d'une décision de sursis à statuer, tandis que la seconde (n°2417466) concernait un arrêté d'opposition à leur déclaration préalable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant notamment que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence du signataire, de l'absence de procédure contradictoire, et de l'erreur d'appréciation au regard des articles R.111-2 du code de l'urbanisme et UD 7 du règlement du PLU, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions municipales fondées sur des motifs de sécurité publique et de protection des arbres, en application des dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme.

Avocat : LAPLANTE

18 novembre 2025• 8ème Chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301308

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme D... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Ladignac-le-Long refusant d’user de ses pouvoirs de police pour contraindre un propriétaire voisin à entretenir un chemin rural. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant que la demande des requérants était suffisamment explicite pour faire naître une décision. Sur le fond, il a jugé que le maire n’avait pas commis d’illégalité en refusant de mettre en œuvre les dispositions de l’article D. 161-24 du code rural et de la pêche maritime, dès lors que l’entretien du chemin relève de la police de la conservation du domaine communal et non des pouvoirs de police générale. La requête a donc été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLAS - DES CHAMPS DE VERNEIX - GUILLOUT

18 novembre 2025• 2ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2405485

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A..., ressortissant béninois, contestant le refus de visa de long séjour pour études. La décision attaquée est celle de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 24 avril 2024, qui s'est substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, le projet d'études du requérant ne s'inscrivant pas dans un projet professionnel cohérent et ne présentant pas de garanties de retour suffisantes. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 312-2.

Avocat : PLACE

14 novembre 2025• 8ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516159

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... demandant la suspension de la décision d'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a considéré que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou qu'elle était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction ni audience publique en application de l'article L. 522-3 du même code. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route, notamment les articles L. 223-1 et R. 223-3, qui encadrent le retrait de points et l'invalidation du permis.

Avocat : LAPLANTE

13 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208456

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 14 avril 2022 par lequel le maire de Marseille avait retiré la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable pour la réfection et l'agrandissement de balcons. Le tribunal a jugé que la commune ne pouvait pas soulever l'absence d'habilitation du syndic à agir en justice et que M. C... justifiait d'un intérêt à agir en tant que copropriétaire. La solution retenue est fondée sur les articles L. 424-5 du code de l'urbanisme et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, encadrant le retrait des décisions d'urbanisme et la procédure contradictoire.

Avocat : SELARL PLANTAVIN REINA ET ASSOCIES

12 novembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2406724

Le Tribunal administratif de Nannes a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 11 juillet 2024 lui refusant un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le motif retenu par la commission, tiré d’un risque de détournement de l’objet du visa en raison d’incohérences dans l’expérience professionnelle, était entaché d’une erreur d’appréciation. Il a considéré que les éléments produits par le requérant, notamment ses diplômes et son expérience professionnelle en tant que cuisinier, étaient suffisamment probants. La solution s’appuie sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : PLACE

10 novembre 2025• 10ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517838

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Oise refusant l’admission au séjour au titre de l’asile, assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la requérante réside à Paris, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Paris en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier au tribunal administratif de Paris, sans statuer sur le fond.

Avocat : PLACE

4 novembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531843

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat des gilets jaunes demandant la suspension de l'arrêté du préfet de police du 30 octobre 2025. Cet arrêté interdisait au syndicat de manifester sur plusieurs axes et lieux emblématiques parisiens du 1er au 30 novembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le syndicat n'ayant pas justifié de circonstances caractérisant une situation d'urgence particulière nécessitant une intervention dans les 48 heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte à la liberté fondamentale de manifester.

Avocat : PLASSE

4 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504415

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté préfectoral régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commis d'erreur d'appréciation. En conséquence, la décision attaquée a été confirmée.

Avocat : PLANTIN

4 novembre 2025• 9ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503949

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 septembre 2025 par lequel le maire de Saint-Florentin a placé M. C..., agent territorial, en disponibilité d'office à compter du 22 mars 2025. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et que la commune était tenue de placer l'agent dans cette situation après épuisement de ses droits à congés maladie. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : LAPLANTE YOHANN

4 novembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203244

Le Tribunal administratif de Marseille, saisi par M. A... d’une demande d’annulation de titres exécutoires émis par le centre hospitalier du Mont-Dore pour le recouvrement de frais de séjour, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que l’établissement hospitalier est situé dans le Puy-de-Dôme, le tribunal a fait application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Clermont-Ferrand. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen du fond du litige.

Avocat : PLANTIN

3 novembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504496

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme A..., ressortissante sri-lankaise, d'une demande d'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoque notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raison médicale, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal examine la légalité de la décision au regard de l'avis du collège des médecins de l'OFII et de la situation personnelle et familiale de l'intéressée. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'ordonnance statue sur le fondement des textes précités et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

3 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517260

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Val-d'Oise a fait valoir que le requérant avait été convoqué en préfecture pour accomplir ses démarches, ce que M. A... n'a pas contesté. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

Avocat : PLACE

3 novembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531808

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête du syndicat des gilets jaunes visant à suspendre l'arrêté du préfet de police du 30 octobre 2025. Cet arrêté interdisait au syndicat de manifester sur l'avenue des Champs-Élysées et aux abords de plusieurs sites institutionnels du 1er au 30 novembre 2025, tout en proposant un lieu alternatif place de la Nation. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le syndicat ne justifie pas d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts, et que la mesure préfectorale, motivée par des impératifs d'ordre public liés au contexte terroriste et social, n'est pas manifestement illégale. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : PLASSE

3 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516675

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 juillet 2025 supprimant le permis de visite de Mme A... au bénéfice de M. E..., détenu au centre pénitentiaire de Nantes. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 341-7 du code pénitentiaire, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence.

Avocat : LAPLANE

30 octobre 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501695

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CNRACL refusant l’application d’une majoration de pension pour enfant né sans vie. Le tribunal a invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. En l’absence de confirmation, M. A... est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 30 octobre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

30 octobre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2420187

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C... d'un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement d'attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Loire-Atlantique a délivré l'attestation sollicitée, retirant ainsi implicitement la décision contestée. Le tribunal constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État est condamné à verser 800 euros à l'avocat de la requérante, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Avocat : LAPLANE

30 octobre 2025