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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 320 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 320

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 432

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : POREffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402364

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A... pour la période du 23 août 2023 au 11 février 2025, durant laquelle aucune offre d'hébergement adaptée ne lui a été proposée malgré la décision de la commission de médiation du 12 juillet 2023 la reconnaissant comme prioritaire et urgente. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence. La requérante a refusé sans motif légitime une proposition d'hébergement le 11 février 2025, mettant fin à la période de responsabilité.

Avocat : PORET

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601061

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour pour étranger malade de M. B..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus de renouvellement plaçait l'intéressé dans une situation de précarité, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PORET

20 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512880

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant le 2 février 2026, rendant la requête sans objet. Le juge a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires de frais d’instance. M. A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : PORET

18 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503372

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme E..., fonctionnaire victime d'un accident de service en 2018. Le tribunal a jugé que les expertises médicales antérieures, bien qu'ayant déterminé la date de consolidation et le taux d'IPP, ne suffisaient pas à évaluer l'intégralité des préjudices (souffrances, préjudice esthétique, d'agrément) nécessaires à un éventuel recours indemnitaire. La mesure d'expertise a été ordonnée comme utile, sans préjuger des responsabilités, afin de permettre une évaluation complète des préjudices subis en lien avec l'accident.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

18 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512875

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous à la requérante, rendant sa demande sans objet. Le juge des référés a donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a également condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais de justice, sous réserve des conditions d'aide juridictionnelle.

Avocat : PORET

18 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600752

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme C..., ressortissante comorienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de titre de séjour déposée en 2025 constituait une première demande et non un renouvellement, ce qui ne permettait pas de présumer l'urgence. Les arguments de la requérante, notamment sa situation irrégulière et l'absence de ressources pour élever ses deux enfants français, n'ont pas été jugés suffisants pour caractériser une urgence justifiant la suspension. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 422-5 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PORET

18 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600321

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante guinéenne, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour née du silence gardé par la préfète de l’Isère sur sa demande fondée sur l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant qu’une décision implicite de rejet était née malgré la délivrance de récépissés. Toutefois, il a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation d’urgence particulière justifiant la suspension, et a en conséquence rejeté la requête.

Avocat : PORET

13 février 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600540

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante sénégalaise, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 12 janvier 2026 prolongeant son assignation à résidence de 45 jours. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les autres moyens, notamment celui tiré d'une prétendue illégalité de l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle.

Avocat : LAPORTE

13 février 2026• Reconduite à la frontière
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503605

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 qui refusait un titre de séjour, ordonnait son départ et prononçait une interdiction de retour. Le tribunal estime que le signataire de l'arrêté était compétent et que la situation de la requérante, malgré son insertion professionnelle et sa présence en France depuis 2020, ne constitue pas un motif exceptionnel ou humanitaire justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du CESEDA. Les moyens tirés de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la CEDH sont également écartés.

Avocat : LAPORTE

12 février 2026• 4ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405499

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant algérien, pour défaut de motivation. Le tribunal a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions administratives.

Avocat : LAPORTE

11 février 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405663

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à une ressortissante algérienne. La juridiction a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée dans les délais, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, et a condamné l'État à verser 600 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LAPORTE

11 février 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409401

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant algérien, visant à annuler le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 31 mai 2024. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que la notification de l'OQTF était régulière malgré le retour du pli recommandé, et a estimé que les moyens au fond étaient infondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 614-4 et R. 776-2) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : RAPOPORT

11 février 2026• 7ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406406

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a examiné la requête de M. A... contestant le refus d’accès aux centres nucléaires de production d’électricité. Le requérant invoquait une atteinte à sa liberté professionnelle et une erreur manifeste d’appréciation, arguant de l’absence d’incidents en 17 ans de carrière et d’un casier judiciaire vierge. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision du ministre, fondée sur les articles L. 1332-2-1 et R. 1332-22-1 du code de la défense, n’était pas disproportionnée et ne méconnaissait pas la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de l’interdiction d’accès au regard des impératifs de sécurité nucléaire.

Avocat : LAPLAGNE ET BROUILLOU-LAPORTE

11 février 2026• 2ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503953

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné les requêtes de M. et Mme Zouairi contestant le refus du préfet de la Gironde de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à Assia Sobhi, ressortissante marocaine recueillie par le couple. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen sérieux, et une méconnaissance des articles L. 414-4 du CESEDA, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale au regard des textes applicables.

Avocat : PORNON-WEIDKNNET

10 février 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600911

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante éthiopienne, contestant l'arrêté du 21 janvier 2026 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités suédoises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de preuve de l'accord de réadmission suédois, et les irrégularités procédurales liées à l'interprétariat et à la notification. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les articles L. 572-1 et L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PORET

10 février 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600717

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant indien. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la précarité de l'intéressé privé de droit au travail et de prestations sociales alors que son épouse est enceinte, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des moyens invoqués. La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en attendant le jugement au fond de la requête en annulation.

Avocat : PORET

9 février 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601405

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 22 décembre 2025 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a interdit à M. A... d’exercer des fonctions d’encadrement sportif ou d’intervenir auprès de mineurs. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas démontré que cette interdiction compromettait ses chances d’obtenir un diplôme d’État (DEJEPS) ou causait une atteinte grave et immédiate à sa situation financière ou à sa réputation. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : ALCYA CONSEIL SPORT

9 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600844

**Sujet principal** : Demande d'expulsion urgente d'une famille d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande d'expulsion immédiate du préfet. Il estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, compte tenu de la situation personnelle de la mère célibataire et de ses deux enfants, dont l'un est en grande difficulté, et de l'absence de perspective de relogement. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-utilité) et les articles L. 552-2, L. 551-11, L. 542-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (fin du droit au séjour et de l'hébergement).

Avocat : LAPORTE

6 février 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600783

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant macédonien, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile plus de trois ans après son entrée en France, était suffisamment motivée. Il a estimé que le certificat médical produit ne constituait pas un motif légitime justifiant ce retard, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : PORET

6 février 2026• Reconduite à la frontière
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304908

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête indemnitaire de M. B..., adjoint administratif, qui contestait le refus de congé longue maladie opposé par la rectrice de l’académie de Montpellier. Le tribunal a constaté que l’illégalité des décisions de refus, déjà annulées par un précédent jugement, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Toutefois, il a estimé que le requérant n’établissait pas de lien de causalité direct entre cette illégalité et les préjudices allégués, notamment moral et corporel, dès lors que son état de santé était antérieur aux décisions contestées. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires de M. B..., y compris sa demande d’expertise médicale, et a mis à sa charge les dépens.

Avocat : LAPORTE

6 février 2026• 3ème chambre