207 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
207
Décisions totales
383 581
Ordonnances
289 357
Avec résumé IA
Avocat : SCP L. POULET-ODENT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... demandant l’annulation d’un permis de construire délivré en 2018 par le maire d’Aydat. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation du permis était inopérant. Surtout, il a estimé que les règles d’urbanisme invoquées par le requérant, issues du PLU approuvé en 2018, n’étaient pas applicables, la bénéficiaire du permis pouvant se prévaloir de la cristallisation des règles prévue à l’article L. 442-14 du code de l’urbanisme, en raison d’une division foncière intervenue en 2016.
Avocat : TREINS-POULET-VIAN ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête des consorts G... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 28 novembre 2019 par la commune de L'Epine à M. A... pour l'extension d'une annexe. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme, jugeant que la surface totale du bâtiment annexe (environ 58 m²) restait inférieure au seuil de 150 m², rendant le recours à un architecte facultatif. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du permis de construire attaqué.
Avocat : SCP TREINS POULET VIAN & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 janvier 2026, a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation. Le requérant s’est désisté après que le CNAPS a conclu au non-lieu à statuer. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
Avocat : POULET-MERCIER-L'ABBE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral du 12 novembre 2025 lui imposant une interdiction de retour sur le territoire français d’un an. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 5 décembre 2025, soit après l’expiration du délai de recours de sept jours prévu par les articles L. 614-4 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le magistrat désigné a donc prononcé le rejet de la demande par ordonnance, sans conclusions du rapporteur public, sur le fondement de l’article R. 922-17 du même code.
Avocat : ULDRIF ASTIE ROSINE BARAKE CHRISTA POULET-MEYNARD SOCIETE CIVILE PROFESSIONNELLE D'AVOCA
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du préfet de la Corrèze du 25 novembre 2025 assignant à résidence M. A... dans le département de la Corrèze. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en fixant le lieu d'assignation en Corrèze, alors que l'intéressé résidait en Gironde avant sa détention et que l'administration ne justifiait pas de l'impossibilité de l'assigner dans ce département. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASTIE - BARAKE - POULET-MEYNARD
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., agent du ministère des armées, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande relative au respect des règles sur le temps de travail. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de la réglementation sur le temps de travail, notamment des décrets n° 2000-815 et n° 2002-670, n'était pas fondé. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 16 mars 2023 lui retirant six points de son permis de conduire suite à une infraction routière. La requérante invoquait un vice de procédure, faute d’avoir été informée du retrait par procès-verbal, et une erreur de droit au regard des articles 41-2 et R. 15-33-44 du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique dans le dispositif. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle de retrait de points.
Le Tribunal Administratif de Grenoble (8ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation de la décision implicite refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie. Le tribunal a jugé que la demande de l'agent, présentée le 12 juillet 2022, était tardive car elle visait en réalité à contester les conséquences d'un accident de service survenu le 6 août 2015, alors que la décision initiale de refus d'imputabilité pour cet accident était devenue définitive. En conséquence, le président du conseil départemental de l'Isère était en situation de compétence liée pour rejeter cette nouvelle demande, sans avoir à saisir le conseil médical. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret du 30 juillet 1987 relatives à la forclusion des demandes.