1 634 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 634
Décisions totales
383 581
Ordonnances
254 479
Avec résumé IA
Avocat : LE PRADO
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant le recours de M. A contre un refus de visa de long séjour. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'autorisation de travail délivrée et de l'impact sur la carrière professionnelle du requérant. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision en raison d'une insuffisance de motivation, en application du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai d'un mois.
Avocat : DELPRAT
Avocat : BREDIN PRAT AARPI
Avocat : SARL LE PRADO - GILBERT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Gecina, une société d'investissement immobilier cotée (SIIC), qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés de 5 694 646 euros pour 2012. Ce rehaussement faisait suite à la réintégration d'un "vrai mali" de fusion de 37 370 907 euros, déduit par la société après l'absorption de sa filiale Parigest. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas que cette charge se rapportait à ses activités imposables, dès lors que les actifs transmis étaient destinés à produire des revenus exonérés en vertu du régime SIIC de l'article 208 C du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 208 C du CGI, sans faire droit à l'argument de la société fondé sur le principe de symétrie ou les rescrits fiscaux invoqués.
Avocat : BREDIN PRAT SAS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a constaté que Mme A n'avait pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, comme l'exige l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, elle a été réputée s'être désistée de l'ensemble de ses conclusions.
Avocat : DESPRAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B, professeure, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la rectrice de l’académie de Bordeaux de lui communiquer l’intégralité de son dossier médical, incluant les éléments détenus par la médecine de prévention. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de communication portait sur des documents médicaux que l’administration n’était pas tenue de détenir ou de centraliser, et que les pièces déjà transmises par le préfet de la Dordogne satisfaisaient aux obligations de communication prévues par les articles L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration et L. 1111-7 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : PRAXIOME BORDEAUX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, major de police, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité sud-ouest du 21 février 2023 lui refusant l’allocation temporaire d’invalidité (ATI) pour des séquelles d’un accident de service. Le tribunal a annulé cette décision, ainsi que le rejet du recours gracieux, au motif que l’administration n’avait pas consulté le conseil médical préalablement, en violation des articles L. 824-1 du code général de la fonction publique et du décret n°60-1089 du 6 octobre 1960. La solution retenue est l’annulation pour vice de procédure, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2025 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : DESPRAT ADELE
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D épouse A, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 7 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, le défaut de motivation et d'examen particulier, la violation du droit d'être entendu, ainsi que la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 431-2, L. 721-4) et la Convention européenne des droits de l'homme (articles 3 et 8).