306 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
306
Décisions totales
383 581
Ordonnances
244 507
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société SMC ON LINE, en liquidation judiciaire, d’une demande de décharge d’impositions supplémentaires. Par un mémoire du 19 juin 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte. En application des dispositions du code de justice administrative, il a ordonné qu’il soit donné acte du désistement.
Avocat : PRA
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Gecina, une société d'investissement immobilier cotée (SIIC), qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés de 5 694 646 euros pour 2012. Ce rehaussement faisait suite à la réintégration d'un "vrai mali" de fusion de 37 370 907 euros, déduit par la société après l'absorption de sa filiale Parigest. Le tribunal a jugé que la société ne justifiait pas que cette charge se rapportait à ses activités imposables, dès lors que les actifs transmis étaient destinés à produire des revenus exonérés en vertu du régime SIIC de l'article 208 C du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 208 C du CGI, sans faire droit à l'argument de la société fondé sur le principe de symétrie ou les rescrits fiscaux invoqués.
Avocat : BREDIN PRAT SAS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement d’instance de M. A, liquidateur judiciaire de la société Clément Décor, qui réclamait une provision de 28 432,88 euros à la commune de Creys Mepieu au titre de décomptes de marchés de travaux. Ce désistement est intervenu après que la commune a effectué des paiements directs. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le désistement pur et simple.
Avocat : SELARL PRAGMA JURIS
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande du liquidateur judiciaire de la société S3CB. Celle-ci sollicitait le paiement provisionnel de 51 824,32 euros au titre d'une situation de travaux du marché de construction du gymnase de Grand-Bourg de Marie-Galante. Le juge estime que l'obligation dont se prévaut le requérant est sérieusement contestable, faute pour le titulaire du marché d'avoir présenté un mémoire en réclamation conforme aux stipulations contractuelles (article 55-1 du CCAG Travaux). En l'absence de ce recours préalable obligatoire, la créance n'est pas certaine et la demande de provision ne peut être accordée.
Avocat : BALADDA GOURANTON & PRADINES
Cette décision du Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la liquidatrice judiciaire de la société S3CB. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 75 360,15 euros au titre d'une situation de travaux impayée par la région Guadeloupe, maître d'ouvrage. Le tribunal oppose que la requérante n'a pas respecté la procédure contractuelle préalable obligatoire de l'article 55.1 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de travaux, qui impose un mémoire en réclamation avant toute saisine du juge. En l'absence de ce recours préalable, l'obligation dont se prévaut la requérante est sérieusement contestable, ce qui fait obstacle à l'octroi d'une provision.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS ALU COULEUR d'une demande de condamnation du centre hospitalier de Capesterre Belle-Eau au remboursement d'une somme de 7 845,07 euros, correspondant à la partie annulée d'un titre de recettes par le Conseil d'État. La somme ayant été versée par le centre hospitalier en cours d'instance, la société requérante a maintenu sa demande au titre des frais de justice. Le juge a fait droit à cette demande et condamné le centre hospitalier à verser 1 000 euros à la SAS ALU COULEUR sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.