257 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
257
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 721
Avec résumé IA
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours de M. A et Mme C, de nationalité guinéenne, contre la décision de l'OFII du 22 juillet 2025 leur refusant les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté leur demande d'annulation, estimant que la décision, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée en mentionnant le motif légal de la présentation d'une demande de réexamen d'asile. Il a également jugé que l'OFII n'était pas tenu de détailler l'évaluation de leur vulnérabilité dans la décision elle-même. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : PREZIOSO
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A, ressortissante albanaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 28 juillet 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, au motif qu’elle avait présenté une demande de réexamen de sa demande d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, et qu’elle n’était pas entachée d’un défaut d’examen de la vulnérabilité de la requérante. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoient le refus des conditions matérielles d’accueil en cas de demande de réexamen.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée irrecevable en raison de la présence de deux avocats distincts pour la même affaire, sans désignation d'un mandataire unique, ce qui a conduit le tribunal à retenir le premier avocat constitué. La décision s'appuie sur l'article R. 411-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 9 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de l'intéressée ne justifiait pas une exception à l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, demandeur d'asile algérien, qui contestait le refus de l'OFII de lui attribuer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le moyen tiré de la directive 2013/33/UE était inopérant car transposée en droit interne, et que le requérant n'avait pas démontré un état de vulnérabilité particulier justifiant une erreur d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et légalement fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet de refuser ces conditions à un demandeur d'asile présentant une demande de réexamen. Il a également estimé que l'OFII avait pris en compte la situation de vulnérabilité de l'intéressé, conformément à l'article L. 522-3 du même code. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et légalement fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que l'intéressé n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son arrivée en France. Il a également jugé que le moyen tiré de l'absence de prise en compte de la vulnérabilité du demandeur n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) rejette la requête de M. D, ressortissant arménien, qui contestait les décisions du 25 novembre 2024 de la préfète du Rhône l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et le vice de procédure tiré du défaut d'information sur la possibilité de déposer une demande de titre de séjour. Il juge que ce dernier moyen est inopérant, car la méconnaissance de l'obligation d'information prévue à l'article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'affecte pas la légalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : PREZIOSO RODOLPHE
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 6 novembre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône refusait un titre de séjour à Mme C B, ressortissante comorienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie commune établie de la requérante avec son partenaire, titulaire d'une carte de résident, et de la charge de deux enfants mineurs. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à Mme C B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 23 avril 2025 par laquelle l'OFII refusait à Mme C le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante, qui présentait une demande de réexamen d'asile, se trouvait dans une situation de vulnérabilité avérée, notamment en raison de son état de santé nécessitant un suivi médical régulier et d'une absence totale de ressources et d'hébergement. Le tribunal a jugé que l'OFII avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte cette vulnérabilité, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.