321 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
321
Décisions totales
383 581
Ordonnances
236 930
Avec résumé IA
Avocat : AARPI QUENNEHEN - TOURBIER
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par des parents demandant l'annulation du refus du maire de Cannectancourt de déroger à la carte scolaire pour l'inscription de leur enfant en CP. Les requérants se sont ensuite désistés de leur instance et de leur action. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu à condamnation.
Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme A... B... d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de l'Aisne de lui délivrer une autorisation de regroupement familial. En cours d'instance, le préfet a fait droit à sa demande après avoir constaté l'évolution favorable de sa situation financière. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné l'État, considéré comme partie perdante, à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 9 septembre 2025 retirant la carte de résident de Mme A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant saisi le tribunal plus d’un mois et demi après l’édiction de l’arrêté, ce qui renversait la présomption d’urgence habituellement applicable en matière de retrait de titre de séjour. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Refus de délivrance de titres d'identité pour un enfant. Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement du requérant, qui a obtenu satisfaction en cours d'instance. L'État est condamné à verser 800 euros à l'avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CABINET QUENNEHEN - TOURBIER
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. La requérante contestait la décision de la préfète de l'Oise du 27 juin 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que cette décision ne faisait pas grief, car le dossier était effectivement incomplet, faute pour Mme C... d'avoir fourni une attestation de connaissance de la langue française valide, malgré une mise en demeure préalable. La solution s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrance d'un visa de long séjour à un mineur en tant que membre de la famille d'un réfugié, s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-18 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Nantes, seul compétent pour connaître des litiges relatifs aux refus de visa émanant d'autorités consulaires.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 mars 2025 refusant une dérogation à la carte scolaire pour l'inscription en maternelle. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la rentrée scolaire et un doute sérieux sur la légalité de la décision (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts et ayant saisi le juge des référés plus de six mois après la décision, contribuant eux-mêmes à la situation d'urgence alléguée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif d’Amiens concerne une requête en excès de pouvoir déposée par M. et Mme C contre une délibération du conseil municipal de Fresnières approuvant la révision de son plan local d’urbanisme. Le tribunal constate que cette requête (n° 2400605) est identique à une précédente requête (n° 2304536) et constitue en réalité un mémoire complémentaire. En application des principes de bonne administration de la justice, il ordonne la radiation de la requête n° 2400605 pour la joindre à l’instance déjà enregistrée sous le n° 2304536.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant nigérian, qui contestait le refus d'enregistrement de sa demande d'asile et l'exécution d'une décision de transfert vers la Norvège. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières ou d'un refus explicite de la préfecture. En conséquence, la demande d'injonction et les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'instruire ni d'auditionner.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par M. B contre le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable de formation en sécurité, s'est déclaré incompétent territorialement. En l'absence d'exercice professionnel du requérant, le tribunal a appliqué l'article R. 312-1 du code de justice administrative pour déterminer la compétence selon le siège de l'autorité signataire, situé à Lille. Par ordonnance, il a transmis l'affaire au Tribunal Administratif de Lille, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’obligation de résider à Noyon imposée à Mme B par le préfet de l’Oise. La requérante invoquait l’urgence liée à la rentrée scolaire et au changement d’établissement de ses enfants, mais le juge estime que ces circonstances ne suffisent pas à caractériser une urgence justifiant une suspension. En conséquence, la requête est rejetée sans examen des moyens de fond, conformément à l’article L. 522-3 du même code.