378 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
378
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 471
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant chinois, visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a estimé que le préfet du Morbihan avait légalement pris ces décisions, notamment en raison de la gravité des faits de proxénétisme reprochés à l'intéressé, justifiant le refus d'un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la directive européenne 2008/115/CE relative au retour des étrangers en séjour irrégulier.
Avocat : LE SQUER
Avocat : LE SQUER
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : CABINET QUERCIA AVOCATS (AARPI)
Avocat : MASSOU DIT LABAQUERE
Avocat : SCP FESSLER & JORQUERA ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024. Le tribunal a jugé que le préfet des Pyrénées-Atlantiques était compétent pour signer cet arrêté, qui rejetait une demande de titre de séjour et ordonnait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La décision a été prise en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 432-1 et L. 611-3.
Avocat : MASSOU DIT LABAQUERE
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire et d'un arrêté municipal relatifs à un centre médical. La requérante, une pharmacienne voisine, invoquait notamment un vice de procédure, un dossier incomplet et un conflit d'intérêts du maire. Le juge a estimé que la condition d'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, les travaux étant très avancés, et n'a pas retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des actes contestés.
Avocat : CABINET QUERCIA AVOCATS (AARPI)
Avocat : MASSOU DIT LABAQUERE
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la Selarl Quercia Avocats. Celle-ci contestait le rejet de son offre et l'attribution d'un marché public de services juridiques par la commune de Narbonne. Le juge a constaté que le contrat avait déjà été signé avant l'introduction de la requête, rendant cette dernière irrecevable en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité manifeste.
Avocat : CABINET QUERCIA AVOCATS (AARPI)
Avocat : SCP FESSLER & JORQUERA ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif d'Orléans a examiné les requêtes de M. E... et Mme D..., ressortissants nigérians, contestant les arrêtés du préfet de Loir-et-Cher les assignant à résidence. Les requérants soutenaient que ces décisions étaient entachées d'une erreur d'appréciation quant aux risques encourus en cas de retour. Le tribunal, statuant en application des articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative, a rejeté leurs demandes d'annulation. La solution retenue s'appuie sur la directive 2008/115/CE et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE SQUER
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du préfet de l'Oise fixant Haïti comme pays de destination de son éloignement. Le juge des référés ayant rejeté la demande de suspension de cette décision, le requérant a été informé qu'il devait confirmer le maintien de sa requête dans un délai d'un mois, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. N'ayant pas confirmé son maintien dans ce délai, M. A... est réputé s'être désisté. Par ordonnance, le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
Avocat : COCQUEREZ
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'arrêté attaqué, se contentant de fournir un arrêté d'un autre département. La décision se fonde sur les articles R.222-1 et R.412-1 du code de justice administrative, qui imposent la production de l'acte attaqué à peine d'irrecevabilité.
Avocat : SABOIA DE ALBUQUERQUE SAMPAIO LIVIA
Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 1er juin 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait obligé M. A... C..., ressortissant angolais, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement prononcer cette obligation de quitter le territoire français alors que la demande d'asile de l'intéressé était toujours en cours d'examen, en méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue au motif que le demandeur d'asile bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, le cas échéant, la Cour nationale du droit d'asile aient statué.
Avocat : SABOIA DE ALBUQUERQUE SAMPAIO LIVIA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B..., ressortissant géorgien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a constaté que les moyens soulevés, principalement tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, étaient manifestement infondés, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) et le code de justice administrative.
Avocat : LE SQUER
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit au séjour au regard de l’accord franco-tunisien, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et l’illégalité des décisions subséquentes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que l’arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de M. A..., malgré son arrivée mineure en France et sa relation avec une ressortissante française enceinte, ne justifiait pas une protection au titre du droit au séjour. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : MASSOU DIT LABAQUERE
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre un arrêté préfectoral du 24 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : COQUERY
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C..., ressortissante russe mariée à un Français, qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge constate que, conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux arrêtés des 31 mars 2023 et 1er août 2023, la demande de titre de séjour doit être effectuée via le téléservice ANEF. La requérante n'ayant pas démontré avoir épuisé les voies d'accompagnement (assistance téléphonique, accueil physique) ou justifié d'une impossibilité d'utiliser le téléservice, la demande est manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : COQUERY
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 26 décembre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le magistrat désigné a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte du maintien irrégulier de l'intéressé et de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE SQUER
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 5ème chambre, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Landry à la SAS MIAL pour un projet en zone Uva. Les requérants, voisins immédiats, contestaient la légalité du permis initial du 3 avril 2023, rectifié le 24 avril 2023, ainsi que d'un permis modificatif du 25 juillet 2024, invoquant notamment l'insuffisance de motivation, l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance du plan local d'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur l'application des articles R. 423-1, R. 431-8, R. 431-13, R. 431-16, R. 431-23 du code de l'urbanisme et L. 311-4 du même code, ainsi que sur le respect des dispositions du PLU relatives à la zone Uva et à la ZAC des Michailles.
Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES