391 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
391
Décisions totales
383 581
Ordonnances
243 518
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par l’association CCDH d’une demande d’annulation du refus implicite du centre hospitalier de la Polynésie française de lui communiquer le rapport annuel 2023 sur les pratiques d’isolement et de contention ainsi que les registres correspondants, en application de l’article L.3222-5-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les registres d’isolement et de contention contiennent des données médicales et personnelles protégées par le secret médical au sens de l’article L.311-6 du code des relations entre le public et l’administration, et que leur communication ne peut être ordonnée même après occultation. En revanche, il a enjoint au CHPF de communiquer le rapport annuel, après occultation des mentions couvertes par le secret, dans un délai d’un mois, sans astreinte. La décision s’appuie sur les articles L.311-1, L.311-6 et L.311-7 du CRPA, ainsi que sur l’article L.3222-5-1 du code de la santé publique.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Le Tribunal administratif de la Polynésie française, statuant en matière de contravention de grande voirie, a été saisi par la Polynésie française et le Port autonome de Papeete pour condamner M. A... F... pour occupation illégale du domaine public maritime par son navire « ASIA », amarré sans autorisation à la marina de Vaiare à Moorea. Le tribunal a rejeté les exceptions de procédure soulevées par M. F..., considérant que la requête était recevable et que le procès-verbal était régulier, l'agent verbalisateur étant assermenté et la marina relevant de la circonscription du port autonome. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. F... restait propriétaire du navire faute d'enregistrement et de publicité de la vente, et l'a condamné à une amende, à enlever le navire sous astreinte de 50 000 F CFP par jour de retard, et à remettre les lieux en état, sur le fondement des articles L. 774-1 et suivants du code de justice administrative et du code des ports maritimes.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN