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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 043 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 043

Décisions totales

383 581

Ordonnances

271 017

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RANCEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513970

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. C..., ressortissant somalien, qui contestait la décision de la préfète de l’Essonne fixant la Somalie comme pays de destination de sa reconduite à la frontière, en exécution d’une peine d’interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré de la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute d’éléments précis établissant des risques personnels en cas de retour. Il juge également que le moyen d’erreur manifeste d’appréciation est inopérant, les conséquences de l’éloignement découlant de la décision judiciaire et non de l’arrêté préfectoral. La requête est rejetée.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

12 décembre 2025• Reconduites à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511336

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant son admission au séjour au titre de l'asile et le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la décision était fondée sur les articles L. 754-1 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a notamment considéré que la demande d'asile, présentée en cours de rétention après expiration du délai de cinq jours, était irrecevable et que les erreurs matérielles alléguées n'étaient pas déterminantes.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

12 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301426

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus de permis de construire une maison individuelle sur la parcelle F n°1690 à Calenzana. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l’exception d’illégalité de l’avis défavorable du préfet de la Haute-Corse fondé sur l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de l’arrêté du 25 mai 2023 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.

Avocat : FRANCISCI

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519910

Le Tribunal administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par le préfet de la Loire-Atlantique, a ordonné l'expulsion de Mme F... et de tous occupants de son chef du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'elle occupe indûment. La solution retenue se fonde sur le rejet définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA, notifié en 2023, et sur son maintien sans droit ni titre dans le logement depuis plus de deux ans, malgré une mise en demeure. Le juge a considéré que la condition d'urgence et d'utilité était satisfaite, l'occupation indue compromettant le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile, et qu'aucune circonstance exceptionnelle, notamment liée à l'état de santé ou à une situation de détresse, ne justifiait de surseoir à l'expulsion. La décision autorise le préfet à procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique et à faire évacuer les biens meubles aux frais et risques de l'occupante.

Avocat : DESFRANCOIS

12 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406603

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de titre de séjour de M. C..., ressortissant thaïlandais. Le juge a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son mariage, de la communauté de vie avec son épouse titulaire d’un titre de séjour et de leur enfant née en France. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour d’un an dans un délai de deux mois.

Avocat : SPHERANCE

11 décembre 2025• 8ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510814

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Nord ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt de sa demande d’asile. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit d’être entendu et une violation de l’article L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. M. A... s’est toutefois désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 11 décembre 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 922-17 du même code, a donné acte de ce désistement.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

11 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500262

Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision implicite de la commune de Fort-de-France refusant de communiquer à M. B... la délibération du 29 juin 2004 autorisant la cession d’une parcelle. Le juge estime que ce document administratif, relevant de l’article L. 2121-26 du code général des collectivités territoriales et des articles L. 300-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration, ne fait l’objet d’aucune restriction de communication. Il enjoint à la commune de transmettre la copie de la délibération dans un délai d’un mois et condamne celle-ci à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : TAGNE FRANCIS

11 décembre 2025• Juge Unique
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307882

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Voyageurs du monde, qui contestait le refus implicite de l'administration de lui permettre de corriger ses demandes d'allocations d'activité partielle pour la période de crise sanitaire. Le tribunal a jugé que les créances de la société étaient prescrites, en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'erreur prévu à l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE (SELAS)

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508234

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par Mme C..., ressortissante péruvienne, contestant le refus du préfet de la Haute-Garonne de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'indisponibilité de son traitement au Pérou. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.

Avocat : FRANCOS

10 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517440

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'atteinte à la vie privée et familiale, et l'absence de menace à l'ordre public. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

9 décembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2504120

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par la maire de l’Ile Bouchard d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer la propriété d’une cheminée mitoyenne entre deux immeubles privés, dans le cadre du remboursement de travaux de mise en sécurité effectués d’office. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction manifestement incompétente, au motif que la détermination des limites de propriété entre personnes privées relève de la compétence du tribunal judiciaire, en application de l’article L. 211-1 du code de l’organisation judiciaire et de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL WALTER & GARANCE

9 décembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302486

Le Tribunal Administratif de Montreuil (1ère chambre) a rejeté la requête de la société Eqiom Bétons, qui demandait la décharge de rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de taxes additionnelles pour les exercices 2017 et 2018, pour un montant global de 1 086 759 euros. Le litige portait sur la qualification des charges liées à des contrats de location de véhicules avec mise à disposition de conducteurs. Le tribunal a jugé que l’objet principal de ces contrats était la mise à disposition de biens corporels (les véhicules), et que la fourniture de conducteurs constituait une prestation accessoire. En conséquence, l’intégralité des sommes versées devait être réintégrée dans la valeur ajoutée, conformément aux dispositions de l’article 1586 sexies du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403833

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 6 mars 2024 par laquelle la directrice générale de VetAgro Sup avait limité l'accès de M. A... aux locaux du campus vétérinaire pour une durée de 30 jours. La juridiction a jugé que cette mesure de police, bien que fondée sur des accusations graves, avait été prise en violation de la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, l'étudiant n'ayant pas été mis en mesure de présenter des observations avant son adoption. Le tribunal a également estimé que les circonstances de l'espèce ne caractérisaient pas une urgence ou des circonstances exceptionnelles permettant de déroger à cette obligation. En conséquence, la décision du 6 mars 2024 a été annulée, et la décision du 4 avril 2024, qui en était la prolongation, a également été annulée par voie de conséquence.

Avocat : MAMDY GARANCE

8 décembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309183

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les demandes de la société Aéroports de Paris (ADP) visant à obtenir la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021, concernant plusieurs terminaux et parkings de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, en raison de leur inexploitation prolongée due à la crise sanitaire de la Covid-19. La société invoquait l’article 1389 du code général des impôts, qui permet un dégrèvement en cas d’inexploitation involontaire d’un immeuble pendant plus de trois mois. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la décision d’ADP de maintenir fermés certains terminaux en 2021 relevait d’un choix de gestion pour faire face à une baisse conjoncturelle du trafic, et non d’une contrainte extérieure indépendante de sa volonté, le trafic aérien n’ayant pas été interdit cette année-là. Il a également jugé que les prises de position de l’administration pour l’année 2020 ne créaient pas d’espérance légitime pour 2021 et que les locaux concernés ne pouvaient être considérés comme exploitables sé

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

8 décembre 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309232

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par la société Aéroports de Paris (ADP) d’une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2021 concernant le terminal 2B de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. La société soutenait que les travaux de restructuration lourde engagés à partir de 2017 devaient être assimilés à une démolition suivie d’une reconstruction, rendant le bien imposable à la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les atteintes au gros œuvre étaient limitées et que l’immeuble n’avait pas été rendu impropre à toute utilisation au sens de l’article 1380 du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

8 décembre 2025• 7ème Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304569

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de permis de construire pour des travaux de rénovation, d'extension et de surélévation d'une maison à Viroflay. Le tribunal a jugé que le maire avait légalement fondé son refus sur la méconnaissance de l'article UG 6 du plan local d'urbanisme (PLU), qui impose un recul minimum de 3 mètres par rapport à l'alignement et une constructibilité limitée à une bande de 25 mètres. Il a estimé que l'adaptation mineure sollicitée sur le fondement de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme n'était pas justifiée par la nature du sol ou la configuration des lieux. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : FRANCESCHINI

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507963

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi d’une demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., victime de violences conjugales. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui permettent de ne pas opposer la rupture de la vie commune en cas de violences. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, faute pour l’intéressée de justifier de circonstances particulières rendant impossible l’attente du jugement au fond, compte tenu de l’absence d’attaches en France et de la possibilité de retourner au Maroc.

Avocat : FRANCOS

5 décembre 2025
CAA59Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA00729

Avocat : FIDUFRANCE

4 décembre 2025• 4e chambre - formation à 3
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE00684

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

4 décembre 2025• 2ème Chambre
CAA54Décision• autres

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC00544

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

4 décembre 2025• 2ème chambre - formation à 3