4 555 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 555
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 068
Avec résumé IA
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral fixant le pays de destination d’une mesure d’éloignement. Le juge constate que, postérieurement à l’introduction de la requête, le requérant a été libéré du centre de rétention et assigné à résidence en Seine-Saint-Denis. En application des articles L. 921-1 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, combinés à l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent. Il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral d’expulsion et la fixation du pays de destination. Constatant que le requérant était placé au centre de rétention n°3 du Mesnil-Amelot, le tribunal s’est déclaré territorialement incompétent en application des articles R. 922-4 et R. 992-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour en connaître.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 26 mars 2024 lui interdisant de solliciter un permis de conduire pendant un an. Par un acte enregistré le 12 novembre 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 8 janvier 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Avocat : CABINET FRANCOIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les demandes de la société AVO Carbon France visant à obtenir la restitution d’un crédit d'impôt pour dépenses de recherche (CIR) au titre de 2018. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de 93 900 euros, correspondant à un dégrèvement accordé en cours d'instance par l'administration. Sur le surplus, il a rejeté les conclusions de la société, estimant que les dépenses de personnel de trois ingénieurs commerciaux et les dépenses de sous-traitance avec une société allemande n'étaient pas éligibles au CIR, en application des dispositions des b, c et d bis du II de l'article 244 quater B du code général des impôts.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête du GAEC Gibiers Godard, qui contestait un projet de décision du président de la Fédération départementale des chasseurs de la Vienne visant à intégrer ses terres dans une association communale de chasse agréée. Le tribunal a jugé que ce projet constituait une simple mesure préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et que le requérant n'avait pas régularisé sa demande en contestant la décision définitive ultérieure. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la fédération au titre de l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre la décision implicite de refus d’enregistrement de sa demande d’asile et son placement en fuite. Le juge a relevé d’office que les conclusions étaient irrecevables, d’une part, car aucun refus d’enregistrement n’était établi en l’absence de demande préalable, et d’autre part, car le constat de fuite ne constitue pas un acte susceptible de recours contentieux. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DESFRANCOIS
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par la SAS Bois déroulés de Champagne d’une demande de remboursement partiel de l’accise sur les gaz naturels pour 2022, au motif qu’elle estimait relever du taux réduit prévu à l’article L. 312-77 du code des impositions sur les biens et services. Ce texte conditionne le taux réduit à la réalisation d’activités listées par la décision 2014/746/UE de la Commission européenne, dans sa rédaction en vigueur au 31 décembre 2020. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’activité de placage de peupliers exercée par la société ne figurait pas sur cette liste, et a donc validé le refus de l’administration fiscale.
Avocat : C.M.S. BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... D... contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour de deux ans. En application des articles L. 614-2, L. 921-1 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge constate que le requérant, initialement retenu en Seine-et-Marne, a été assigné à résidence dans le Val-d'Oise en cours d'instance. Par suite, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du litige.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejeté. La décision applique l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : FRANCK COHEN Avocat
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, constate que le requérant a été assigné à résidence dans la Manche. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Caen, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant interdiction de retour sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que la requérante, Mme A..., réside au Mans (Sarthe) après avoir été remise en liberté, le tribunal estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Nantes en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet le dossier à cette juridiction.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal administratif de Rouen, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la compétence revient au tribunal administratif de Marseille, dans le ressort duquel l’intéressée a été assignée à résidence. Le dossier est donc transmis à cette juridiction.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... B..., ressortissant srilankais, qui demandait la suspension d’une obligation de quitter le territoire français et la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. Le juge constate que le requérant, placé en rétention administrative, ne peut contester la mesure d’éloignement par la voie du référé liberté, mais doit utiliser les procédures spécifiques prévues aux articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête est manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 18 décembre 2025 fixant l'Algérie comme pays de destination pour l'exécution de son interdiction du territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la décision est suffisamment motivée et que le requérant a pu présenter ses observations. Il juge également que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits ayant conduit à sa condamnation pénale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant irakien, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant l'Irak comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de la convention de Genève, de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant que la demande d'asile n'avait pas été formulée avant la décision et que les risques en cas de retour n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d'une demande de décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux, assorties de pénalités, relatives à la cession d'actions de la société Coty en 2017. Le requérant contestait le calcul de la plus-value, estimant que l'administration aurait dû appliquer la règle du prix moyen pondéré d'acquisition prévue au 3 de l'article 150-0 D du code général des impôts, et non un prix d'acquisition spécifique pour chaque catégorie de titres. Le tribunal a rejeté l'argument de l'administration selon lequel cette règle ne s'appliquait pas aux titres acquis par distribution gratuite ou levée d'options, et a jugé que les actions cédées, bien qu'acquises par des voies différentes, constituaient une série de titres de même nature. Par conséquent, le tribunal a fait droit à la demande de M. A..., prononçant la réduction de la base imposable et la décharge des impositions et pénalités contestées.
Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Avocat : CABINET TEN FRANCE
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision « 48 SI » du 29 janvier 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points sous-jacentes. En cours d’instance, le ministre de l’Intérieur a retiré les infractions contestées, rétablissant le capital de points à 12, ce qui a privé d’objet les conclusions principales. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT
Requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, fixant le pays de destination et interdisant le retour pendant deux ans. Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La décision a été notifiée le 31 décembre 2025 à 1h50, mais la requête n'a été enregistrée que le 2 janvier 2026 à 11h41, dépassant le délai de recours de quarante-huit heures prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE