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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 043 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 043

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 892

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : RANCEffacer tout
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305550

Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé les requêtes de la SA BMW France, qui contestait ses impositions à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et taxes annexes pour les années 2018 à 2021, au titre de l’autodrome de Miramas. La société soutenait que, pour le calcul de la valeur locative de ce bien selon l’article 1499 du code général des impôts, l’administration devait déduire de la valeur d’origine du circuit les dotations aux amortissements qu’elle aurait comptabilisées si elle avait acquis le bien à la date de signature du crédit-bail. Le tribunal a rejeté ce moyen, considérant que la méthode de calcul contestée n’était pas fondée. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des demandes de réduction fiscale et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE PARIS

6 novembre 2025• 6ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510442

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 23 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'absence de visa de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était sans incidence, le requérant n'établissant pas être fondé à bénéficier d'un titre de séjour sur ce fondement. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, célibataire sans charge de famille et ayant fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et d'une condamnation pénale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

6 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324252

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS Hays France, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 796 544 euros pour l’année 2013. La société contestait le refus de l’administration fiscale, qui avait requalifié les contrats conclus entre les filiales du groupe (Hays Pharma Consulting et Hays Pharma Services) avec Hays Pharma en mise à disposition de personnel plutôt qu’en sous-traitance de recherche. Le tribunal a estimé que les dépenses engagées par ces filiales ne pouvaient ouvrir droit au CIR, faute pour elles de justifier de la réalité d’opérations de recherche éligibles et de la nature de sous-traitance des prestations facturées. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article 244 quater B du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE

4 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512688

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. C..., ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté du préfet de la Moselle lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux, estimant que l’arrêté était suffisamment motivé et que la signataire disposait d’une délégation régulière. Il a également jugé que le requérant, arrivé en France en 2022, n’apportait pas d’éléments suffisants pour démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, malgré son mariage récent avec une Française et son suivi psychiatrique. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

4 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201455

Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par Mme A... épouse B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 29 septembre 2022 prononçant l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les décisions de retrait de points antérieures. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d’invalidation, celle-ci ayant été retirée par l’administration après l’introduction de la requête. Il a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre plusieurs décisions de retrait de points, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. La solution s’appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.

Avocat : LANFRANCHI

4 novembre 2025• Magistrat statuant seul
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407648

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B... contestant sept décisions de retrait de points sur son permis de conduire pour des infractions commises entre 2020 et 2023. Le tribunal a constaté que quatre de ces décisions (infractions des 18 mars 2020, 5 avril 2022, 10 juillet et 17 juillet 2023) avaient été retirées par le ministre de l’Intérieur après l’introduction de la requête, rendant les conclusions sans objet. Pour les infractions des 22 mai 2020 et 5 juillet 2023, les points avaient été restitués avant la requête, rendant les conclusions irrecevables. Enfin, concernant l’infraction du 12 juin 2023, le tribunal a rejeté la demande d’annulation, considérant que le moyen tiré du défaut d’information préalable n’était pas fondé.

Avocat : FRANCK COHEN AVOCAT

4 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511286

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par un ressortissant péruvien en situation irrégulière d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a constaté qu'une seconde requête du même requérant, portant sur le même arrêté, avait déjà obtenu gain de cause, entraînant l'annulation de l'arrêté attaqué. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la présente requête, celle-ci étant devenue sans objet.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303387

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme A... tendant à la restitution des retenues à la source prélevées sur ses dividendes de source française perçus en 2020 et 2021. La requérante, résidente fiscale française, soutenait une double imposition et contestait la procédure de réclamation. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas produit de pièces justificatives suffisantes pour établir le montant et les conditions de la retenue à la source, comme l'exige l'article R. 197-3 du livre des procédures fiscales. En conséquence, la demande a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE

3 novembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514761

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. C... contestant un arrêté du 8 octobre 2025 de la préfète de l’Essonne l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et un arrêté de placement en rétention du 9 octobre 2025. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit à être entendu, l’absence de saisine de la commission du titre de séjour et du collège de médecins de l’OFII, ainsi qu’une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure était régulière et que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation et d’injonction, sans faire droit à la demande de frais d’instance.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515390

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C..., ressortissant égyptien, contestant l'arrêté du 20 octobre 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis le maintenant en rétention administrative. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et une erreur d'appréciation, estimant que sa demande d'asile n'était pas dilatoire. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait pu légalement estimer, sur le fondement des articles L. 754-1 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), que la demande d'asile avait été présentée dans le seul but de faire échec à la mesure d'éloignement.

Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE

3 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503414

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Calvados du 29 juillet 2025 ordonnant l’expulsion de M. B... vers le Togo et le retrait de son titre de séjour. La condition d’urgence a été reconnue, mais le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de la menace grave à l’ordre public constituée par les condamnations pour violences conjugales et sur mineur. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et le juge a également refusé d’admettre l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : COURSET-FRANCOIS

31 octobre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504983

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a notamment écarté les moyens tirés de la violation du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation, en application du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

31 octobre 2025• POLE URGENCES
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2301330

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l’EURL DOMISENIOR, qui contestait des rappels de TVA pour les années 2015 à 2018. La société, exerçant une activité de services à la personne en mode mandataire, soutenait être éligible au taux réduit de TVA prévu aux articles 278-0 bis et 279 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que son activité relevait de la coordination et du soutien, et non des prestations directes de services à la personne, et que le décret n° 2013-510 du 17 juin 2013 excluait légalement le mode mandataire du bénéfice du taux réduit. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant ainsi la position de l’administration fiscale.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

31 octobre 2025• 5ème Chambre
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01083

Avocat : RUFFIE FRANCOIS CABINET D'AVOCATS

30 octobre 2025• 1ère chambre - formation à 3
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00721

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

30 octobre 2025• 9ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507172

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 11 septembre 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a estimé que la condition d'urgence, bien que présumée pour un refus de renouvellement, était renversée en l'espèce, la requérante ne démontrant pas que la décision contestée aurait une incidence directe sur la continuité de ses soins ou sur son état de santé. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : FRANCOS

30 octobre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2202448

Le Tribunal administratif de Nice annule le refus implicite du centre hospitalier d’Antibes Juan-les-Pins de communiquer à l’association CCDH le rapport annuel 2020 sur les pratiques d’isolement et de contention ainsi que le registre correspondant. Le tribunal juge que ces documents administratifs sont communicables après occultation des seules mentions identifiant les personnels de santé, mais sans occulter l’identifiant anonymisé des patients ni les durées des mesures. La solution est fondée sur les articles L. 311-1, L. 311-6 et L. 311-7 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique.

Avocat : SELARL FRANCOIS JACQUOT

29 octobre 2025• Magistrat M.Myara
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504963

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Calvados fixant l'Algérie comme pays de destination de sa peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du CESEDA, estimant que le requérant n'établissait pas la réalité des risques de traitements inhumains ou dégradants en Algérie, ni l'indisponibilité des soins nécessaires à son état de santé.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE

29 octobre 2025• POLE URGENCES
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509921

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de M. B... contre un arrêté préfectoral lui retirant son titre de séjour et prononçant son éloignement. La requête a été rejetée comme irrecevable en raison de sa tardiveté, le juge ayant constaté que le délai de recours contentieux de deux mois était expiré. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES

29 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501553

Le Tribunal Administratif de Bastia, saisi par le préfet de Corse sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, a examiné la demande de suspension d’un permis de construire tacite délivré à M. A... pour une maison individuelle à Cargèse. Le préfet invoquait une méconnaissance des articles L. 121-8 du code de l’urbanisme (coupure d’urbanisation et inconstructibilité des espaces naturels du PADDUC) et R. 111-2 du même code (risque d’incendie). Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la construction étant quasi achevée et sa suspension portant une atteinte disproportionnée à l’activité agricole du bénéficiaire, sans que le préfet démontre un danger réel pour la sécurité publique. Aucun des moyens soulevés n’a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : FRANCISCI

28 octobre 2025